Skip to main content
Benoît Grunewald

Benoît Grunewald

Directeur des Affaires publiques et expert en cybersécurité chez ESET France & Afrique francophone, porte-parole des laboratoires ESET et intervenant régulier des médias.

Sep 8, 2026

10:14
Est-ce qu'il n'y a pas aussi, alors il y a la partie gouvernance, la partie organisation, la partie budget bien sûr, est-ce qu'il n'y a pas aussi en termes d'usage, de pratique, il y a des choses qui ont changé ? Le télétravail, on a parlé beaucoup de l'impact du télétravail, c'est quelque chose qui aujourd'hui peut fragiliser les organisations ?
10:31
Oui, complètement.
10:31
Et d'ailleurs, le télétravail, on va le mettre dans la catégorie accès à distance parce qu'on a aussi des tiers.
10:39
On voit dans certaines attaques que la base de données qui a été attaquée n'a pas été attaquée frontalement, mais a été attaquée par l'intermédiaire d'un tiers qui lui-même avait accès à cette base, tout ou partie.
10:51
Et en fait, le télétravail, c'est la même chose.
10:53
C'est-à-dire qu'on a une forteresse.
10:55
qui a été plutôt bien pensé pour protéger quand tous les utilisateurs sont à l'intérieur et puis il y a cette nécessité cette volonté d'ouverture à la fois avec le télétravail mais également avec les tiers qui fait qu'on ouvre des portes et parfois même une toute petite porte si elle n'est pas suffisamment sécurisée et bien permet de rentrer et des fois même de manière légitime et au final c'est aussi ça qui pose problème c'est que on ne se demande pas si on va être attaqué, on doit se demander quand est-ce qu'on va être attaqué.
15:00
Après, on se dit qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Si je fais partie des 700 000 Français concernés par les fuites de données de la DGFIP, par exemple, qu'est-ce qui peut m'arriver concrètement ?
38:30
Après, on se dit, qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Si je fais partie des 700 000 Français concernés par les fuites de données de la DGFIP, par exemple, qu'est-ce qui peut m'arriver concrètement ?
38:42
Je vais classer en trois catégories les conséquences, les attaques et les modes opératoires et sous forme de pyramide.
38:51
Tout en haut, on va dire un peu si on prend le parallèle avec les casinos qu'on a les baleines, ce sont les gros clients, ceux à qui les escrocs vont aller tenter d'extorquer en une ou deux fois peut-être 10 000, 20 000 euros, peut-être plus.
39:04
et ceux chez qui, potentiellement, ils peuvent avoir des visites là où la cybercriminalité va rencontrer la criminalité « traditionnelle » et donc avoir des visites à domicile.
39:17
On l'a vu par exemple avec les fuites liées à la FFTIR.
39:20
C'est toujours difficile de relier une fuite à une action, mais là, vraisemblablement, entre la fuite de la FFTIR et des visites de faux gendarmes ou de faux policiers dans les domiciles, ça semble cohérent.
39:30
Et puis ensuite, au milieu de la pyramide, on va avoir ceux à qui on va faire des arnaques dont le montant sera moins élevé.
40:39
Dernière question, question rituelle, comment faire pour se protéger au mieux contre ce risque ?
5:47
Euh, alors, en quoi ça consiste ? Et puis 40 millions d'euros, malgré l'effort louable que ça représente, est-ce que c'est un montant significatif, euh, face à au, à l'argent qui coule à flots du côté des big techs et des big techs de, de l'intelligence artificielle ?
6:03
?C'est une très bonne remarque.
6:05
Effectivement, 40 millions, ça peut sembler une goutte d'eau dans un océan.
6:09
Par contre, euh, dans l'état dans lequel on est face aux menaces et face à la nécessité de développer nos propres solutions, eh bien, c'est un premier pas.
6:18
Et comme je le disais, euh, le, l'humain est extrêmement important dans l'intelligence artificielle et notre objectif, c'est d'empoch-- d'embaucher, euh, les différents ingénieurs qui vont faire en sorte que cette intelligence artificielle existe.
6:31
Quoi qu'il en soit, on n'est pas en train d'essayer de développer une intelligence artificielle qui est aussi large que, euh, des modèles généralistes.
6:40
Notre objectif est bien d'avoir une intelligence artificielle qui nous sort et qui nous met en autonomie face aux Big Tech et qui va faire ce qu'elle sait bien faire et uniquement cela, c'est de la cybersécurité.
7:37
Qu'est-ce que c'est ?
39:25
En fait, l'imagination, euh, des pirates est évidemment sans limite quand il s'agit de, d'essayer de contrer tous les systèmes de sécurité aujourd'hui, quels qu'ils soient.
39:32
Exactement.
39:33
C'est une tendance forte, euh, ce que l'on va qualifier de furtivité, de discrétion.
39:37
Et on, on l'a vu dans plusieurs recherches que l'on a menées ces derniers temps, à la fois, euh, sur des outils.
39:44
Euh, ça veut dire que, euh, des groupes de rançongiciels, euh, notamment as a service, ça veut dire qu'ils louent leurs services à d'autres, et bien vont créer des logiciels qui vont avoir pour objectif de tuer, euh, donc des-- ça s'appelle EDR Killer, de tuer les solutions de sécurité.
40:00
Les solutions de sécurité qu'on appelle EDR pour Endpoint Detection and Response.
40:05
C'est ce que l'on va aujourd'hui ajouter, euh, en complément de ce que l'on appelait avant l'antivirus, qui n'existe plus, qu'on appelle l'EPP pour l'Endpoint Protection Platform, qui fait bien plus que l'antivirus.
41:17
Ça, ça veut dire que même si j'installe un, un système de sécurité, je, je suis pas protégé ?

We value your privacy

We use cookies to understand how you use our platform and to improve your experience. Click “Accept All” to consent, or “Decline non-essential” to opt out of non-essential cookies. Read our Privacy Policy.