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François Chauvancy

François Chauvancy

Political scientist

Sep 16, 2026

3:06
Frédéric, dans le Vaucluse, l'Ukraine et l'Europe vont-elles faire les frais de cette guerre mal pensée, mal préparée et sans issue au Moyen-Orient ? Général.
3:15
Alors, vous voyez, je pense pas qu'on va en faire les frais puisque ça nous oblige à réagir.
3:18
Et moi, j'ai une vision positive des choses.
3:20
C'est-à-dire que nous sommes contraints à la fois par la Russie et par Trump à prendre des mesures pour assurer notre propre sécurité, industrie d'armement, convergence, je dirais, des concepts.
3:29
On a parlé de la dissuasion nucléaire.
3:31
Donc personne n'aurait pensé il y a cinq ans que la France pourrait proposer ça et que ça soit suivi par dix pays.
3:35
Voilà, donc je pense qu'au contraire, je ne dis pas que c'est un bienfait, mais simplement qu'on a une opportunité qu'il faut exploiter.
4:01
On l'entend aussi ça ?
2:01
Lorsque le Pentagone annonce une pénurie de munitions, de quoi s'agit-il ?
2:06
Essentiellement de ce dont on me parle depuis des semaines, c'est les défenses solaires, c'est-à-dire tout ce qui est capable d'arrêter drones et missiles.
2:12
Alors effectivement, c'est deux tiers de les, des sommes dépensées dans cette guerre.
2:15
Il y a quand même trente pour cent de carburant aussi qui a été dépensé en heures de vol.
2:20
Euh, donc c'est un énorme budget, mais je crois que c'est très facile après de dire qu'il n'y avait plus les moyens ou qu'il n'y a pas assez de moyens.
2:27
En temps de paix, on planifie, en fonction du budget qu'on a, un certain nombre de productions en armes de tout type et on se prépare à une forme de guerre.
2:34
En fait, ce qu'ont découvert les Américains dans cette guerre, c'est que ce n'était pas celle à laquelle ils s'attendaient.

21 MINS LATER

23:32
Les États-Unis ne bougent pas.
3:24
Dans un scénario d'invasion terrestre, combien de troupes américaines faudrait-il aligner ? Question de Philippe.
3:28
Plein, mais il faudrait déjà qu'ils puissent arriver jusqu'aux côtes iraniennes.
3:34
Donc à part, je dirais, à l'est du détroit d'Ormuz, c'est le seul endroit où ils pourraient pénétrer effectivement un petit peu.
3:40
Mais rendez-vous compte, trois fois la France, quatre-vingt-dix millions d'habitants et puis quand même des combattants en face, même s'ils ne sont pas forcément des super guerriers, mais ils sont là.
3:47
Donc, je ne vois pas comment ça serait possible.
3:49
Voilà.
5:16
Vous pourriez me parler du Kosovo, mais est-ce que c'est une victoire ?
5:18
J'ai fait un peu tout ça, donc ça tombe bien.
Salia BracchiaHOST
10:06
Eh bien justement, dans ce cadre de la guerre générale, est-ce qu'on peut prendre euh le dessus euh dans un face-à-face sans justement que ça dégénère ?
10:15
Alors moi, j'aurais un petit doute actuellement parce que finalement, je suis d'accord avec ce qu'a dit Galleguier de toute façon.
10:20
Euh c'est, on a un problème de risque d'extension, mais je crains que ça ne soit conduit, on, on est conduit vers l'extension.
10:27
Parce que si aucun des deux ne veut céder d'une manière ou d'une autre, il y a à un moment donné, on va remettre la pression d'une manière un peu plus forte.
10:33
Et c'est quoi après ? Ben c'est taper encore plus fort.
10:35
Moi, je, et puis il y a surtout un aspect dont on va parler tout après aussi.
10:38
Ces États arabes de, du Golfe Arabo-Persique, y compris la Jordanie qui est un peu plus loin, qui se font frapper, vont-ils accepter longtemps de voir les usines de dessalement, les capacités de raffinerie, euh le blocus d'Ormuz se perpétuer ? Il y a un moment, ils vont être obligés de se mouiller en quelque sorte, ce qu'ils ne veulent pas faire jusqu'à présent.

10 MINS LATER

Salia BracchiaHOST
20:36
Pourquoi les missiles et les drones iraniens en général parviennent à toucher les bases américaines dans ces pays ?
20:51
On en est encore là ?
20:52
Le problème, c'est qu'il n'aurait pas dû s'arrêter au bout de quarante jours.
20:54
Il aurait dû continuer pour effectivement contraindre, si possible.
20:58
Parce que c'est pas sûr, hein.
20:59
Nous sommes face-- et je vais reprendre le terme que vous avez utilisé il y a quelques instants, ce sont des Iraniens jusqu'au-boutistes.
21:04
Nous avons face à nous des gens qui sont tout à fait dans l'idéologie, qui sont dans le, le déni peut-être même d'une certaine forme de réalité et pas tout à fait de la réalité.
21:12
Il y a une réalité qui est certaine, quatre-vingt-dix millions d'Iraniens, trois fois la France, ça se conquiert pas.
24:14
Retour à la case départ.
2:36
Cette menace de blocus prolongé n'est-elle pas aussi un appel à l'action lancée par Trump aux Européens pris à la gorge ?
2:42
Oui, je crois qu'on va être contraints.
2:43
Moi, je le dis régulièrement, je pense qu'on va être contraints quand même d'agir.
2:46
Ça revient aux questions que vous avez posées précédemment.
2:48
On ne peut pas rester à ne rien faire dans la mesure où nos intérêts sont menacés.
2:50
Et peut-être, il faut replacer ça dans cette logique-là.
2:53
Nous avons des intérêts.
3:02
C'est quoi nos intérêts ?
31:31
C'est encore une puissance militaire alors, nous nous parlons, l'Iran ?
31:34
C'est une puissance, une nuisance, puisque entre les drones et les missiles, effectivement, on pourrait me parler de la flotte moustique dont on ne parle plus d'ailleurs.
31:41
On l'a eue pendant deux, trois jours, puis elle a disparu hein.
31:43
Je ne sais pas si elle a été coulée, mais on ne la voit plus hein.
31:46
Euh, donc on a bien les missiles, on a les drones.
31:49
Oui, c'est possible.
31:50
Ils peuvent déranger la sécurité, euh, du, du Moyen-Orient.

7 MINS LATER

38:29
Général ?

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