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Lucas Menget

Lucas Menget

Journalist

Sep 25, 2026

10:01
Ils ont vraiment besoin de nous ?
10:02
Oui, parce qu'il ne suffit pas d'avoir le nombre et la quantité, il faut avoir le savoir-faire.
10:08
L'Arabie saoudite est un pays extrêmement équipé, mais n'a pas une armée qui a un savoir-faire technique particulièrement développé.
10:15
C'est bien pour ça qu'il y a des accords de partenariat qui permettent de former des pilotes.
10:21
La France a un savoir-faire dans un certain nombre de domaines, et notamment dans celui-là, qui va être essentiellement...
10:26
Pour le moment, essayer soit d'empêcher tout simplement par sa simple présence le fait que les outils tirent sur cette zone et sur ce port, soit de l'interception, l'interception qui peut être faite par des missiles au sol, des batteries de missiles françaises qui vont intercepter les missiles outils, soit, et ça a été évoqué par le président de la République hier soir, par l'envoi d'avions de rafale et donc de pilotes qui vont faire de la chasse littéralement, de l'interception en vol.
10:50
Ça ne veut pas dire que les Saoudiens ne savent pas le faire du tout.

23 MINS LATER

33:38
On va continuer à en parler ?
1:46
Alors peut-être que ce, ce, ce, cette, ce projectile a frappé peut-être une installation électrique proche, proche proche du, proche des, des, du confinement des réacteurs, mais je vois pas du tout s'attaquer, en fait, à des réacteurs nucléaires.
2:01
L'AIEA a mis aussi en alerte cette semaine sur le fait qu'il y avait de plus en plus de survols de drones et de missiles autour des centrales côté ukrainien.
2:08
Et je rappelle-
2:08
Vous êtes allé à Tchernobyl.
2:09
À Tchernobyl, où un drone russe a failli déclencher une catastrophe totale.
2:13
Et on est-- enfin, à chaque fois, ça passe extrêmement près.
2:16
Que ce soit du côté euh-- alors, les Russes ont dit que c'était un drone ukrainien.
2:19
Il a été prouvé que c'était un drone russe.
1:53
On peut dire que c'est la situation room de l'Élysée, la salle de crise.
1:57
C'est la salle de crise.
1:57
C'est la salle où on entre uniquement en étant délesté de son portable, de ses montres connectées, des oreillettes connectées.
2:06
C'est une salle de crise qui permet au président de la République soit de réunir son état-major particulier, soit dans ce cas de figure assez rare, il faut quand même le noter, pour le président de la République, de réunir l'ensemble des forces politiques du pays et surtout, de leur, d'une certaine manière, de leur présenter les points de vue des patrons des services de renseignement et du secrétariat général à la Défense nationale, qui coordonne l'ensemble des activités du renseignement militaire français, de faire un point sur la situation.
2:33
Ça peut paraître comme une activité politique comme ça.
2:38
On peut dire que c'est de la com.
2:39
Peut-être que Vincent va me dire que ce n'est qu'une, qu'un affichage.

