Skip to main content
James André

James André

Reporter

Aug 31, 2026

1:46
Les dernières mesures économiques qui étaient censées abattre l'économie de l'Iran sont-elles finalement insuffisantes ? Philippe Dessertine.
1:55
C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
1:56
Espérer étouffer, finir une guerre très vite par une asphyxie économique, c'est très compliqué, surtout quand tellement d'autres pays ont intérêt, et on pense évidemment à tout l'Asie, en particulier la Chine, à ce que l'Iran ne soit pas totalement étouffé.
2:11
Donc, vous avez des mesures, mais vous avez des contre-mesures et vous avez des solutions quand même qui permettent à l'Iran de continuer d'avoir une activité économique, même si très clairement quand même, l'Iran souffre.
2:22
Et ce qu'a évoqué tout à l'heure Donald Trump en disant : Il y a beaucoup d'inflation, etc.
2:25
Ça, c'est incontestable.
2:26
C'est-à-dire qu'il y a une souffrance de la population, mais ça n'est pas un étouffement qui conduirait à l'arrêt de la guerre.
5:21
Qu'en est-il ?
35:01
Ça tape des deux côtés, il y a des, des montées en tension et il y a cette, ce, ce bras de fer commercial lié à l'énergie qui se joue peut-être davantage à bas bruit, mais qui est essentiel pour comprendre la situation.
35:13
Je crois que ce qu'on disait tout à l'heure, le fait que les États-Unis veuillent se resserrer complètement sur l'univers américain est très important.
35:19
L'asie est très dépendante du Golfe et je crois qu'évidemment, il manque un troisième acteur qui pourtant est l'autre.
35:25
Le troisième poids lourd mondial, c'est l'Europe.
35:28
Et la vraie question qui se pose pour l'Europe, l'Europe, elle, aujourd'hui, subit de plein fouet la crise et la fermeture détroit d'Ormuz.
35:34
Nous, nous avons des conséquences lourdes, nous, nous avons un coût immédiat.
35:38
Et lorsqu'on voit en ce moment les négociations en train de se faire, on voit bien évidemment qu'autour de Shanghai, on est dans la réflexion sur comment faire que la zone du Golfe devienne une zone alliée, puisque de toute façon, les Américains n'en ont pas besoin du point de vue de leur approvisionnement, alors que nous, oui, mais les Européens doivent revenir dans le jeu.

11 MINS LATER

47:07
C'est vrai ou pas ?
Salia BracchiaHOST
1:48
La question d'Azad, s'il n'y a plus de munitions pour l'Iran, comment pourrait-il y en avoir pour l'Ukraine ?
1:54
Oh ben ça, c'est parce que c'est pas...
1:55
Alors d'abord, est-ce qu'il y en a plus, on n'est pas tout à fait certain.
1:57
Après, c'est pas forcément des vases complètement communicants.
2:00
Il va y avoir des stocks qui sont en Europe par exemple, il y a des stocks qui sont prépositionnés pour différentes situations.
2:05
Après, c'est certain qu'on sait, Volodymyr Zelensky est contraint de venir vraiment mendier des munitions pour ses systèmes de missiles et on voit beaucoup de missiles russes passer.
2:14
Or, il a besoin des Patriots pour les arrêter.
2:22
Évidemment, évidemment.
Salia BracchiaHOST
16:46
Manière de dire que ce n'est pas eux qui cherchent la guerre.
16:48
Oui, ben, depuis le débu— c'est quand même les Américains qui ont attaqué l'Iran à la base.
16:51
Donc les Iraniens, eux, quelque part, s'il y a un statu quo et que ça ne bouge pas, c'est les Iraniens.
16:57
En fait, ils ont retourné quelque part la table.
16:58
C'est-à-dire que c'est les Américains qui ont besoin d'arrêter la guerre.
17:00
D'ailleurs, c'est très intéressant de voir qu'en fait, on a trois acteurs là qui jouent leur survie.
17:05
C'est-à-dire, vous avez d'une part Donald Trump, qui a les midterms qui arrivent au mois de novembre, qui a besoin d'arrêter cette guerre et qui a besoin de faire baisser le prix à la pompe, qui a besoin de sortir de cette situation et qui a besoin d'avoir une sorte de victoire qu'il puisse vendre aux Américains pour en terminer, à moins qu'il arrive à leur faire oublier la guerre en Iran d'ici novembre.

27 MINS LATER

Salia BracchiaHOST
44:36
Est-ce que les Américains peuvent mélanger les deux en disant les Européens, les Français, ça ne va pas beaucoup en ce moment avec eux, alors du coup, on va peut-être ralentir sur notre soutien à l'Ukraine.
Salia BracchiaHOST
2:15
Donc c'était quand même prendre un risque important que de lui dire oui.
2:18
Ben c'est pas ça.
2:19
Je pense qu'il a pas eu le choix.
2:20
Je pense tout simplement que Donald Trump a dit : OK, Emmanuel, I'm gonna sign it.
2:24
Et puis c'est fini.
2:25
Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Il l'a invité au château de Versailles.
2:29
C'est, c'est, il y a, y a, il y a quarante personnes autour.
Salia BracchiaHOST
6:14
La question de Sébastien : l'accord prévoit-il que l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, puisse inspecter régulièrement les installations nucléaires iraniennes ?
1:33
Quand Emmanuel Macron et Brigitte Macron accueillent Donald Trump à vingt-et-une heures cinquante-cinq, si j'en crois la dépêche AFP, il ne sait pas que Donald Trump va signer l'accord dans une heure.
1:45
Personne ne s'y attend.
1:46
Absolument personne.
1:47
Tout le monde se demande d'ailleurs qui va être autour de la table puisqu'on n'a pas la liste des invités.
1:51
On sait que ça va être en comité restreint.
1:52
On sait qu'on va parler politique.
1:53
On sait que c'est un coup hein de Emmanuel Macron qui donc a décidé d'utiliser Versailles, ses ors, ses-- ce palais irrésistible évidemment pour Donald Trump, pour le faire rester jusqu'au bout du G sept, parce qu'on le sait, il avait quitté avant la fin au Canada, voulait pas que ça arrive ici.

