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Vincent Crouzet

Vincent Crouzet

French writer

Sep 24, 2026

0:55
C'est une guerre ?
0:56
Bah, là, c'est un acte de guerre, évidemment.
0:57
Imaginons le scénario de la CIA avec les drones qui part- qui partiraient des des navires marchands de la flotte fantôme russe, etc.
1:05
Évidemment, c'est un acte de guerre.
1:07
C'est un acte de guerre.
1:08
C'est évident.
1:09
Un projectile armé qui est envoyé par une puissance ennemie sur un sur un sur sur notre territoire, c'est un acte de guerre.
3:33
Vous avez fait ça avec-
6:31
Comment vous regardez cela ? Est-ce qu'on a raison de faire un lien avec la visite du patron de la CIA à Moscou ? Est-ce que tout à coup tout s'explique ?
6:40
Aïe Aïe Aïe.
6:41
La CIA, j'ai comme un doute tout d'un coup.
6:43
La CIA qui vient parler à un journaliste espagnol Del Mundo, ça pourrait être aussi une très belle opération d'intoxication des Américains.
6:50
Eu égard justement à la qualité des trois pays, la France, l'Espagne et l'Italie avec lesquels Trump a des, a d'énormes comptes à régler depuis des semaines.
6:59
Je vous rappelle, la France, on a eu énormément de mal à se faire accréditer notre ambassadeur à Washington.
7:04
Euh, la France diplomatie, la diplomatie française est très dure à l'égard de, des États-Unis.

19 MINS LATER

26:28
C'est pour ça que parfois, on a l'impression qu'il y a un déséquilibre entre la menace russe au plus haut et notre réponse qui est moins visible.
0:11
Vladimir Poutine n'est-il pas de plus en plus isolé, donc affaibli, Vincent Crouzet ?
0:17
Isolé, oui et non.
0:19
Euh, vous savez, avec les, les BRICS, le, le sud global, il a, il a encore énormément d'alliés.
0:26
Si, s'il venait à perdre le régime iranien, oui, certainement serait-il fragilisé.
0:31
Vous savez, on glose beaucoup sur l'état de la relation sino, sino-russe, mais elle est, elle est très forte.
0:38
Elle est très forte, elle est très solide, euh, avec énormément d'ambiguïtés qui sont, voilà, qui, qui sont, comment dire, diffusées par le pouvoir chinois.
0:47
Mais, euh, on s'en rend compte avec le soutien technologique apporté à la Chine, euh, à la Russie notamment, euh, en matière missilière, en matière de composants électroniques, etc.
1:23
Ça fait la suite de votre-- ça continue votre phrase en fait.
10:56
Mourir pour Dantzig, on en est là ?
10:58
Ce qui est frappant, c'est que le Premier ministre polonais cite la France d'une certaine manière et un auteur français, Maurice Réa, qui écrit effectivement : Nous n'irons pas mourir pour Dantzig.
11:07
On a vu ce qui s'est passé après et les conséquences qu'a eu cette attitude dite à l'époque pacifiste française.
11:14
Euh, on n'en est pas là, mais on n'est pas en Pologne non plus.
11:18
C'est-à-dire qu'on n'a pas euh, voilà.
11:19
Faut-il mourir pour Dantzig ? C'était effectivement avec un point d'interrogation à préciser.
11:24
Mais euh on n'en est pas là.

24 MINS LATER

35:24
La question d'un téléspectateur : qu'il y ait des espions russes aux États-Unis est si étonnant que cela ?
3:06
À huit cents personnes.
3:06
Il a un goûteur.
3:07
Voilà, il a un goûteur de plats, il est quand même, il fait analyser les gens qui l'approchent de près sont obligés de faire des analyses complètes pour prouver qu'ils n'ont pas des tas de maladies.
3:19
Non, non, il est vraiment, il est hyper bunkerisé, oui.
3:22
Et on ne sait jamais vraiment où il est, y compris quand il prend la parole.
3:25
Oui, voilà, il prend soin, il a des, il a des studios.
3:28
On a découvert, les médias russes d'opposition ont mentionné ça, qu'il avait des studios qui étaient tous dessinés pareil.
3:33
Et donc, il les a dans toutes ses résidences et on ne sait pas en fait d'où il parle.
4:55
Quel est votre regard, justement, à la fois sur la façon dont ça a été géré, traité en termes de communication et la façon dont ça se passe ? On précise, on dit un drone russe parce que c'est un Chared hein.
5:05
Apparemment, c'est un drone à réaction Chared, oui, volant entre quatre cent cinquante et six cent kilomètres heure, en fonction eu égard justement au suivi du vol de la, de cet appareil.
5:15
Euh, c'est— les Ukrainiens n'aiment pas, euh, comment dire ? Ils aiment bien déjouer les attentats et ensuite, ils le font savoir.
5:24
Ils ont déjoué à peu près une douzaine d'attentats.
5:26
Le dernier ressemblant d'ailleurs à cette affaire-là, c'est en avril deux mille vingt-quatre en Allemagne, je crois, avec un drone FP- en Pologne, pardon, avec un drone FPV.
5:35
Ça ressemble beaucoup, finalement, à cette affaire-là, à l'affaire moldave.
5:38
Euh, maintenant, on va en savoir un peu plus, sachant que les services de sécurité moldaves, on sait que la Moldavie n'est pas vraiment, euh a quand même une politique assez, euh, assez hostile à celle de la Russie.