24 MINS LATER

26:53
Occupation du corridor de Suwałki par la Russie, attaque russe en Finlande et prise de contrôle de l'archipel norvégien de Svalbard.
1:22
Donc ça peut aussi dissuader des, des, des personnes de, de se rendre là-bas.
1:27
Ils veulent atteindre notre crédibilité parce que c'est ça qui est en jeu ici.
1:31
C'est-à-dire que si nous laissons et nous continuons à laisser passer géographiquement le conflit, et ça, c'est la réponse à la première question, qu'est-ce qu'on est en train de frôler ? Cette guerre, elle se rapproche.
1:43
Elle bouge vers l'ouest.
1:44
L'ouest, je le redis, c'est nous.
1:46
C'est l'OTAN.
1:47
C'est l'Europe.
2:15
Ça va avoir quelles conséquences si ça continue ? Ben, à quel point ça peut, euh, empêcher les Ukrainiens et de vivre et de continuer leur guerre.
1:46
Qu'est-ce qui vous marque, Lucas Manget, sur cette vidéo ?
1:50
Ce qui me marque, c'est le, le fait qu'on n'avait pas vu ces images depuis le début de la guerre.
1:54
C'est-à-dire que les, il y avait eu des frappes sur la gare de Kramatorsk au tout début du conflit, de l'invasion russe en Ukraine, qui avaient fait beaucoup de morts.
2:02
Et ensuite, les Russes avaient arrêté de frapper les trains.
2:05
Il y avait une sorte de consensus pour dire : on ne frappe pas les trains de civils.
2:08
Il y avait des nœuds ferroviaires, des trains de marchandises militaires qui étaient attaqués, mais pas de trains de civils.
2:13
Là, c'est un--, j'allais dire, on dit souvent qu'on franchit des caps dans cette émission, mais c'est un cap très important.

