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Philippe Gelie

Philippe Gelie

Sep 23, 2026

0:37
Question de Daniel en Belgique, comment Donald Trump peut-il encore faire passer son escapade iranienne pour une victoire alors que le monde entier lui en veut ?
0:45
On revient sur la relation avec la presse.
0:48
Trump est dans une, la création de faits alternatifs, d'un récit alternatif dans lequel il est vainqueur partout.
0:55
Donc évidemment, il ne peut pas supporter que des médias passent son temps à dénoncer ses mensonges.
1:02
Et c'est pour ça aussi qu'il se contente pas de critiquer les analyses des médias.
1:05
Il a besoin de les délégitimer totalement et de dire que ce sont que des fake news, des menteurs, des criminels qui menacent la sécurité nationale.
1:14
Et donc voilà, on en arrive au point où son escapade iranienne peut passer pour une victoire.
4:32
Vous avez fait un parallèle tout à l'heure.
8:03
Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a eu après le discours d'Emmanuel Macron qui, sans citer les États-Unis, l'Amérique, sans citer Donald Trump, a quand même clairement adressé un message au président des États-Unis sur la guerre en Iran, considérant que prendre la force pour changer un régime, ça ne marchait pas.
8:20
Oui, alors ça, c'est un discours qui dépasse Emmanuel Macron et qui est très ancien.
8:24
Je vous rappelle qu'il y a presque vingt-cinq ans, la France avait par exemple refusé de participer à la guerre en Irak, qui avait déjà pour objectif de changer le régime irakien par la force en renversant Saddam Hussein.
8:37
Mais effectivement, sur ce sujet précisément de l'Iran, Monsieur Macron a proposé une solution un peu de sortie, c'est-à-dire une résolution du Conseil de sécurité qui obligerait à une libre circulation dans le détroit d'Ormuz, qui impliquerait à la fois l'arrêt des attaques iraniennes, mais également la levée du blocus qu'exercent aujourd'hui les États-Unis sur les exportations de l'Iran.
8:59
Et c'est vrai qu'en creux, moi, je ne lis pas tout à fait le discours du président iranien.
9:03
Moi, je l'ai quand même lu comme l'aveu en creux des difficultés de l'Iran quand il demande la levée du blocus et la restitution des avoirs.
9:10
C'est quand même aussi la reconnaissance que sur le plan économique, aujourd'hui, ce blocus fait très mal à l'économie iranienne.

19 MINS LATER

28:17
Est-ce qu'il est-ce qu'il arrive affaibli de de ses échecs ? On a même dit aussi sur ce plateau qu'il était plus en capacité parce qu'il avait plus les munitions pour aller euh finir le boulot.
0:02
Donald Trump parviendra-t-il à faire oublier la guerre en Iran et l'explosion des prix aux électeurs ?
0:07
Je pense que ce qui va être le plus compliqué, c'est l'explosion des prix.
0:10
D'autant plus que lui va partout disant que tout va très bien et que les prix baissent et que réellement, les, l'inflation est là et que les prix augmentent.
0:18
L'essence a augmenté de presque vingt-cinq pour cent.
0:21
Si les élections lui sont défavorables, ce sera surtout sur la question du pouvoir d'achat.
0:25
C'est court hein.
2:17
Et les démocrates dans tout ça ?
2:19
Ce sont les meilleurs amis de Donald Trump dans l'élection, franchement, parce qu'ils sont très divisés.
8:19
Est-ce qu'il peut acheter le vote de cette façon-là ? Il dit pas votez pour moi, mais il dit si on gagne, vous aurez ce chèque, ce qui revient quand même un peu au même.
8:27
Bah, on oublie quand même parfois que Donald Trump est d'abord un homme de télévision.
8:32
Donc on le voit tenir des propos extravagants qui ont pour objet de capter l'attention.
8:40
S'il dit, je vais vous faire une remise de cent dollars de vos impôts prélevés à la source, ça n'a aucun effet de communication.
8:48
Même chose pour ce qu'il dit dans dans cette convention à Dallas, le but, c'est de capter l'attention et qu'on parle de ce qu'il a décidé qu'on parle.
8:56
Et la preuve, ça marche puisqu'on en parle.
8:59
Puis et sur les cinq-mille dollars, alors comment ça marche ? Il faut que ce soit de toute façon autorisé par le Congrès.

