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Gallagher Fenwick

Gallagher Fenwick

Journalist

Sep 25, 2026

0:16
Qu'attendent les Américains pour réagir ? Qui veut répondre ?
0:18
Il y a des Américains qui réagissent, ça fait partie des contre-pouvoirs.
0:22
Il y a une partie de la société civile, du monde académique.
0:25
On a vu un juge qui a donné raison, c'est un juge qui était nommé par Donald Trump, qui a donné raison sur le sujet du premier amendement à CNN, MS Now et Politico.
0:36
Donc il ne faut pas se dire que la société américaine, elle est inerte, mais il y a une telle abondance de scandales que c'est difficile d'en choisir juste un et de se mobiliser entièrement là-dessus.
2:06
Gaël Gwer.
2:06
Les deux.
2:08
Les stocks sont bas et Donald Trump n'en veut plus.
20:03
Est-ce qu'il y a le risque de devenir co-belligérant
20:06
? En fait, la notion de co-belligérance n'existe pas en droit international, mais vous pouvez effectivement être perçu comme étant belligérant par les ennemis de l'Arabie saoudite, à la fois les houthistes, le régime iranien.
20:21
mais aussi, et la question de ce téléspectateur est très informée, des milices irakiennes pro-iraniennes, puisque ce sont elles qui ont tiré certains des drones qui se sont abattus sur des sites en Arabie saoudite.
20:34
Le président insiste sur le caractère... défensif de l'opération, en parlant du déploiement de soldats, de radars et de systèmes défensifs.
20:43
Mais, si vous voulez, il y a deux personnes qui votent dans cette histoire.
20:45
Vous, vous pouvez dire non, on est juste défensif, mais si la partie adverse considère cela comme étant une déclaration de guerre, ce que ça n'est pas...
20:55
Eh bien, il faudra avoir en gérer les conséquences.

11 MINS LATER

31:35
C'est
0:11
On a frôlé l'avion de Volodymyr Zelensky, on a frôlé le train de Boris Johnson, on frôle beaucoup de choses.
0:18
Oui les Russes frôlent beaucoup nos frontières et, et là en l'occurrence aussi des, des hommes politiques européens.
0:24
C'est ce qu'ils cherchent à faire, c'est-à-dire, ils cherchent à frôler le plus près possible, de plus en plus près pour faire monter le niveau de tension et tester notre capacité à, à se coordonner, à se défendre et à réagir.
0:35
Et pour l'instant, ben, on en est toujours à cet, à ce test.
0:38
Euh, à chaque fois, ils vont de plus en plus loin et effectivement, on l'a dit dans cette émission, si un dirigeant européen, même ancien dirigeant, avait été blessé ou tué dans, dans cette attaque de train, on sait pas, on en est réduit à des conjectures, ce qui se serait passé, mais on a frôlé la catastrophe la nuit dernière.
2:49
Il y a toute une symbolique derrière cela, mais c'est, euh, j'allais dire, matricielle dans la vie ukrainienne.
2:54
Et c'est le moral des Ukrainiens.
2:56
J'ajoute que c'est vraiment le moral.
48:45
Euh, aussi, et on comprend les réticences.
48:47
Oui.
48:47
Qu'est-ce qu'il fait là, le ministre polonais des Affaires étrangères ? Il fait de la dissuasion.
48:52
C'est-à-dire qu'il sait exactement, contrairement à ce qu'il affirme dans cette, dans cette citation qui est, qui est vraiment calibrée.
49:00
Parce qu'en fait, ce qu'il est en train de faire, c'est qu'il évacue par une formule un peu sibylline la problématique américaine en disant que la partie européenne de l'OTAN, c'est une manière de ne pas trahir l'alliance, est capable de prendre en charge cette, cette défense.
49:13
Il est allé plus loin en disant ce que les Ukrainiens ont mis six mois à faire contre les raffineries.
49:19
Nous, les Européens, Russes, les raffineries, on peut le faire en six semaines.

8 MINS LATER

57:29
Il y avait un rapport du Sénat il y a quelques mois qui disait qu'on n'était pas prêt pour la guerre robotisée, par exemple.
0:47
D'accord.
0:47
Et c'est pour ça que ça aurait un effet catastrophique par les Ukrainiens.
0:51
Parce que par son charisme, son verbe haut, etc.
0:54
Il est devenu quand même l'incarnation d'un combat et d'une nation et d'un peuple.
0:58
Et le perdre, oui, on peut se dire Fedorov, Zaloujnie, Budanov.
1:03
Il y a des noms comme ça qui circulent.
1:04
Mais qui, si vous voulez, est aussi identifiable que Zelensky, qui a joué un rôle aussi central, matriciel dans la galvanisation de la population, dans la représentation d'une cause et dans sa capacité par le mot à faire en sorte que la douleur ukrainienne soit ressentie bien au-delà des frontières du pays.
2:08
À mon sens, c'est la première menace qui pèse sur lui.
6:57
Galaga Fenwick.
6:58
Ben je pense qu'il ne faut pas oublier le, le pays qui est en toile de fond quand même de cette histoire qui est la, la Moldavie.
7:03
On mentionnait le, l'OTAN en Roumanie.
7:05
Il se trouve que la Moldavie n'appartient pas à l'OTAN.
7:07
Je pense que ça n'a pas échappé à Vladimir Poutine.
7:10
Ce pays de trois millions d'habitants est, est candidat à l'Union européenne, donc techniquement, il ne ferait pas l'objet de l'article quarante-sept, vous savez, dont le traité de Lisbonne prévoit la clause de, de défense mutuelle.
7:21
Par ailleurs, il y a sur ce territoire une rémanence de l'époque soviétique avec une petite bande de terre qu'on appelle la Transnistrie, où agissent des groupes russes, pro-russes.