30 MINS LATER

32:46
Et il partage son inquiétude.
0:27
La question de Julien dans le Rhône : si les démocrates gagnent les deux chambres, vont-ils tenter de destituer Donald Trump ?
0:32
S'il gagne déjà la Chambre des représentants, qui est chargée d'instruire les enquêtes, euh, il y aura certainement des enquêtes, en particulier sur l'enrichissement personnel de Donald Trump et de sa famille.
0:45
On dit qu'ils ont triplé leur fortune en un an et demi.
0:47
Donc là, c'est sûr qu'ils vont avoir euh, les chiens à leur basque, si on peut dire.
0:53
Pour être condamné dans un impeachment, il faut avoir les, une majorité des deux tiers au Sénat.
0:58
Donc ça, ça n'arrivera probablement pas.
1:00
Enfin, c'est même certainement pas, mais ça peut créer beaucoup d'ennuis euh, à Donald Trump.
3:00
En ce onze septembre, quel est le ressenti des vétérans américains en voyant à nouveau leur pays en guerre ? C'est la question de Jean-Philippe.
21:35
Je voyais vingt mille dollars l'entrée, deux cent cinquante mille dollars pour avoir une table ronde avec Donald Trump et quatre-vingt mille dollars pour faire une photo avec lui parce que le but, c'était aussi d'amasser de l'argent.
21:47
Oui, bien sûr, c'était de lever des fonds pour la la campagne, notamment notamment dans le Texas.
21:53
Donald Trump est dans une situation d'usure du pouvoir et il veut mobiliser.
21:57
La manière dont il a gagné l'élection de deux mille vingt-quatre, c'était en mobilisant les électeurs peu politisés au-delà de son socle électoral de fidèles.
22:06
On sait que dans les élections de mi-mandat, il y a une mobilisation moindre.
22:10
Donc pour une élection présidentielle, la participation, c'est soixante-trois pour cent.
22:14
Pour une élection de mi-mandat, c'est quinze points de moins autour de quarante-huit pour cent en moyenne.
25:59
Est-ce que c'était son dernier caprice, cette convention d'Dallas, ou est-ce qu'il va continuer à sévir ?
3:33
Sébastien vous demande quand bien même Vladimir Poutine disparaîtrait demain, cela mettrait-il fin à la guerre en Ukraine ?
3:39
Bonne question, dès lors la réponse est difficile, je pense pas.
3:42
Euh, si Poutine disparaissait aujourd'hui, il serait remplacé peut-être par des gens aussi durs, voire plus durs que lui.
3:47
Ce genre de phase dure beaucoup plus longtemps avant qu'un régime ne f-, ne tombe complètement.
3:52
Ça se fait pas en quelques heures.
39:14
Mais elle est Le problème, c'est les médias de Boloré.
39:17
Comment vous la qualifiez-vous Xenia Fedorova ? Est-ce que vous dites oui, c'est un agent du Kremlin ? C'est un agent d'influence du Kremlin hein.
39:24
Elle fait pas du renseignement, elle fait pas de l'espionnage.
39:27
C'est un agent provocateur [rire].
39:29
Vraiment oui, c'est un agent provocateur, elle fait de la provocation.
39:32
Puis pendant qu'on s'occupe de Fedorowa ben on s'occupe pas aussi euh d'autres sujets éventuellement d'autres individus qui sont sur le sol français.
39:40
Ça peut être aussi une espèce de grande opération d'exception si j'ose dire, une opération diversion de la part des Russes.
41:01
Les autres chefs d'état, les parlementaires européens Tout le monde va proclamer une forme de Solidarité en disant bah oui c'est pas bien Euuuh on a monté d'un cran Quand Même là là on Va un peu loin Euh mais ensuite À partir Du Moment où Berlin Décide de Fermer La maison Russe à berlin Pourquoi Pas c'est Une idée parmi D'autres Je Sais pas Si c'est La bonne C'est Un idé Spions Vraiment Beaucoup Enfin Celui-là Je Ne sais Pas En tout cas On dit Que beaucoup De maisons Culturelles étrangères Sont Des sources En tout Cas d'informations Y Compris à Paris Il y En A une Aussi Il y En A partout Mais pas Que de la Russie D'autres Puissances Étrangères Ont également Pignon Sur Rue là Dessus Mais Dans ces Cas-là Une des Mesures Par Exemple Pourrait Être Que tous les Pays de L'Union Européenne Royaume Uni aussi décident de fermer les leurs Ce N'est pas Très Important Ce n'est pas Une mesure Qui va Fragiliser Moscou Mais c'est Un message de Solidarité et d'unité Vous parliez de L'article cinq Tout à l'heure Oui Cet article Cinq de L'otan Il est intéressant Mais il n'est pas Dissuasif en Lui Même puisqu'il n'y A pas d'automaticité enfin Que vous attaquez l'Estonie C'est pas pour autant que Il y Aura automatiquement Une réponse de L'OTAN C'est d'ailleurs un sujet de discussion actuellement donc c'est la solidarité Entre les États répétés à chaque fois Qu'il y aura une ingérence un sabotage une action Attribuée à la russie C'est si finalement L'union Européenne elle Même est Solidaire avec ses membres Qu'on enverra progressivement assez rapidement quand même un Message de Ladmir poutine vous attaquer l'un des nôtres nous répliquons Tous
26:03
Mike Hamanger.
26:04
Il y a, il y a quelques éléments quand même qui vont dans le sens de ce que vous indiquiez, de cette espèce de petit vent de panique à la Maison Blanche et surtout de faire porter le chapeau à d'autres, et particulièrement à l'armée.
26:13
Ça peut paraître anecdotique, mais il y a un journal très important dans le monde des armées américaines qui s'appelle Star and Stripes, qui est le magazine qui est distribué à tous les soldats, les marins, les aviateurs.
26:24
Bon.
26:24
Le rédacteur en chef de ce journal a été licencié à la demande de Pete Hegseth, au Pentagone, du ministre de la, de la Guerre, parce que le traitement, vous savez, de l'affaire de l'Abraham Lincoln, des marins qui se plaignaient de leurs conditions de vie, d'avoir--, d'être en mer depuis huit mois, avait été considéré par le Pentagone et par la Maison Blanche comme trop défavorable, en gros, à la stratégie de Donald Trump.
26:44
Il a été licencié il y a quinze jours.
26:46
Il vient de faire appel de son ju--, c'est un, c'est un militaire.

