Jan 29, 2026 · 34 min · 10 segments
Dans ce 11e épisode d’Abratalks, nous recevons Sophie Wiesenfeld, fondatrice du think tank Hexagon Society, basé à Londres, pour une conversation sur le projet européen comme source d'inspiration…
Tu as eu ensuite plusieurs expériences dans des domaines et des lieux très diversifiés, entre le lobbying, l'organisation de forums internationaux, mais également en passant par l'enseignement dans le supérieur.
Quel était le fil rouge de toutes ces expériences ? Est-ce que là encore, c'était cette conscience européenne que tu as construite au fur et à mesure de ton parcours, notamment, euh, universitaire ?
Oui, alors en fait, dans le cadre de mon doctorat, euh, de droit européen, j'ai dû enseigner.
Donc j'ai commencé à enseigner à la fac de, de Paris XII, la Varenne, le droit constitutionnel, le droit européen, le droit des relations internationales, etc.
Oui, il faut de l'autorité.
Ça a été assez-- ça a été une très grande rencontre, assez décisive, qui m'a tout de suite proposé de travailler avec lui, euh, pour, euh, pour organiser à ses côtés les Forums de l'économie positive qu'il a organisés au Havre pendant des années, euh, qui réunissaient les grands acteurs de, de l'économie, mais aussi dans le côté positif, c'est la, la vision altruiste.
Tout ce qu'on voit un peu aux États-Unis, euh, mais qui est pas très tellement dans la culture française, parce que la culture française, on est très assisté.
Donc, euh, l'État fait tout et y a pas tellement de prise de conscience individuelle, euh, au niveau de l'entraide et de la solidarité alors que dans les autres pays comme en Angleterre et surtout aux États-Unis, l'État ne fait rien.
Et donc la tradition, c'est de se reposer sur les charités, les, les églises, les synagogues, etc.
Justement une vision assez-- qui hérite comme ça de cet héritage un peu mosaïque des choses.
J'ai rencontré Bernard-Henri Lévy au moment où j'ai décidé de monter Hexagon Society, donc en, en 2016.
Et donc là, j'ai eu cette-- c'était quelques mois avant le, le référendum sur le Brexit.
Et là, j'ai compris très tôt aussi, évidemment, vu les-- justement du fait de cette thè- de ce, de cette thèse que l'Angleterre quitterait, euh, l'Union européenne Euh, j'en étais convaincue, même si les sondages ne le disaient pas du tout, que personne n'en prenait vraiment conscience.
Mais j'avais compris qu'ils, qu'ils n'appartenaient pas à cette histoire à proprement parler européenne, qu'ils voulaient vraiment-- c'est des, c'est, c'est des insulaires, donc ils voulaient être libres, indépendants.
Et, euh, je me suis dit que si, euh, l'Angleterre devait quitter les frontières politiques de l'Union européenne, euh, l'Angleterre devrait quand même être liée, euh, d'un point de vue culturel à, à l'Europe.
Tu as eu ensuite plusieurs expériences dans des domaines et des lieux très diversifiés, entre le lobbying, l'organisation de forums internationaux, mais également en passant par l'enseignement dans le supérieur.
Quel était le fil rouge de toutes ces expériences ? Est-ce que là encore, c'était cette conscience européenne que tu as construite au fur et à mesure de ton parcours, notamment, euh, universitaire ?
Oui, alors en fait, dans le cadre de mon doctorat, euh, de droit européen, j'ai dû enseigner.
Donc j'ai commencé à enseigner à la fac de, de Paris XII, la Varenne, le droit constitutionnel, le droit européen, le droit des relations internationales, etc.
Oui, il faut de l'autorité.
Ça a été assez-- ça a été une très grande rencontre, assez décisive, qui m'a tout de suite proposé de travailler avec lui, euh, pour, euh, pour organiser à ses côtés les Forums de l'économie positive qu'il a organisés au Havre pendant des années, euh, qui réunissaient les grands acteurs de, de l'économie, mais aussi dans le côté positif, c'est la, la vision altruiste.
Tout ce qu'on voit un peu aux États-Unis, euh, mais qui est pas très tellement dans la culture française, parce que la culture française, on est très assisté.
Donc, euh, l'État fait tout et y a pas tellement de prise de conscience individuelle, euh, au niveau de l'entraide et de la solidarité alors que dans les autres pays comme en Angleterre et surtout aux États-Unis, l'État ne fait rien.
Et donc la tradition, c'est de se reposer sur les charités, les, les églises, les synagogues, etc.
Justement une vision assez-- qui hérite comme ça de cet héritage un peu mosaïque des choses.
J'ai rencontré Bernard-Henri Lévy au moment où j'ai décidé de monter Hexagon Society, donc en, en 2016.
Et donc là, j'ai eu cette-- c'était quelques mois avant le, le référendum sur le Brexit.
Et là, j'ai compris très tôt aussi, évidemment, vu les-- justement du fait de cette thè- de ce, de cette thèse que l'Angleterre quitterait, euh, l'Union européenne Euh, j'en étais convaincue, même si les sondages ne le disaient pas du tout, que personne n'en prenait vraiment conscience.
Mais j'avais compris qu'ils, qu'ils n'appartenaient pas à cette histoire à proprement parler européenne, qu'ils voulaient vraiment-- c'est des, c'est, c'est des insulaires, donc ils voulaient être libres, indépendants.
Et, euh, je me suis dit que si, euh, l'Angleterre devait quitter les frontières politiques de l'Union européenne, euh, l'Angleterre devrait quand même être liée, euh, d'un point de vue culturel à, à l'Europe.
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