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Jérôme Jaffré

Jérôme Jaffré

Political analyst

Oct 1, 2026

0:51
La question de Philippe en Isère : Ne pensez-vous pas que vouloir faire payer les inscriptions en BTS et en prépa actuellement relève de la provocation, Jérôme Jaffré ?
0:59
Bah, c'est sûr que ça tombe incroyablement mal dans la présentation budgétaire de se trouver dans cette situation.
1:06
L'argument du gouvernement, c'est que jusqu'à présent, pour les BTS et les classes préparatoires, en termes de frais d'inscription, de droits d'inscription, c'était soit rien, soit extraordinairement faible par rapport au reste.
1:17
Donc, il y a un alignement.
1:19
Quand on cherche de l'argent de façon désespérée, euh et tout ce que vous venez de dire va dans ce sens, on se dit : bon bah, c'est pas choquant.
1:27
Euh, on leur demande cent quatre-vingt euros à l'année en BTS, c'est pas choquant par rapport à tout ce qu'ils ont.
1:33
Oui, mais ça tombe incroyablement mal parce que les étudiants qui vont en BTS, les élèves qui vont en BTS, les lycéens qui manifestent et qui projettent d'aller en BTS, ils reçoivent ça comme une claque.
1:55
Ah, on verra.
4:29
Dans le contexte que l'on voit avec une manifestation qui grossit, est-ce que vous vous dites que le gouvernement est complètement dépassé ?
4:36
Oh, je n'oserais pas aller jusque-là.
4:38
Ce qui est certain, c'est que ces mesures ne vont pas durer longtemps.
4:42
Euh, si le ministre de l'Éducation est ce soir sur France deux, c'est probablement aussi pour dire qu'on s'est mal compris sur ce sujet et qu'on ne va pas faire payer pour rentrer dans les BTS, car effectivement, là, la symbolique est absolument redoutable.
4:57
Le gouvernement n'anticipe pas, mais le gouvernement sait depuis un certain temps que le pays est une poudrière.
5:03
Et voilà.
5:04
Donc alors, on attendait plutôt que ce soit les carburants qui provoquent un mouvement type gilet jaune.

18 MINS LATER

23:15
C'est ce qu'a dit Bali Bagayoko, d'ailleurs, le maire de Saint-Denis.
0:57
Ce n'est pas ce qu'ils disent non plus.
0:58
Pas gouverner uniquement à coups de référendum.
1:00
Le référendum ça sert à changer la Constitution ou bien à faire passer des lois par voie référendaire pour empêcher le Conseil constitutionnel de les désosser.
1:08
Mais ça ne peut pas permettre de couvrir tout le champ du du pouvoir.
1:12
En revanche, on voit que le RN et d'autres candidats espèrent doter leur début de quinquennat d'un élan par l'approbation référendaire du peuple sur des textes fondamentaux.
1:21
N'oublions pas aussi qu'Emmanuel Macron a promis à plusieurs reprises de consulter les Français par référendum.
1:26
Il ne l'a jamais fait, il ne le fera sans doute jamais.
3:46
Alors Édouard Philippe ne veut pas de primaire, mais c'est quand même à lui de trouver les solutions puisqu'il est favori et qu'il doit appeler, amener les autres à à le suivre.
13:44
Jérôme Jaffré, quelle est votre lecture sur est-ce que c'est une façon de tourner le dos à cette stratégie de dédiabolisation, comme on l'a longtemps dit, du Rassemblement national, une sorte de retour aux fondamentaux ?
13:55
Je partage en partie ce que vient de dire Christophe Barbier.
13:59
Il y a une volonté absolue de différenciation.
14:02
On n'est pas la même chose que la droite modérée et je remarque que la droite modérée avait quand même ouvert le couvercle.
14:10
C'est-à-dire que, par exemple, Gabriel Attal voulait interdire le port du voile aux jeunes filles de moins de quinze ans.
14:17
Il avait commencé par dire ça, que Édouard Philippe a sorti le problème du droit d'asile à Mayotte.
14:23
Bref, c'est la droite modérée qui est revenue sur les thèmes immigrationnistes déjà.

41 MINS LATER

55:19
Avec qui peut-il avoir l'espoir de trouver des compromis à huit mois d'une présidentielle ?
21:09
C'est vrai qu'on a envie d'être un peu une petite souris parce qu'il y a une réunion en ce moment qui se joue au Rassemblement national.
21:15
Une partie de ses équipes, certainement, la pousse parce que d'abord, ils sont proches du chef et changer de chef, c'est jamais bon dans un parti, que Jordan Bardella, c'est très lourd et qu'en plus, si vous voulez, il y a une complémentarité qui fonctionne.
21:29
Ils avaient trouvé le binôme.
21:30
Euh Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République et Jordan Bardella, candidat Premier ministre et faisant des ouvertures qui n'engagent à rien tant que Marine Le Pen n'approuve pas.
21:40
C'était parfait comme système.
21:42
Et donc, euh, si on revient là-dessus, parce que la difficulté aussi de la faire, et c'est l'immense intérêt de ce jugement, c'est que ça n'arrête pas la carrière politique de Marine Le Pen.
21:53
Marine Le Pen, elle va pouvoir se présenter, par exemple, à la députation.

17 MINS LATER

38:58
Il avait intégré le fait qu'il serait celui qui porterait les couleurs du RN à la présidentielle.
5:20
Comment vous, vous l'expliquez ? Est-ce que c'est le syndrome du tout pour ma gueule, comme le dit François Bayrou ?
5:26
Oui, François Bayrou, expert des élections présidentielles, puisqu'il a été trois fois candidat et semble-t-il sorti de ce syndrome qu'il dénonce, on peut l'en féliciter.
5:35
Euh, et donc c'est ça.
5:37
Pourquoi autant de candidats ? Parce que c'est pas encore des vrais candidats pour la plupart, hein, ce sont des annonces.
5:43
C'est, c'est, c'est-- Mais le problème, c'est qu'il y a plus la régulation politique.
5:48
L'organisation politique du pays n'existe plus.
5:51
Les partis sont faibles et donc ils n'ont pas l'autorité pour s'imposer.
7:54
Alors qu'il n'est pas officiellement candidat.

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