23 MINS LATER

49:51
Un autre qui aurait touché un avion DHL et puis encore un troisième retrouvé dans un champ.
0:45
Jean-Pierre dans le bar, les hauts gradés sont-ils toujours en accord avec Donald Trump malgré le moral en berne des troupes ?
0:50
Quels ont gradé ? Ils ont été pour beaucoup remerciés, licenciés.
0:56
Pete Hexeth, le secrétaire de défense, a fait table rase et n'a pas supporté d'avoir des personnes potentiellement plus compétentes que lui autour de lui.
1:05
Donc, nous sommes avec une armée américaine, vraiment, tous nos armées qui sont extrêmement affaiblies de par vraiment les compétences.
3:01
Si Donald Trump perd les élections de mi-mandat, les MAGA et ses proches vont-ils se désolidariser de lui ? Est-ce que ça sonnera le début de la fin de l'ère Trump
3:10
? Non, je ne pense pas parce qu'on est dans un culte de personnalité et les MAGA ont réussi à occulter carrément le parti républicain traditionnel qu'on a connu auparavant.
3:21
On est très loin des années Bush.
19:48
que c'est que les sanctions secondaires ?
19:49
On va prendre un exemple très concret.
19:50
Vous êtes une banque française qui a investi de l'argent chez un équipementier chinois qui livre ses équipements à l'Iran et qui peuvent être utilisés dans le transport, dans l'aéronautique, pourquoi pas dans l'armement.
20:02
C'est donc un effet.
20:03
Ce n'est pas forcément l'entreprise directement.
20:06
C'est tous ceux qui ont participé.
20:08
Donc, c'est arrivé.

22 MINS LATER

42:19
En quoi c'est grave d'avoir une assistante absolument dévouée, absolument fidèle, absolument admirative et engagée à sa tâche
15:33
Mais quelle va être la riposte de Poutine ? Je vous en prie.
15:36
Non, mais les pénuries d'essence, juste pour dire un mot, ça a peut-être encore plus d'impact que Wildberries, parce que les pénuries d'essence, elles touchent l'intégralité du territoire.
15:42
Forcément, parce que c'est beaucoup de logistique.
15:44
C'est à la fois des raffineries et des entrepôts qui ont été touchés.
15:47
Et c'est une manière, là aussi, c'est la stratégie de Zelensky et de ses officiers d'état-major, d'anticiper aussi un certain nombre de choses.
15:52
C'est-à-dire qu'ils savent que l'hiver, toutes les guerres d'hiver depuis quatre ans sont extrêmement difficiles pour les Ukrainiens.
15:58
C'est non seulement d'essayer de gêner le quotidien des Russes qui font pour la première fois, à part dans quelques zones où il y avait eu ça, la queue avec des restrictions d'essence, ce qui les gêne beaucoup, mais en plus de se dire : Plus on abîme le système de logistique de, d'essence et de diesel, plus on abîme la capacité de la Russie à mener une guerre d'hiver de plus en— extrême.

35 MINS LATER

51:14
Donc tout ce qui leur tombe dessus de Kiev, ça renforce une forme de sentiment national pour gagner cette guerre ?
ÉmilieHOST
1:29
Ne peuvent-ils rien faire, Lucas Manger ?
1:31
Ils n'ont pas rien fait.
1:32
Les juges sont, même si on a beaucoup craint qu'ils, comment dire, qu'ils abdiquent d'une certaine manière leur pouvoir.
1:41
Jusqu'à présent, les juges de la Cour suprême notamment font leur travail, bloquent un certain nombre de choses.
1:46
Alors, ils sont beaucoup d'entre eux, la majorité d'entre eux sont des républicains nommés par les administrations républicaines et notamment par Trump lors de son premier mandat.
1:54
Mais pour l'instant, les juges fédéraux et les juges de la Cour suprême américaine font leur travail.
2:01
On peut estimer qu'ils le font pas bien.
ÉmilieHOST
4:04
Donald Trump pourrait-il alors limiter la casse aux midterms ?
19:07
Quand Donald Trump devait rentrer aux États-Unis, il a dû subitement changer d'avion.
19:12
Parce qu'en fait, l'histoire est la suivante.
19:14
C'est que Donald Trump, vous vous en souvenez, s'est fait offrir un nouvel Air Force One par le Qatar parce qu'il n'aimait pas le vieil avion.
19:20
C'est un avion à quatre cent cinquante millions de dollars et le temps qu'il a— ils n'ont pas pris suffisamment de temps pour équiper cet avion, qui était un avion civil, l'équiper en Air Force One, c'est-à-dire avec notamment énormément de matériel électromagnétique qui permet, c'est assez technique, mais des contre-mesures qui permettent d'éviter que l'avion soit, puisse être pisté.
19:38
Il y a aussi de l'armement dans cet avion, des leurres qui peuvent permettre de chasser des missiles, ce genre de choses.
19:45
Ça a été fait beaucoup trop rapidement, mais c'est une preuve de l'efficacité du Secret Service.
19:49
Il se trouve que l'avion était au Moyen-Orient.

