C'est vrai que, comment dire, en grandissant enfant unique, on a déjà un petit peu un premier pas dans cette solitude, dans cet état d'esprit de jouer seule, se parler seule, être seule quoi finalement.
Et j'avais un... plusieurs anecdotes, on va dire, de, de, de vie, mais notamment celle d'apprendre à s'ennuyer.
Je pense que l'ennui adulte n'a rien à voir avec l'ennui enfant.
Et aujourd'hui d'ailleurs, je pense qu'on prend beaucoup moins le temps de s'ennuyer.
Quand j'étais petite, j'ai vraiment un souvenir vivide de, d'être seule, enfin d'être seule dans ma chambre et de dire à ma mère que bon bah c'était bon, j'avais lu ce que j'avais envie de lire, j'avais joué, en gros j'avais terminé mon jeu quoi, j'avais fait mon histoire avec mes Polly Pocket et mes Petshop et va savoir.
Et j'étais allée voir ma mère en disant : bah, je m'ennuie maintenant, je fais quoi ? Un petit peu pour avoir recours aux écrans sûrement, voir un film ou une série ou quoi.
Et ma mère m'a juste dit : écoute, c'est bien aussi de s'ennuyer, apprends à t'ennuyer, va dans ta chambre et ennuie-toi.
Pourquoi ? Parce que c'est vrai que c'est prouvé en psychanalyse, en psychologie et en neurosciences que de s'ennuyer, ça vient provoquer le cerveau et ça vient l'appeler à faire autre chose.
Et donc ça vient égayer notre curiosité.
C'est là où on travaille notre curiosité et notre créativité finalement.
Parce qu'en pratiquant l'ennui, on est obligé de venir s'auto-stimuler.
Alors que si on est cent pour cent du temps stimulé par quelque chose, on réfléchit plus vraiment de la même manière et on n'active pas les mêmes neurones.
Vous aurez bien compris que je n'ai pas fait de neurosciences et que je vous explique ça avec un jargon absolument vulgaire, mais il y a de ça.
Et donc c'est une phrase qui m'a un peu marquée parce que sur le coup, j'étais évidemment frustrée.
Je sais plus quel âge j'avais, mais je devais avoir entre huit et douze ans quoi.
Et je me suis dit : ouais, enfin relou, genre, je vais faire quoi en fait ? Je vais m'ennuyer et and so what.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui en tant qu'adulte, je trouve qu'on a peur de s'ennuyer.
On nous a trouvé des moyens de se sevrer, que ce soit les écrans, le scrolling, le bruit constant, la musique, le, les réseaux sociaux, les vidéos.
Maintenant, on est tout-- cent pour cent du temps stimulé et c'est impossible de s'ennuyer quelque part.
Si on a accès à tout ça et qu'on ne se met pas un contrôle parental nous-même sur nos écrans, on revient à ce statut d'enfant qui ne veut pas être dans un calme plat.
On a du mal à trouver ça.
Encore plus quand on habite dans des grandes villes comme Paris où quand on sort, la sti-, la stimulation, elle est à chaque coin de rue.
Et moi je sais que j'ai souvent eu du mal à être seule au début quand j'ai eu mon appartement.
C'est vrai que, comment dire, en grandissant enfant unique, on a déjà un petit peu un premier pas dans cette solitude, dans cet état d'esprit de jouer seule, se parler seule, être seule quoi finalement.
Et j'avais un... plusieurs anecdotes, on va dire, de, de, de vie, mais notamment celle d'apprendre à s'ennuyer.
Je pense que l'ennui adulte n'a rien à voir avec l'ennui enfant.
Et aujourd'hui d'ailleurs, je pense qu'on prend beaucoup moins le temps de s'ennuyer.
Quand j'étais petite, j'ai vraiment un souvenir vivide de, d'être seule, enfin d'être seule dans ma chambre et de dire à ma mère que bon bah c'était bon, j'avais lu ce que j'avais envie de lire, j'avais joué, en gros j'avais terminé mon jeu quoi, j'avais fait mon histoire avec mes Polly Pocket et mes Petshop et va savoir.
Et j'étais allée voir ma mère en disant : bah, je m'ennuie maintenant, je fais quoi ? Un petit peu pour avoir recours aux écrans sûrement, voir un film ou une série ou quoi.
Et ma mère m'a juste dit : écoute, c'est bien aussi de s'ennuyer, apprends à t'ennuyer, va dans ta chambre et ennuie-toi.
Pourquoi ? Parce que c'est vrai que c'est prouvé en psychanalyse, en psychologie et en neurosciences que de s'ennuyer, ça vient provoquer le cerveau et ça vient l'appeler à faire autre chose.
Et donc ça vient égayer notre curiosité.
C'est là où on travaille notre curiosité et notre créativité finalement.
Parce qu'en pratiquant l'ennui, on est obligé de venir s'auto-stimuler.
Alors que si on est cent pour cent du temps stimulé par quelque chose, on réfléchit plus vraiment de la même manière et on n'active pas les mêmes neurones.
Vous aurez bien compris que je n'ai pas fait de neurosciences et que je vous explique ça avec un jargon absolument vulgaire, mais il y a de ça.
Et donc c'est une phrase qui m'a un peu marquée parce que sur le coup, j'étais évidemment frustrée.
Je sais plus quel âge j'avais, mais je devais avoir entre huit et douze ans quoi.
Et je me suis dit : ouais, enfin relou, genre, je vais faire quoi en fait ? Je vais m'ennuyer et and so what.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui en tant qu'adulte, je trouve qu'on a peur de s'ennuyer.
On nous a trouvé des moyens de se sevrer, que ce soit les écrans, le scrolling, le bruit constant, la musique, le, les réseaux sociaux, les vidéos.
Maintenant, on est tout-- cent pour cent du temps stimulé et c'est impossible de s'ennuyer quelque part.
Si on a accès à tout ça et qu'on ne se met pas un contrôle parental nous-même sur nos écrans, on revient à ce statut d'enfant qui ne veut pas être dans un calme plat.
On a du mal à trouver ça.
Encore plus quand on habite dans des grandes villes comme Paris où quand on sort, la sti-, la stimulation, elle est à chaque coin de rue.
Et moi je sais que j'ai souvent eu du mal à être seule au début quand j'ai eu mon appartement.
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