12 MINS LATER

18:12
Un ennemi, ça se fabrique.
0:12
La frappe russe sur les services secrets ukrainiens aujourd'hui à Kiev est-elle une fin de non-recevoir aux émissaires américains, Vincent Crouzet ?
0:19
Bah, ils devaient se rendre effectivement dimanche à Kiev normalement, euh, les fameux Kushner ou Witkoff.
0:26
Euh, d'ailleurs ce qui est un peu surprenant c'est que d'abord, ils se rendaient à Moscou et ensuite, ils se rendaient à Kiev.
0:31
Or ça fait quatre ans et demi qu'ils n'ont pas mis les pieds à Kiev, hein.
0:35
Je pense Witkoff a dû se rendre une dizaine de fois, une demie douzaine de fois à Moscou, prendre ses ordres ou pas, je ne sais pas exactement.
1:07
Donc patron de la CIA- Quand le patron de la CIA- La semaine dernière, il--les Ukrainiens avaient respecté la demande de la CIA, enfin des Américains qui avaient dit : Ne frappez pas Moscou pendant qu'on y est.
1:15
Pendant six heures effectivement, uhm, les Ukrainiens avaient euh, bloqué toute attaque sur euh, sur Moscou.
1:23
Maintenant, je, je pense tout de même que c'est— on parlait d'escalade tout à l'heure, de gestes symboliques, de gestes forts.
5:57
Et ce qui nécessite de notre part de déployer un arsenal également complet de contre-mesures, contre-espionnage bien sûr, il y a des mesures diplomatiques et puis il y a des mesures également de contre-attaques.
6:10
On va en parler.
6:10
Qui sera au cœur de cette émission ce soir.
6:14
Que sait-on exactement de cette attaque et plus précisément des suspects ? L'Allemagne a attendu un mois avant de dire c'est la Russie.
6:19
Que sait-on des deux auteurs ? Parce que l'enquête était compliquée, il faut le reconnaître.
6:23
Il y a une enquête de justice qui a été confiée à un département spécialisé dans la lutte contre le terrorisme.
6:28
Et puis il y a une enquête, des enquêtes de presse allemandes qui ont été faites.

20 MINS LATER

26:49
Est-Ce que le fait que la riposte européenne soit aussi floue aujourd'hui, est-ce que c'est volontaire ?
5:48
Est-ce que ça nous donne aussi un autre indice sur le motif de cette visite ? Est-ce que la crainte d'une attaque contre l'OTAN, c'est la crainte d'une attaque en Lituanie ?
5:56
Non, pas nécessairement.
5:57
Peut-être qu'il est allé voir aussi ses homologues baltes.
5:59
Il en a profité pour les voir, mais là, de manière beaucoup plus discrète.
6:02
Vous voyez, on n'a pas été au courant de leur, de leur rencontre.
6:05
Peut-être aussi que ce qu'on appelle le wagon, c'est-à-dire dans, dans les services de renseignement, le moyen pour se déplacer jusqu'à Moscou, donc ce C17 Global Master, était, était, était présent, était déjà déployé, prépositionné à Riga.
6:19
C'est tout à fait possible.
11:01
Mais comment on le recrute ? Comment on arrive à recruter ?
0:55
Est-ce que la réalité est moins glorieuse que la fic- la fiction ?
0:59
La réalité est plus sobre et plus épurée que la fiction.
1:02
Vous savez, les officiers donc traitants, donc ce qui est un petit peu l'aristocratie du métier du renseignement, je n'étais pas officier traitant, moi, pour pour ma part, j'étais un j'étais un agent de terrain.
1:11
Les officiers traitants, eux, bah, ils sont chargés de collecter auprès de leurs sources, de leurs ar- de leurs agents une somme de renseignements chaque jour sous la pression de leur hiérarchie afin de, afin d'information des des hautes autorités.
1:24
Et donc, ben, ils sont chargés de rédiger cinq, six notes jour euh sous la pression euh, dans un bureau qui parfois n'est pas euh, n'est pas formidable.
1:34
Ce sont des gens quand même qui travaillent, qui travaillent dans l'épure, la discrétion et pas nécessairement dans la flamboyance du métier.
4:45
Et il vous appelle et il vous dit : Tu t'es fait piéger.
4:47
Oui, en fait, je suis chargé de récupérer un numéro de téléphone auprès d'une, auprès d'une femme dans un, dans un, dans un restaurant à Paris.

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