7 MINS LATER

26:53
Ça, ça n'a pas plu à Donald Trump du tout.
Salia BracchiaHOST
1:37
Pourquoi le Mossad aurait-il voulu mettre à la tête de l'Iran un islamiste tel que Mahmoud Ahmadinejad qui voulait la destruction d'Israël ?
1:43
Je crois qu'il y avait des divisions, même au sein même du Mossad quand le plan a été présenté parce qu'il a montré des signes un peu de détachement avec le régime en critiquant les brutalités dans la répression.
1:53
Alors que justement, lorsqu'il est élu en 2009 de manière frauduleuse, c'est une des pires répressions en Iran.
1:59
Il a montré des signes effectivement d'ouverture.
2:02
Et c'était justement que c'est ce que tu, ce que disait Lucas tout à l'heure.
2:06
Plus on va chercher sur le plus insoupçonnable, plus gros, plus mieux ça passe quoi.
Salia BracchiaHOST
6:56
[rires]
6:57
Amener un changement de régime qui changerait durablement la face du Moyen-Orient, qui est quand même voulu par quatre-vingt pour cent de la population iranienne et qui changerait totalement la, la face de cette région du monde.
7:12
Que veut-il dire ?
7:13
Elles se poursuivent.
7:14
Il a raison.
7:14
Elles se poursuivent, les négociations.
7:15
Il y a un dialogue.
7:16
Les, les Omanais, les Pakistanais continuent à avoir un dialogue avec les Iraniens pour les Américains.
7:21
Donc le, le dialogue n'a jamais été rompu à ce stade.

45 MINS LATER

52:07
Quel intérêt a-t-il revenir sur les élections passées ?
8:53
Alors que c'est la Riviera russe.
8:55
C'est la Riviera russe.
8:55
Donc ça, c'est une humiliation.
8:57
Donc de ce point de vue-là, la stratégie de Zelensky, ces fameux quarante jours, fonctionne et c'est d'autant plus intéressant que Zelensky s'est permis de l'annoncer.
9:05
C'est-à-dire de dire voilà, pendant quarante jours, on va vraiment fatiguer le Kremlin et ça marche et Poutine s'énerve.
9:11
Ce qu'il y a aussi, ce que ça dit, ces révélations de Reuters, c'est que, et on le sait par d'autres sources, Vladimir Poutine est de plus en plus isolé dans un cercle du pouvoir qui est le sien, qui est le cercle du FSB, c'est-à-dire des services de renseignement.
9:24
Il y a beaucoup, notamment plusieurs médias ukrainiens le rapportent parce qu'ils sont très bien renseignés, beaucoup de chefs militaires sur le terrain dans le Donbass en Crimée qui alertent depuis plusieurs semaines en disant attention, là, c'est sérieux, on perd du terrain, on perd des hommes.