26 MINS LATER

34:48
Il s'agit déjà de tenter de rassembler autour de JD Vance, de le tester d'ores et déjà maintenant.
0:36
Cela prépare-t-il plutôt un putsch pour rester au pouvoir ? Philippe Gélie.
0:41
Alors un putsch des militaires, j'en doute fort.
0:47
Donald Trump a toujours défié la loi, quelle qu'elle soit, y compris la loi de la gravité universelle, je pense, et la loi de la guerre, la loi de l'économie avec les droits de douane.
0:58
Pourquoi se soumettrait-il tout d'un coup à cette règle de la Constitution qui limite à deux mandats ? Enfin, j'ai mes doutes.
1:07
Et a fortiori, quand on regarde de près ce qu'il fait, on en parlait tout à l'heure sur les élections, pour en contester la validité, empêcher le résultat des urnes de s'exprimer librement.
1:20
Oui, il y a des choses très inquiétantes.
2:38
Et c'est la question-
2:39
Pourtant, il a voulu donner une leçon au pape.
4:58
Si je vous suis, on n'est pas à la recherche d'une taupe, c'est plutôt une fronde qui commence à émerger, un début de fronde ?
5:05
Je pense que du côté de la presse américaine, c'est absolument normal.
5:09
Ça s'est toujours passé comme ça.
5:10
Ce qui n'est pas normal, c'est la réaction de l'administration qui est, qui est encore plus parano que d'autres.
5:16
Il y en a eu précédemment à l'époque de George W. Bush.
5:21
Il n'aimait pas non plus les fuites.
5:22
Là, c'est une fuite dommageable puisqu'elle expose une faiblesse des États-Unis vis-à-vis des ennemis.

23 MINS LATER

28:13
Ce que fait J.D. Vance.
0:20
De terrorisme d'État.
0:22
On parlait jusqu'à maintenant de guerre hybride.
0:24
Je pense que ça laissait une marge de manœuvre à la, au déni plausible.
0:30
Euh, quand vous n'êtes pas sûr de qui a perpétré cet acte de sabotage, cette opération de déstabilisation, on est quand même dans une guerre souterraine.
0:41
Et tant qu'on est dans la guerre hybride avec un, un act-, un ennemi qui est un peu fantomatique, eh ben, on n'est pas obligé de, de le désigner et de réagir.
0:51
Quand ça franchit le seuil qu'on a évoqué tout à l'heure de la guerre hybride, là, ça devient plus compliqué d'être dans ce déni.
2:47
Les Shahed.
2:47
Les Shahed iraniens fournis par l'Iran à la Russie qui les améliore et qui va bientôt les rendre améliorés à l'Iran, qui va les utiliser contre les monarchies du Golfe ou les Américains.
6:48
D'accord.
6:49
On est quand même dans une réa-réaction diplomatique.
6:52
On est un peu au-delà du froncement de sourcils, mais bon, euh, ça fait-- je crois pas que ça suffise à faire peur à Vladimir Poutine.
6:58
Quand on parle de seuil, bien sûr qu'on est encore au-dessous du seuil de la guerre conventionnelle, de la guerre directe, mais on est au-dessus du seuil de la guerre hybride.
7:06
Et maintenant, c'est ce qui est admis, y compris par les, par les cibles.
7:10
Donc, euh, comme vous l'avez dit au début, la question qui se pose, c'est celle de la réponse.
7:14
Comment les Européens, comment l'OTAN, qui ne veut pas, qui ne veulent pas se laisser entraîner dans une escalade et dans une confrontation directe avec la Russie, as-arrivent à trouver la parade pour faire cesser ce, ce type de comportement de Vladimir Poutine qui Pour l'instant, considère qu'il a open bar.

