Found in Interpretation Podcast
Oct 29, 2026 · 46 min · 10 segments
**Peut-on véritablement recevoir des soins de santé de qualité lorsqu'on ne peut pas communiquer dans sa langue maternelle?**Au Canada, le français et l'anglais sont deux langues officielles, mais…
Alain BretonHost
Brian BickfordHost
Parlez-nous un peu des recherches que vous avez faites et puis qu'est-ce qui a été à l'origine de ces recherches-là ?
La motivation de cette étude, précisément, c'est que comme je viens de vous dire, j'étais au Nouveau-Brunswick à Moncton, précisément jusqu'au mois de juin 2024.
Donc, j'ai déménagé avec toute ma famille à Regina en juin 2024 pour commencer mon nouveau poste de professeur à l'université ici le 1ᵉʳ juillet 2024.
Donc, je cherchais à m'intégrer, à découvrir mon environnement, à connaître les gens avec qui je dois traiter Surtout pour pouvoir adapter mes recherches aux besoins, n'est-ce pas, de, de, de la communauté.
Parce que la thèse, ma thèse de doctorat portait effectivement sur l'analyse des besoins de, de traduction et vers, euh, l'optimisation de la formation, euh, professionnelle des traducteurs interprètes.
Il est vrai que le contexte étudié, c'était le contexte de mon pays d'origine, le Nigeria, mais c'est une étude qui pouvait aussi s'appliquer à d'autres contextes.
Donc ça, ça s'appelle dans la branche de la traductologie, ça s'appelle sociologie de la traduction.
Donc je, c'est dans ce, ce souci-là, avec ce souci-là plutôt, que j'ai cherché à découvrir mon environnement, à connaître les gens, quels sont leurs besoins, comment est-ce que je peux adapter mes recherches et mon enseignement à, à répondre, n'est-ce pas, à leurs, à leurs besoins.
Parce que la recherche, on ne fait pas la recherche juste pour fouiller les, la littérature, parler, publier, mais pour résoudre un problème spécifique dans la société.
Donc c'était dans ce processus que j'entendais-- je m'entraînais avec les gens, surtout les francophones de la Saskatchewan, et les rétroactions, les commentaires que je reçois, c'est que oui, c'est bon ici, on est minoritaire.
Oui, on est minoritaire, mais, euh, notre langue, on n'a pas accès aux services dans notre langue primaire, dans no-no-notre langue première qui est le français.
Et je, je, j'ai réfléchi : comment est-ce que nous pouvons résoudre ce problème ? Parce que c'est un problème vraiment capital, parce que même si on est minoritaire, si les francophones sont minoritaires, le Canada-
Par exemple, aujourd'hui, il y a, euh, on, on, on va dire, il y a à peu près quatre cent-- Je, je, je cite le document du Commissariat aux langues officielles, euh, que j'ai consulté, n'est-ce pas, pour, pour, pour ma recherche.
C'était un document qui date de 2024, qui s'intitule « Le fait saska-- Le fait français en Saskatchewan ».

Là, vous dites quatre cent cinquante individus qui n'ont de langue uniquement que le français.

Parlez-nous un peu des recherches que vous avez faites et puis qu'est-ce qui a été à l'origine de ces recherches-là ?
La motivation de cette étude, précisément, c'est que comme je viens de vous dire, j'étais au Nouveau-Brunswick à Moncton, précisément jusqu'au mois de juin 2024.
Donc, j'ai déménagé avec toute ma famille à Regina en juin 2024 pour commencer mon nouveau poste de professeur à l'université ici le 1ᵉʳ juillet 2024.
Donc, je cherchais à m'intégrer, à découvrir mon environnement, à connaître les gens avec qui je dois traiter Surtout pour pouvoir adapter mes recherches aux besoins, n'est-ce pas, de, de, de la communauté.
Parce que la thèse, ma thèse de doctorat portait effectivement sur l'analyse des besoins de, de traduction et vers, euh, l'optimisation de la formation, euh, professionnelle des traducteurs interprètes.
Il est vrai que le contexte étudié, c'était le contexte de mon pays d'origine, le Nigeria, mais c'est une étude qui pouvait aussi s'appliquer à d'autres contextes.
Donc ça, ça s'appelle dans la branche de la traductologie, ça s'appelle sociologie de la traduction.
Donc je, c'est dans ce, ce souci-là, avec ce souci-là plutôt, que j'ai cherché à découvrir mon environnement, à connaître les gens, quels sont leurs besoins, comment est-ce que je peux adapter mes recherches et mon enseignement à, à répondre, n'est-ce pas, à leurs, à leurs besoins.
Parce que la recherche, on ne fait pas la recherche juste pour fouiller les, la littérature, parler, publier, mais pour résoudre un problème spécifique dans la société.
Donc c'était dans ce processus que j'entendais-- je m'entraînais avec les gens, surtout les francophones de la Saskatchewan, et les rétroactions, les commentaires que je reçois, c'est que oui, c'est bon ici, on est minoritaire.
Oui, on est minoritaire, mais, euh, notre langue, on n'a pas accès aux services dans notre langue primaire, dans no-no-notre langue première qui est le français.
Et je, je, j'ai réfléchi : comment est-ce que nous pouvons résoudre ce problème ? Parce que c'est un problème vraiment capital, parce que même si on est minoritaire, si les francophones sont minoritaires, le Canada-
Par exemple, aujourd'hui, il y a, euh, on, on, on va dire, il y a à peu près quatre cent-- Je, je, je cite le document du Commissariat aux langues officielles, euh, que j'ai consulté, n'est-ce pas, pour, pour, pour ma recherche.
C'était un document qui date de 2024, qui s'intitule « Le fait saska-- Le fait français en Saskatchewan ».

Là, vous dites quatre cent cinquante individus qui n'ont de langue uniquement que le français.
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