18 MINS LATER

27:11
Est-ce que, Lucas Manger, est-ce qu'on est prêt ?
Salia BracchiaHOST
2:27
Qui dit la vérité sur le nucléaire iranien ? Trump prétend qu'il y aura un contrôle de l'AIEA et l'Iran dément.
2:33
Personne ne dit la vérité, je crois.
2:35
À ce stade, c'est-à-dire que chacun avance des positions.
2:39
Euh, c'est vrai que le, le, l'AIEA n'a pas confirmé pour le moment qu'il y a ce deal-là, hein.
2:44
Euh, l'Iran a tout intérêt, le plus longtemps possible, aussi pour des questions intérieures, justement, de dire aux Iraniens : On ne se laissera pas de nouveau dicter notre politique nucléaire par des inspecteurs.
2:56
Euh, mais-
2:56
Ils n'auront pas le choix.
2:57
Ils n'auront pas le choix.
7:32
Il parle même d'un hubris iranien.
7:34
Oui, c'est vrai que ce qui, ce qu'on notait pas mal d'observateurs des négociations, des gens qui suivent ça d'assez près, c'est qu'effectivement les Iraniens sont arrivés en position extrêmement confiante.
7:44
Il suffit pas effectivement, vous avez raison de le souligner, de d'avoir lu l'art du deal pour comment dire pour comprendre tous les enjeux des négociations.
7:52
Et par ailleurs, il n'y a pas que Trump dans cette négociation.
7:55
Il y a aussi côté américain et il n'y a pas surtout que les deux négociateurs qu'on voit beaucoup, Jared Kushner et Witkoff.
8:02
Il y a des gens très compétents sur le dossier nucléaire aux États-Unis.
8:05
Il y a aussi des gens en Europe qui ont beaucoup travaillé avec les Américains et qui peuvent leur indiquer sur quelles pistes il faut avancer.

8 MINS LATER

16:31
Enfin, on peut y voir ce qu'on veut, mais on a l'impression que J.D. Vance est dépassé par les événements.
2:41
Il y a un moment, est-ce que Trump, ça ne va pas être l'homme qui euh a fini par fatiguer toute l'Amérique avec sa piscine ?
2:47
Non, il y a un sujet qui d'ailleurs panique la Maison Blanche et qui pourrait effectivement finir avec la popularité ou même la présidence de Donald Trump, c'est tout simplement l'affaire Epstein.
2:55
L'affaire Epstein-
3:05
Regime change.
3:07
Et voilà, Regime Change, qui est paru la semaine dernière, est systématiquement utilisé par des gens qui ne parlent que de ça.
3:12
Et donc oui, s'il y a un sujet qui peut fédérer les Américains et en tout cas faire au moins plonger là, c'est un dérapage sur l'affaire Epstein.
45:55
Que va-t-il se passer au-delà de cette affaire de bassin ? Que faut-il attendre de cette célébration des deux cent cinquante ans de l'indépendance des États-Unis ?
46:04
C'est-à-dire qu'il a transformé une célébration des deux cent cinquante ans de la démocratie américaine qui est vraiment, pour plein d'endroits dans le monde, pour plein de pays dans le monde, quelque chose d'extrêmement important.
46:16
Enfin, je veux dire, il ne faut pas minimiser la place dans l'histoire.
46:18
On vous parlait de l'histoire tout à l'heure, qui a eu la déclaration d'indépendance des États-Unis et la création de la démocratie libérale américaine.
46:26
C'est un modèle pour énormément de pays dans le monde.
46:28
Or, Trump est en train de le transformer en spectacle à son effigie.
46:32
Et il y a beaucoup d'Américains, moi, j'ai parlé à pas mal d'amis américains récemment à qui ça fait très peur, en fait, tout ça.
47:48
L'affaire Stein, je peux rajouter ça aussi.
Salia BracchiaHOST
0:11
La question d'Alain dans les Bouches-du-Rhône : Les Iraniens ne sont-ils pas actuellement les maîtres du jeu ?
0:17
Bah là, ces jours-ci, on a l'impression qu'ils le sont en tout cas.
0:20
C'est-à-dire que ça veut pas dire qu'ils le seront toujours et qu'ils le seront dans des négociations, mais on--, c'est ce qu'on se disait tout à l'heure, ils ont parfaitement compris la manière dont fonctionnait Donald Trump, et si l'information que vous donniez tout à l'heure se, se confirme dans les heures qui viennent, c'est-à-dire que les Pakistanais annoncent qu'il y a effectivement la possibilité d'un accord sur un texte de paix, euh, que les C-dix-sept qui ont été envoyés à Genève ne sont pas envoyés pour rien et que J.D. Vance va signer, euh, un protocole d'accord qui va enclencher des négociations le jour de l'anniversaire de Donald Trump et le vôtre au passage, euh-
Salia BracchiaHOST
0:53
Je pense que ça compte moins dans le récit qui sera fait de cet accord.
0:56
On sait pas.
0:57
Euh, non, mais euh, ça, ça veut dire que c'est extrêmement important pour Donald Trump et qu'ils ont parfaitement compris la psychologie de, de Donald Trump.
1:04
C'est-à-dire que ce, ce jour-là est pour Donald Trump, quoi qu'il arrive après, un jour de victoire.
1:09
On sait bien que Donald Trump ne, ne fait pas de la stratégie à long terme.
3:12
Est-ce que ça change quelque chose ?
3:14
Bah, le problème, c'est que chacun a sa version des faits.
3:15
C'est-à-dire si vous regardez les médias américains, si vous regardez ce qu'a publié Axios un petit peu plus tôt aujourd'hui, eux, ils ont une autre version finalement de cet accord de paix euh, dans lequel ils expliquent qu'il va y avoir une ouverture du détroit d'Ormuz.
3:26
Donc ça, c'est la version américaine entre guillemets, que il va y avoir une dilution potentielle, mais on n'en est pas là, de de l'uranium extrêmement enrichi des Iraniens, qu'il s'agit d'un mémorandum d'accord.
3:39
Donc c'est, on n'en est pas non plus un accord.
3:41
Donc, on est à un cadre pour commencer à négocier.
3:43
L'idée étant, d'après ce que publie Axios, ils sont souvent quand même très bien informés, c'est qu'il y aurait soixante jours, il y aurait une fenêtre de soixante jours entre la signature de ce mémorandum et des négociations qui devront inclure notamment le désarmement nucléaire.

