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Frédéric Encel

Frédéric Encel

French essayist

Sep 15, 2026

2:15
Ça, ça nous dit quoi du nouveau rapport de force ?
2:16
C'est totalement exact.
2:17
L'arabie Saoudite a failli reconnaître Israël avant le grand massacre du sept octobre et la guerre terrible qui s'est ensuivie.
2:24
Depuis, ils avaient reculé.
2:25
Sauf que ils voient bien que le renseignement israélien d'une part, la capacité de frappe d'Israël, d'autre part, non seulement en Iran, mais chez ses proxys, elle est absolument incontournable.
2:36
D'ailleurs, regardez le-- aujourd'hui les Houthis, donc l'un des proxys de de l'Iran, marque des points.
2:40
Ce qui ce qui ce qui est faux.
6:14
Et après, il y a la question de des conséquences que ça va avoir sur les opinions publiques à un moment où on est dans un agenda électoral, je pense en particulier aux États-Unis.
Salia BracchiaHOST
0:35
La diffusion en boucle à la télévision des images de ces brasiers peut-elle pousser un pyromane à passer à l'acte ?
0:41
Oh bah, sans doute.
0:42
C'est tellement fascinant le feu, c'est tellement beau.
0:44
C'est beau un feu, mon colonel.
0:46
C'est beau, ça a l'air d'être vivant.
0:48
C'est, ça fait des belles images.
0:49
Évidemment que ça doit pousser à, que ça doit pousser à l'action au-au pyromane.
Salia BracchiaHOST
1:30
Quelles sont les essences d'arbres qui résistent le mieux au feu ?
Salia BracchiaHOST
9:15
Est-ce qu'on risque de manquer d'eau pour les pompiers, pour les secours en général ?
9:18
Ah bah, c'est une question qu'on ne se posait pas avant.
9:20
Je parle sous votre contrôle, mais qui commence à se poser.
9:22
C'était d'ailleurs une des questions posées par les opposants à la loi d'urgence agricole, notamment Agnès Pannier-Runacher, qui, en tout cas, moi, au téléphone, elle l'a repris ensuite sur les plateaux télé, me disait : Avec cette loi-là, demain, on pourrait très bien avoir une eau tellement accaparée par les irrigants qu'en cas d'incendie, les pompiers pourraient se retrouver à sec.
9:39
Alors, on n'est pas encore là.
9:39
Il n'en reste pas moins que la ministre de l'Écologie, madame Barbu, qu'on découvre, hein, après qu'elle n'ait pas démissionné, euh, voilà, a, a fait un, une, un communiqué de presse hier qui nous dit que quatre-vingt-onze départements, c'est-à-dire presque tous les départements métropolitains, sont en restriction d'eau.
9:55
Soixante-deux sont en crise, c'est-à-dire les usages prioritaires sont priorisés, dont le SDIS, dont les pompiers, et vingt-trois sont en alerte renforcée, c'est-à-dire avec des restrictions, y compris sur l'eau potable.
Salia BracchiaHOST
10:39
Mais à un moment, eux-mêmes vont avoir besoin d'eau.
0:00
Une question d'Alain euh dans la Manche : quand arrêtons-nous de planter des résineux qui brûlent comme des torches ?
0:05
Bah ça fait des bonnes planches et ça fait des bons meubles hein.
0:08
Après, il y a pas que ça hein.
0:09
Il y a les résineux, certes, mais il y a aussi...
0:10
Moi, j'ai pris la liste de, de laboratoires qui ont travaillé avec des pompiers et qui listent euh les arbres d'ornement qu'on a autour de chez nous, qui sont les pires qui soient, les pires bouts de feu qui soient.
0:20
C'est cotonnaster, bambou, eléanus, euh plastinia, certains lauriers.
0:24
Voilà, c'est des arbres qui, ou les tuas par exemple, euh, bah dès lors que ça commence à sécher, euh, gênent le, le travail des pompiers et puis menacent votre maison bien plus que, bien plus que les résineux.
5:15
Ne faut-il pas construire davantage de petits barrages, étangs, viaducs afin de mieux gérer l'eau des fleuves ? Question de Jean-Claude.
Salia BracchiaHOST
45:54
Mais du coup, est-ce qu'il faut plus sensibiliser ? Est-ce que ça, ça fait pas partie des missions euh, des autorités ?
45:59
On sensibilise déjà beaucoup, mais c'est, c'est pas très tangible, en fait.
46:03
C'est comme le risque climatique jusqu'il y a si peu de temps, finalement, ça concernait les autres.
46:06
Puis, on ne pouvait pas imaginer qu'on ne peut pas imaginer qu'en balançant un mégot, on va brûler, on va brûler une forêt entière.
46:12
C'est vachement difficile.
46:13
En fait, le changement climatique nous ramène à notre bête statue d'animal, d'être vivant, soumis aux aléas du temps, soumis aux aléas de la nature.
46:21
Et on se retrouve tout nu.

