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Hélène Dupuy

Jul 26, 2026

9:38
En moyenne, elles ont moins de levrauts que les lapines ont de lapereaux.
9:43
Oui, c'est ça.
9:44
Chez les lapines, c'est entre quatre et douze, donc ça peut être assez énorme.
9:48
Chez les, chez les lièvres, c'est entre deux et trois levrauts, euh, pas plus.
9:52
Ils ont la particularité, on en a parlé, d'être autonomes très rapidement.
9:56
Donc ils naissent déjà poilus, ils ont les yeux ouverts, ils ont déjà la mâchoire opérationnelle, on va dire, pour se nourrir, euh, puisque la hase les laisse dans la petite dépression, dans la forme qu'elle a aménagée, c'est un bien grand mot, puisqu'elle fait que légèrement creuser un petit peu plus si jamais il y a besoin.
10:12
Donc elle les laisse là, en fait, toute la journée, elle revient les allaiter régulièrement.
12:12
Est-ce que tu nous dirais pas un mot, c'est vrai qu'on a peu parlé de lui jusqu'à maintenant, sur le lièvre variable, euh, sur sa fameuse capacité à changer de couleur ?
0:56
Boxer.
0:57
Et se boxer, voilà, c'est comme s'ils se boxaient, euh.
0:59
Donc, ils peuvent se mordre, hein, ils peuvent se donner des coups de pattes qui peuvent être assez violents.
1:03
Et tout ça, ça serait pour accéder, donc, à l'accouplement.
1:06
C'est les mâles, hein, qui bouquinent et ils font ça autour des femelles qui sont en œstrus, donc qui sont disponibles pour l'accouplement.
1:12
Et donc, euh, ça a donné un petit peu cette, euh, je pense, cette légende du lièvre fou parce qu'on a l'impression, euh, qu'ils ont complètement perdu leur méfiance.
1:19
Ils sont vraiment occupés à, à se quereller et pas trop à, à faire attention, justement, à, s'y a des observateurs, des prédateurs ou, euh, ou ce qui se passe autour d'eux, quoi.
1:29
Est-ce qu'il y a d'autres aspects sur la biologie et le comportement de cet animal qu'on n'a pas signalés ?
0:22
Tu l'as dit, il a une stratégie de multiplication, bah, justement, qui est, qui est vraiment basée sur le nombre, hein, et pas sur d'autres critères.
0:30
Oui, c'est ça.
0:31
Mais après, il faut avoir en tête, comme pour beaucoup d'espèces, hein, y a énormément de mortalité, euh, au stade juvénile pour les petits.
0:38
C'est-à-dire que la descendance théorique d'un couple de lapins, quand on parle de cinq portées par an avec quatre à douze lapereaux par portée, ça peut être énorme, mais il y a à peu près, euh, 75 % de mortalité pendant la phase d'allaitement chez les petits.
0:52
Et en plus, il y a les femelles qui ont la capacité de faire une résorption embryonnaire, un genre d'avortement avant, avant la naissance, si les conditions ne sont pas favorables.
1:01
Et donc, euh, il se trouve que les lapins n'ont pas du tout cette dynamique, euh, on va dire énorme pour laquelle ils auraient la capacité avec ces, ces quatre à douze lapereaux cinq fois par an.
1:57
Qu'est-ce que tu peux nous dire sur cette affaire ?
1:59
Oui, bah, t'as brossé le, le tableau, c'est à peu près ça.
6:25
Est-ce que ça serait pas utile, Hélène, qu'on le compare avec le lièvre pour voir les différences ?
6:30
Oui, pour le distinguer.
6:31
Alors, c'est vrai qu'ils ont à peu près la même morphologie.
6:34
Une des grandes différences qui est facilement, euh, visible, c'est la longueur de leurs oreilles.
6:39
Ils ont tous les deux des grandes oreilles, mais il se trouve que le lapin a les oreilles quand même qui ne dépassent pas la longueur de la tête, alors que le lièvre a des oreilles bien plus longues.
6:47
Ils ont tous les deux la queue qui est blanche sur le, sur le dessous et ça se voit bien quand il s'enfuit.
6:53
Ensuite, les pattes postérieures du lapin sont quand même moins développées que celles du lièvre.
8:40
Notamment, je crois savoir que les petits lapins naissent tout nus et aveugles alors que les petits levrauts naissent poilus et qu'ils sont beaucoup plus précoces.
0:55
Est-ce que tu me confirmes tout ce que je dis là ?
0:57
Oui, alors si on parle de l'écureuil gris, c'est une espèce qui effectivement a un caractère invasif, c'est-à-dire qu'elle arrive à, à être plus compétitrice que l'écureuil roux dans certains contextes.
1:08
Il se trouve que l'écureuil roux peut quand même s'en sortir dans certains types d'habitats parce qu'il est plutôt, on va dire, inféodé, adapté aux forêts résineuses.
1:17
Donc l'écureuil roux se nourrit principalement de graines de résineux.
1:21
Par contre, l'écureuil gris, effectivement, il est plus compétitif dans les forêts de feuillus, notamment parce qu'il digère beaucoup mieux les glands.