9 MINS LATER

Salia BracchiaNARRATOR
12:56
Il y a une stratégie, mais il doute beaucoup.
0:12
Il y a la Suisse notamment.
0:13
La Suisse, la Turquie et des pays arabes.
0:16
On imagine que notamment Oman, qui a une longue tradition, on l'a vu récemment encore sur L'Iran, de pays facilitant les négociations euh de pays ennemis pourrait parfaitement accueillir.
0:26
Je pense qu’il l'avait évoqué à un moment, mais le risque pour lui serait beaucoup trop grand.
0:31
Encore une fois, dans la mesure où il est considéré, même si Poutine ne donnait pas un ordre clair de l'éliminer en profitant de sa présence, il est considéré par tellement de Russes comme un ennemi absolu que ça ne enfin-- Pour lui, ça serait se jeter dans la gueule du loup quand même.

5 MINS LATER

5:47
Parce quil en déjà un autre à gérer.
5:48
Déjà un autre à gérer et là Maintenant il est passé à autre chose Il veut parler avec le nouveau guide suprême iranien Enfin en tout cas il dit qu'il est capable de le faire On sent que c'est c'est pour lui c'est un échec Rappelez-vous hein c'est loin maintenant mais il avait dit je le règle en quarante-huit heures tout ça sera facile Mon ami Vladimir Poutine Il a vu à quel point c'était complexe Son appareil militaire américain continue à on l'a dit tout à l'heure aider les Ukrainiens mais il ne veut pas sauf s'il voit qu'il y a effectivement des pourparlers de paix possible immédiat il s'en appropriera la paternité pour le moment il veut rester le plus loin possible.

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