23 MINS LATER

30:23
Euh, nous sommes, entre guillemets, tous Européens, membres de l'OTAN, des cibles pour Vladimir Poutine ou est-ce qu'il a, euh, des adversaires privilégiés ?
5:14
Est-ce que c'est ce type d'enquête qu'il faut mener ?
5:17
Non, non, il n'y a aucune enquête.
5:18
Ils ont tous parlé et ils le savent.
5:20
Vous avez la même représentation il y a quelques mois dans l'interview organisée par Susie Wiles dans Vanity Fair, où elle met d'ailleurs en photo tous ceux qui ont parlé, qui sont cités dans le journal, y compris la partie où elle explique qu'il faut traiter Donald Trump comme son grand-père ou son père alcoolique, je cite, parce que c'est elle qui le dit.
5:41
Et en fait, elle les prend tous en photo parce que tout le monde se tient.
5:44
En fait, tout le monde exprime sa frustration du moment, tout le monde donne un bout d'information.
5:49
Et en fait, on est dans le Watergate, c'est-à-dire dans Les hommes du président, All the President's Men, où la reconstitution des dialogues se fait par des sources diverses et compatibles avec des variations millimétriques.

52 MINS LATER

58:09
Zoran Mamdani est-il plutôt d'extrême gauche, de centre-gauche ou socialiste ?
31:12
Général.
31:12
Oui oui, je, je concoure.
31:14
Mais en fait, il y a eu un élé-, un événement très important qui s'est passé il y a quelques mois, c'est le changement du ministre de la Défense ukrainien.
31:22
Euh, c'est l'ancien ministre du Numérique qui, par parenthèse, avait sauvé quand même l'Ukraine d'une catastrophe après l'attaque cyber contre le système Ighazat, grâce aux relations qu'il avait tissées avec Elon Musk et donc avec Starlink.
31:39
Et c'est lui qui, dans les premiers jours, a sauvé vraiment le...
31:41
Et là, le fait de lui donner les commandes.
31:43
D'abord, il est très jeune, je crois qu'il a trente-cinq, quarante ans, pas plus.
32:46
Et donc, ils veulent quoi savoir ? Ils veulent aller au bout ? Ils veulent reprendre les territoires perdus ? Ils veulent voir le régime à terre ? Ils veulent aller jusqu'où ?
0:48
Avec Poutine, par exemple, ça n'a pas fonctionné cette espèce de relation qu'il a voulu.
0:52
Pour l'instant, oui, en effet, mais bon, il continue à traiter Vladimir Poutine comme un interlocuteur fiable, privilégié presque.
1:03
En tout cas, il le maltraite beaucoup moins que ses supposés alliés européens.
1:08
Mais je pense que chez Xi Jinping, il y a beaucoup plus de distance et de méfiance vis-à-vis de cette posture et qu'il ne s'imagine pas que les intérêts américains et les intérêts chinois vont coïncider comme ça comme par magie parce que deux personnes se mettent d'accord autour d'une table.
1:26
Donc, je pense que c'est un biais trumpien, en grande partie, lié à sa personne, à sa personnalité.
4:40
Allez, très rapidement, Sébastien, dans le Calvados, la Chine s'est-elle engagée à aider au déblocage d'Ormuz ? Non, pas en ces termes.
4:48
Elle a répété sa position de principe, mais il y a quand même un point qui mérite d'être relevé, c'est qu'elle s'est prononcée contre des péages, alors que pour l'instant, les bateaux chinois sont réputés payer, y compris en yuan, en monnaie chinoise.
5:01
Et donc cette position de principe qui est alignée avec celle des Européens et des Américains, c'est un petit point marqué, on dira.
15:07
Mais bonne question.
15:08
Bonne question, très pertinente euh.
15:10
Je ne vois pas, honnêtement, en échange de quoi il pourrait lâcher Taïwan, sinon en échange de la, sa propre crédibilité et de la crédibilité des États-Unis sur la scène internationale.
15:21
C'est-à-dire que ça serait un aveu de naïveté considérable.
15:25
Et je ne pense même pas que les Chinois euh lui mettent en main un marché de ce type-là.
15:31
Tout est beaucoup plus subtil.
15:33
Quand on entend Donald Trump face à Xi Jinping, on est quand même frappé par le décalage entre l'hyperbole américaine et la nuance, la subtilité du discours chinois.

12 MINS LATER

28:09
Il a rappelé que la position américaine, c'était toujours celle du statu quo.

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