1:27
Donc c'est pas du tout un aliment qui n'est absolument pas consommé par l'écureuil roux, c'est je-- pas noir ou blanc, mais par contre, effectivement, il y a une espèce ou l'autre qui est plus compétitive suivant le type d'habitat.
1:38
Après, en fait, vis-à-vis des populations d'écureuils roux, en France, pour l'instant, on n'a pas d'écureuils gris signalés, à ma connaissance en tout cas.
3:25
Et donc, parle-moi de ce binôme-là.
7:30
Qu'est-ce qu'il mange ? Qu'est-ce qu'il fait ? Pourquoi cet animal véhicule ce, ce gros symbole, là, de, de prévoyance ?
7:37
Ben, en fait, c'est, c'est un animal qui est actif toute l'année, qui n'hiberne pas.
7:42
Et donc en fait, il a tendance à faire des réserves pour pouvoir passer la mauvaise saison qu'est la saison hivernale, qui est plus compliquée puisqu'il y a moins de, de fruits produits par les arbres.
7:50
En fait, il se nourrit en grande majorité de graines.
7:53
Alors, il préfère les graines de conifères.
7:55
C'est pour ça qu'il retrouve plus inféodé à la base aux forêts de résineux ou aux forêts mixtes, donc avec des résineux et des feuillus.
8:02
Et en fait, il cueille les cônes sur les arbres et puis il épluche très délicatement chacune des écailles pour récupérer les graines qui sont à l'intérieur.
10:45
Hélène, est-ce que tu peux enchaîner sur ces histoires de cachettes qui sont écologiquement hyper importantes ?
3:53
Là, c'est quoi le truc caractéristique du muscardin ?
3:56
Alors, il fait un cercle assez parfait sur la noisette et en fait, les bords intérieurs de l'ouverture sont lisses.
4:02
Il donne des coups de dents de manière latérale, c'est-à-dire qu'il tourne sa noisette quand il la mange, contrairement au campagnol et au mulot qui donnent des coups de dents de haut en bas en fait.
4:11
Lui, il la tourne, ce qui donne cette impression de vraiment bordure lisse à l'intérieur de la noisette.
4:16
Alors, pour pas s'épuiser à chercher des noisettes et à en étudier des tonnes, le muscardin, en fait, il a la particularité aussi de manger les noisettes au-- souvent à l'extrémité des branches du noisetier, alors que les mulots, les campagnols vont plutôt ramasser les noisettes qui sont déjà au sol et les consommer au niveau du pied de l'arbre.
4:34
Donc quand on voit un gros tas de noisettes au pied d'un noisetier, ça sert pas forcément à grand-chose d'aller les ramasser pour essayer de détecter le muscardin.
4:40
Par contre, d'utiliser la périphérie à la verticale de l'arbre et d'aller chercher les quelques noisettes qui sont tombées à l'aplomb des branches basses extérieures de l'arbre.
5:57
C'est ça ?
2:59
On le trouve où ? Il ressemble à quoi ? Qu'est-ce que tu peux nous dire sur le loir ?
3:05
Oui, donc le loir, il fait partie de la famille des Gliridés et qui appartient au grand groupe, on va dire, des rongeurs.
3:11
Je dis le mot groupe parce qu'en fait, c'est un groupe polyphylétique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas un seul ancêtre commun, mais il y a des ressemblances morphologiques entre toutes les espèces qui en font partie.
3:20
Donc le loir, c'est le plus gros des Gliridés.
3:23
Il peut faire autour de cent grammes, voire jusqu'à cent quatre-vingt grammes juste avant l'hibernation, on va dire, parce que ces trois espèces-là sont des espèces qui sont hibernantes.
3:32
Donc, elles ont la caractéristique de faire des réserves de graisse, en fait, avant l'hiver.
3:36
Et lui, alors, il est gris de manière assez uniforme.
8:03
Je te laisse nous expliquer ce que ça veut dire.
1:52
Alors toi, Hélène, par contre, je sais que t'as des billes, je sais pas pourquoi, sur Hamelin, le célèbre joueur de flûte d'Hamelin.
2:00
Oui, ben, c'est quelque chose que j'avais déjà lu ou entendu.
2:03
Et là, j'ai-- je suis retournée chercher l'information.
2:05
Hamelin, c'est, euh, un village en Allemagne et en fait, il y a une, une légende, tout un, un mythe autour de, de cette ville qui était infestée par les rats.
2:14
Et jusqu'au jour où arrive un joueur de flûte, euh, qui est en fait un dératiseur qui, grâce à la mélodie de sa flûte, arrive à attirer tous les rats, euh, du village dans un cours d'eau attenant pour-- et donc les rats se noient.
2:27
Donc, si on fait le parallèle, on, on s'imagine que ça doit être plutôt des rats noirs et pas des rats surmulots, puisque le rat surmulot nage, nage très bien.
2:35
Euh, mais en tout cas, c'est la, c'est la légende.