6 MINS LATER

Salia BracchiaHOST
52:52
C'est souvent le cas dans ce type de catastrophe ?
15:40
Pourquoi on a l'impression que les députés hier soir, la majorité des députés hier soir, a oublié cette, cette mobilisation citoyenne, a zappé cette mobilisation ?
15:48
C'est très inquiétant.
15:50
Le message qui est envoyé, c'est nous députés, vous pétitionnaires, finalement, ça compte pas.
15:55
C'est inquiétant parce que dans la tête des députés, c'est on pense que faire plaisir aux agriculteurs, répondre à leur malheur, répondre à un vrai problème d'avenir du monde agricole, c'est forcément accorder deux dérogations pour deux pauvres molécules.
16:08
Et ce qui se prépare là, c'est tout simple.
16:10
C'est ce que me disait ce matin, c'est ce que m'ont dit ce matin beaucoup de maires, c'est bah de toute façon, nous l'acétamipride va revenir, mais nous, on a déjà de moins en moins de moyens pour assurer le financement de la potabilisation de l'eau.
16:22
Le coût de la potabilisation de l'eau augmente avec le nombre de molécules que l'on recherche.

7 MINS LATER

23:12
Mais au moins sur la concurrence déloyale quand même qu'ils regrettent.
6:12
Vont-ils survivre ?
6:13
Oh bah, les arbres survivront sauf si, 'fin J'allais dire euh.
6:17
Non, en deux mille trois, il y a des arbres qui n'ont pas survécu.
6:19
Je me souviens, j'étais en reportage dans l'Aude, dans la forêt de la Brogne.
6:21
On entendait les arbres claquer.
6:23
Tellement il faisait chaud.
6:24
Il y avait un tel, un appel de sève jusqu'au sommet que la pression était tellement forte que le sommet des arbres claquait, tombait.
8:41
Gilles, dans le Bas-Rhin, pourquoi les écolos sont-ils réticents à la construction de bassines de stockage d'eau ?
5:03
Où sont les réussites de Trump qui prétend être un génie de la négociation ?
5:07
?Ah non mais ça il peut prendre ce qu'il veut, c'est pas du, prétendre ce qu'il veut, c'est pas du tout un génie de la, de la négociation.
5:12
Euh, je pense au contraire que face à Poutine, il a montré une véritable faiblesse, euh, parce qu'il s'intéresse encore de manière exclusive à, à l'économie.
5:22
Il ne tient pas compte du caractère idéologiquement très brutal de Poutine.
5:27
Il ne tient pas ou il n'a pas suffisamment tenu compte de, de, de, de la force, y compris d'ailleurs brutale, mais de manière différente, de Xi Jinping en Chine.
5:36
Il ne tient pas suffisamment compte de la capacité, euh, j'allais dire, enfin du fanatisme absolu du régime iranien qui, du coup, réussit à lui, à lui tenir tête.
5:46
Donc c'est, c'est un président, encore une fois, qui, sur le plan politico-militaire, est totalement incompétent.
6:39
Que faut-il penser de ça ?
2:30
On met de côté l'affect, très bien.
2:31
Je pense qu'on met de côté l'affect à ceci près que Trump, à la Knesset, pas n'importe où à la Knesset, avait demandé au président de l'État d'Israël de mettre fin en quelque sorte au procès, aux trois procès dont pâtit Netanyahou.
2:46
Et ça, il ne le fait pas tous les jours.
2:47
D'ailleurs, c'est même une première absolue.
2:49
Par ailleurs, Trump a rencontré dix fois le chef du gouvernement israélien en dix-huit mois.
2:56
Je vous mets au défi de me trouver dans les annales de l'histoire diplomatique deux chefs d'État et de gouvernement qui se rencontrent aussi fréquemment, y compris en temps de crise, dans un laps de temps aussi court.
3:05
Et Trump considère que ça a été en quelque sorte un cadeau fait à Israël.