10 MINS LATER

12:25
Vous dites qu'il n'a changé en rien.
Salia BracchiaHOST
1:12
Il est bloqué.
1:12
Il est bloqué et justement, c'est, les Iraniens ont tiré ou menacé de tirer en disant : On veille à ce que le détroit reste bloqué.
1:20
Et puis, plus au sud, il est bloqué par les États-Unis.
Salia BracchiaHOST
2:38
Christine, dans le Vaucluse, que sait-on de la santé de Donald Trump ? Les présidents américains sont-ils tenus d'informer la population de leur état de santé ? Il y a eu un bulletin de santé, là.
2:45
Oui, ils sont tenus et ils mentent comme tous les dirigeants qui ont des problèmes de santé.
2:51
Donc, personne ne s'y fie.
6:03
Les Iraniens ont
6:04
ontPlus ou moins publiés par leur télé détail les quatorze points euh de leur version du plan de paix, les Américains ripostent quelque part avec des missiles.
6:12
Alors oui, des bateaux poseurs de bombes, des sites de tir de drones, mais je pense que les Américains sont aussi dans une position qui est très complexe.
6:18
C'est-à-dire que ces accords de paix, ils s'inscrivent quand même dans une situation où euh, en fait, il n'y a pas de victoire décisive pour Donald Trump.
6:25
C'est-à-dire que tout ce qu'il a fait jusqu'ici en aboutit finalement à la réouverture du détroit d'Ormuz.
6:30
Les Iraniens, eux, arrivent parce qu'ils ont finalement une nouvelle super arme en main quelque part hein, qui est le contrôle de ce détroit.
6:36
Et on se rend compte que quoi, que les Américains ont beaucoup de mal à le rouvrir, mais dans le même temps, on a tout un tas d'autres acteurs autour qui eux aussi mettent la pression.

47 MINS LATER

53:46
Mais par rapport à ce qu'on évoque depuis le début de, de l'émission, c'est bien un sujet sur lequel, là, Donald Trump euh, continue à tirer quelque chose qui ressemble à une stratégie, une ligne assez claire euh, en avançant ses pions au Groenland, malgré le tir de barrage européen qui avait été assez ferme.
0:11
Où va la plus grande démocratie du monde quand son président confond intérêt privé et intérêt public ? Laurie Canton.
0:17
C'est la question qu'on se pose depuis bien longtemps avec Trump.
0:20
De toute façon, c'est quelque chose qui a l'air totalement lunaire.
0:24
Et donc on s'est, on s'est dit d'abord, il sera jamais élu à la primaire républicaine en deux mille quinze, deux mille seize.
0:29
Et puis finalement, il a été... enfin, on connaît l'histoire quoi.
0:32
Donc il y a, il y a quelque chose d'absolument incongru dans la réussite de, de Trump, en tout cas d'irrationnel tel que nous, on l'entend en tant qu'observateur.
0:41
Et c'est là qu'on se rend compte qu'on travaille sur du matériau humain et qu'il y a beaucoup de gens en fait, qui s'en foutent.
1:30
Il n'y a pas un signal vert parce que tout clignote rouge, mais est-ce qu'il y a quelque chose qui clignote vert ?
45:11
On ira tout à l'heure à Cuba.
45:12
On en parlera tout à l'heure, mais en 2016, les Américains, enfin avant 2016, essayaient de s'ouvrir à Cuba et puis ils la tour fermée.
45:18
C'est-à-dire qu'il y a un problème de temporalité.
45:21
Et si on prend la Chine, le message des Chinois, c'est quoi depuis très longtemps ? C'est pour parler de leur économie dirigée, de leur politique finalement très rigide avec un seul parti, c'est de dire in fine, leur slogan, c'est quoi ? C'est la démocratie, finalement, ce n'est pas très efficace.
45:34
Regardez, nous, on est bien plus efficace, on planifie à long terme et on est des pe-, on est crédible et on est sérieux puisqu'on joue le long terme.
45:40
Et là, les Américains sont en train de leur donner une brillante démonstration qu'effectivement, le problème d'avoir des alternances de pouvoir erratiques, comme c'est le cas avec Trump, fait que les partenariats qui peuvent se louer sous une administration ne valent plus rien sous la suivante.
45:52
Et ça, évidemment, c'est en train d'apparaître finalement de manière assez évidente sous Trump.

11 MINS LATER

56:55
Qui continue à tirer les ficelles aujourd'hui, même s'il n'est plus le dirigeant de Cuba.

We value your privacy

We use cookies to understand how you use our platform and to improve your experience. Click “Accept All” to consent, or “Decline non-essential” to opt out of non-essential cookies. Read our Privacy Policy.