Denis CheissouxHost
« Par où vais-je passer ? Quel détroit ? A quelle hormouse ? » La croisière galère, la croisière s'amuse.

Au milieu des bancs de colère, les portefeuilles à l'envers n'en peuvent plus de payer les erreurs de leurs responsables politiques.

Et pendant ce temps, en Haute-Savoie, 16 kilomètres d'autoroutes attendent de lancer leur modernité au pied du Chablais.

On peut sûrement arrêter un buffle ou un bison lancé à pleine allure d'une balle entre les deux yeux, vous diront les chasseurs et les cow-boys, mais pour les engins de chantier qu'on en voit raser la planète, c'est la cabine qu'il faudrait viser.

Un ouvrier exécute les ordres d'abattre et de ravager bois et forêts, ordre venu de bureaux cossus où les décisions se prennent à l'abri des intempéries.

Mais dans la cabine, avant d'être automatisé, ce salarié n'en pense peut-être pas moins.

Alors nous, nous n'avons qu'une arme, qu'un cœur, des larmes, des rêves de réconciliation avec le vivant et un peu quand même de réflexion sur la trajectoire de cette société de folie qui livrera ses eaux en bouteille encore plus vite grâce à cette danonne autoroute Mais qui n'est pas que d'un autre autoroute.

Alors, grimpons, oui, grimpons comme des écureuils dans les arbres que nous savons condamner.

Ben oui, bien sûr, à 69 hier, à 412 aujourd'hui, de castres au Chablais pour gagner 15-20 minutes en voiture.

Un reblochon au goût d'asphalte, c'est le progrès, ça vous dit ? Tout le monde est pour cela ? Non, non, car vous avez plein de petits villages qui résistent encore et toujours en France.

« Par où vais-je passer ? Quel détroit ? A quelle hormouse ? » La croisière galère, la croisière s'amuse.

Au milieu des bancs de colère, les portefeuilles à l'envers n'en peuvent plus de payer les erreurs de leurs responsables politiques.

Et pendant ce temps, en Haute-Savoie, 16 kilomètres d'autoroutes attendent de lancer leur modernité au pied du Chablais.

On peut sûrement arrêter un buffle ou un bison lancé à pleine allure d'une balle entre les deux yeux, vous diront les chasseurs et les cow-boys, mais pour les engins de chantier qu'on en voit raser la planète, c'est la cabine qu'il faudrait viser.

Un ouvrier exécute les ordres d'abattre et de ravager bois et forêts, ordre venu de bureaux cossus où les décisions se prennent à l'abri des intempéries.

Mais dans la cabine, avant d'être automatisé, ce salarié n'en pense peut-être pas moins.

Alors nous, nous n'avons qu'une arme, qu'un cœur, des larmes, des rêves de réconciliation avec le vivant et un peu quand même de réflexion sur la trajectoire de cette société de folie qui livrera ses eaux en bouteille encore plus vite grâce à cette danonne autoroute Mais qui n'est pas que d'un autre autoroute.

Alors, grimpons, oui, grimpons comme des écureuils dans les arbres que nous savons condamner.

Ben oui, bien sûr, à 69 hier, à 412 aujourd'hui, de castres au Chablais pour gagner 15-20 minutes en voiture.

Un reblochon au goût d'asphalte, c'est le progrès, ça vous dit ? Tout le monde est pour cela ? Non, non, car vous avez plein de petits villages qui résistent encore et toujours en France.
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