22 MINS LATER

29:40
On va en parler.
0:22
Ce téléspectateur fait référence au schéma publié par Donald Trump où il s'estime comme étant le plus grand de tous les présidents.
0:28
Oui, et ça renvoie, si vous voulez, à la fois évidemment à son immense narcissisme, mais sa conception de la présidence qui est très, dans son esprit, impériale.
0:35
Donc d'un trait, il renomme des lacs, des mers, etc.
0:40
Et il n'a que faire de, des, du fonctionnement traditionnel de la dip-, de la démocratie, pardon, états-unienne, à savoir du rôle du Congrès et du judiciaire.
2:46
Les électeurs pro-Trump, que pensent-ils de cette guerre avec le, le Canada ?
2:49
En fait, ils s'en, ils s'en lassent parce que c'est un nouvel épisode d'une très mauvaise comédie et qui n'améliore pas la vie des Américains concernés, à commencer par les électeurs MAGA, qui voient l'inflation monter, la dette galoper et leur vie qui ne s'améliore pas.
3:07
Donc déclarer comme ça la guerre économique au, au Canada, pour l'instant, ça ne leur rapporte rien.
11:32
Est-ce qu'on peut dire que Donald Trump fait moins peur qu'avant ?
11:35
Non, pas tant que ça.
11:36
Je pense qu'en fait, pour filer la métaphore biblique, Mark Carney pratique la loi du talion œil pour œil et droit de douane pour droit de douane.
11:43
Monsieur Dessertine l'a expliqué.
11:44
En fait, ils ont calculé que les droits de douane imposés par Donald Trump allaient coûter en équivalent euro dix-sept milliards.
11:51
Donc, ils ont sélectionné, et ça a été dit, tout un tas de produits, du bois, de l'acier et d'autres.
11:55
Afin d'essayer de pénaliser les Américains exactement au même niveau qu'eux vont être pénalisés.

21 MINS LATER

33:00
Qu'est-ce que ça révèle, Gallagher Fenwick, du système Trump ?
1:23
Il y a six mille marins, semble-t-il.
1:24
Ouais, tout à fait.
1:25
Une pensée pour ces équipages qui sont véritablement pris en otage.
1:28
Et la vie, elle est dure et elle est dangereuse pour euh, pour eux.
1:32
Euh, Patricia Lemonnier disait tout à l'heure à juste titre, l'Iran en fait a profité d'une certaine accalmie pour faire sortir soixante-dix millions de barils, ce qui représente cinq à six milliards en estimation de, de, de marchandises de, de revenus.
1:47
Mais là, on est retour dans une situation effectivement qui est quasiment totalement bloquée.
4:37
Oui, mais quand même, attendez, vous jouez sur les mots parce que vous disiez que c'était la meilleure armée du monde.
4:40
En fait, cette question qui ne cesse de revenir, elle participe d'un moment, et ça arrive souvent, de redéfinition de la puissance.
Salia BracchiaHOST
27:07
Elles disent : Venez, on vous attend.
27:09
Non, non effectivement.
27:10
Bon, on est dans la sphère, je l'ai dit, informationnelle et psychologique.
27:13
C'est normal qu'il y ait de la propagande.
27:15
Et de part et d'autre, il y en a du côté américain, il ne faut pas la sous-estimer.
27:19
Et notamment concernant le ciblage des bases par les Iraniens, qui en réalité est un énorme sujet.
27:24
Il y a un scandale naissant aux États-Unis parce qu'on est en train de découvrir que la base où les soldats américains ont été tués près de cinq mois après le début des opérations, en réalité, a déjà été ciblée et qu'il y a eu des dizaines, voire des douzaines de blessés.

7 MINS LATER

Salia BracchiaHOST
34:09
Euh Benjamin Nétanyahou n'attend que ça, repartir, bombarder l'Iran ?
23:41
Qu'est-ce qui se joue qu'on ne voit pas, en fait ? Qu'est-ce qui se joue à bas bruit dans la région qu'on doit décrypter ?
23:47
David Rigoulet-Roze a raison de faire la différence entre les différents pôles d'influence au sein du régime.
23:53
Il faut même aller plus loin.
23:54
C'est-à-dire même au sein du corps des gardiens, il y a des désaccords avec des franges qui sont bien plus radicales que les radicaux.
24:00
Il faut aussi séparer, j'allais dire, les pays du Golfe entre eux plutôt que de les masser comme s'ils n'avaient qu'une seule voix.
24:06
Mais je dirai simplement, pour faire de manière sommaire, qu'ils ont la politique de leur géographie.
24:12
C'est-à-dire que l'Iran, qui fait un million sept cent mille kilomètres carrés et quatre-vingt-douze millions d'habitants, ne va pas déménager.

16 MINS LATER

40:40
Peut-être un mot avec vous, Gallagher Fenwick, sur ces menaces contre le président américain.

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