8 MINS LATER

10:32
En 2007.
0:28
Invention de la tapette, ça serait quand ?
0:31
Eh ben, c'est autour des années 1870, 1890.
0:35
En gros, il y a une personne qui aurait présenté des évolutions de premiers prototypes en 1878 et il a même été médaillé pour l'occasion.
0:44
Ça ressemblait à une, une tapette à souris comme on les connaît actuellement avec une planche de bois et un système de ressort, sauf qu'il n'y avait pas la planche de bois.
0:52
Voilà, donc c'est un des premiers, euh, des premiers prototypes qui a été mis en place.
0:56
Et ensuite, ben, de toute manière, l'homme n'a fait que augmenter et montrer tout son potentiel d'inventivité parce qu'il y a énormément de, de pièges différents qui existent hein, pour les souris et les rats, que ce soit plutôt des pièges trappes, on va dire, où les animaux rentrent entièrement dedans, qui soient tuants ou pas, ou alors les pièges directement à l'air libre.
1:15
Et sans compter, euh, tout ce qui est plutôt emploi de, de molécules chimiques pour tuer les animaux.

6 MINS LATER

7:23
Est-ce que ça te dit quelque chose ?
9:00
Est-ce que tu as des billes là-dessus ?
9:03
Oui, ben en fait, toutes les espèces de campagnols ne sont pas, euh, soumises à des pics de pullulation, mais c'est le cas des, des espèces qui se retrouvent pas mal en prairie.
9:12
Et on peut parler, euh, plus précisément du cas du campagnol terrestre, euh, donc, euh, le campagnol, euh, Arvicola amphibius.
9:20
C'est une espèce, en fait, qui, euh, qui a des cycles assez longs de six, huit ans.
9:24
Et dans ce cycle-là, il peut y avoir jusqu'à deux ans, en fait, de pullulation, donc avec des, une abondance qui est énorme, plus de dix mille individus à l'hectare, localement, par exemple.
9:32
Il a été assez étudié dans le Jura, où en fait, les systèmes agricoles avec, euh, beaucoup de systèmes en herbe, euh, favorisent son, son développement et, et ces pics de pullulation-là.
9:43
Donc, il y a eu beaucoup, euh, auparavant, de lutte, euh, qui a été faite de manière chimique contre ces espèces-là. Euh, on s'est rendu compte, euh, bon, pour certains, ils le savaient dès le début, mais en tout cas, c'est pas forcément ceux qui étaient les plus écoutés, mais que cette lutte chimique a un, un impact, euh, non seulement sur les campagnols, effectivement, mais aussi sur tout le reste de la chaîne alimentaire.
12:40
Euh, est-ce que, euh, on a tout dit sur les campagnols ? Euh, est-ce que tu désires ajouter des choses ?
6:41
Mais est-ce qu'on peut dire qu'il y en a un qui est sauvage et qui vit dans la forêt et que l'autre, elle vit autour de nous, commensale dans les maisons ? Ou comment tu différencierais les mulots des souris ?
6:51
Non, c'est pas si évident que ça, parce qu'en fait, euh, on a parlé de la souris, euh, domestique, donc, qui était commensale.
6:57
Dans le sud-est de la France, il y a quelques populations sauvages de souris.
7:01
On a parlé de la souris d'Afrique du Nord qui est, euh, une espèce sauvage.
7:05
Les mulots sont tous des espèces sauvages, mais n'empêche que, euh, soit quand les conditions climatiques ne sont pas bonnes, soit quand le, le milieu est favorable ou que les habitations sont un petit peu délaissées ou dans, dans les caves ou autres, euh, les mulots, notamment le mulot sylvestre, peut largement, euh, occuper aussi nos, nos habitations.
7:22
Donc c'est vrai que simplement de voir un individu de type souris ou mulot chez nous, euh, ne nous indique pas si c'est justement une souris ou un mulot, parce que ça peut être un mulot comme une souris.
7:32
Les souris ont de manière générale une coloration entièrement grisée, plutôt grisée.
10:41
Je te laisse nous donner d'autres infos sur, euh, sur les souris et les mulots.
5:17
On va revenir aux différences entre les deux.
5:20
Bah, c'est vrai que les, les noms sont importants.
5:21
En fait, dans la taxonomie, euh, scientifique, on utilise les termes de rat noir, Rattus rattus, et rat surmulot, Rattus norvegicus.
5:28
Mais c'est vrai que pour chacun, il y a plusieurs appellations.
5:30
Donc, euh, on peut se dire qu'on reste sur rat noir et rat surmulot, si ça te va. Donc, je parlais de la différence de taille.
5:37
Il y a aussi une différence de morphologie.
5:39
Le rat noir a plutôt une morphologie assez fine avec un museau pointu, alors que le rat surmulot a un corps plus trapu et, euh, il a plutôt un museau qui est en, en forme de biseau.
8:34
Est-ce que tu confirmes ?

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