23 MINS LATER

26:00
Euh, est-ce qu'au fond, enfin, à quoi servent ces négociations ? Quand on dit qu'elles avancent, qu'est-ce que l'on sait de ce qui est en train de se passer ?
1:43
On voit même le body language, le langage corporel de Donald Trump, les épaules rentrées, parfois l'air abattu.
1:49
Oui, mais alors, je vais vous dire, sur l'histoire très longue de la diplomatie internationale, la scénographie joue toujours un rôle, alors central, plus ou moins central, mais joue toujours un rôle.
2:00
Et il faut se souvenir que les fameuses poignées de main écrasantes de Trump ont pu faire leur effet.
2:07
D'ailleurs, je rappelle qu'Emmanuel Macron s'en était départi, comme d'ailleurs l'actuel président chinois a fait très attention aussi, en renversant un peu de manière martiale la poignée de main dont il craignait qu'elle fût écrasante de la part de son homologue.
2:24
Et là, on assiste au même phénomène.
2:26
Il s'agit d'être un peu plus haut.
2:27
Il s'agit d'être parfois un peu plus près ou un peu plus loin.
4:44
Est-ce qu'on arrive à la sortie de crise ?
1:54
Mojtaba Khamenei n'est-il plus qu'une marionnette ou bien sa voix pèse-t-elle encore ? On ne l'a toujours pas vu.
1:59
Il est vrai— d'abord, statutairement, sa voix, en principe, elle pèse.
2:02
Puisque c'est d'abord le fils de.
2:04
Et puis, en principe, il a été intronisé.
2:07
Donc, chef de l'État.
2:08
Après, le problème est le suivant : dans quel état est-il ? C'est une voix officielle, mais je pense que le régime, quel que soit d'ailleurs son état, le maintient précisément, évidemment dans le secret le plus absolu, de façon à tendre le ressort des énergies nationales en quelque sorte et à maintenir l'espoir.
2:27
En tout cas, pour ceux qui suivent le régime, c'est sans doute une petite minorité de la population, mais malgré tout, les Basidaran et les Basijis sont toujours là, malheureusement.
2:35
Le sommet Chine-États-Unis peut-il être décisif dans la résolution du conflit au Moyen-Orient ?
8:59
Est-ce qu'on est dans la guerre comme le dit à l'instant Isabelle Lasserre ?
9:04
Je pense qu'on est dans une situation de type tolstoïen.
9:07
C'est la guerre et la paix.
9:08
C'est-à-dire, vous avez à la fois un cessez-le-feu qui continue de prévaloir.
9:12
Aucun des protagonistes ne l'a dénoncé.
9:14
Et en même temps, vous avez des opérations militaires qui se poursuivent, frappes iraniennes sur des bateaux américains, frappes américaines sur des navires iraniens.
9:23
Et puis apparemment aussi, il y a eu des échanges de tirs avec les Émirats arabes unis.

31 MINS LATER

40:09
Ils le font pas officiellement, mais on a vu dans ce reportage qu'ils envoyaient des matériels.

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