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Philippe Dessertine

Philippe Dessertine

Economist

Oct 1, 2026

2:57
Est-ce que vous avez un exemple de cela ?
2:59
Oui, alors peut-être, il faut vraiment dire au petit jeune homme ou la petite jeune fille de treize ans que la France est un pays riche, qu'elle a cette chance, qu'on lève pour financer l'État et tout ce qui fonctionne, mille six cent vingt-sept milliards, c'est prévu pour l'année prochaine.
3:11
Mille six cent vingt-sept milliards, c'est-à-dire, c'est énorme.
3:13
On le gère mal, mais mille sept cent vingt-sept.
3:15
Et peut-être l'élément encore plus important, on a six mille cinq cents, six mille cinq cents milliards d'épargne financière.
3:21
C'est-à-dire qu'on a une capacité d'investissement, d'investir dans le futur.
3:24
C'est-à-dire, là, le problème, on a, on est un pays riche avec beaucoup d'argent, mais qui dirige mal son argent.
12:09
Vous avez raison.
12:09
Oui, mais parce que je crois vraiment qu'on doit dire que d'abord, la première raison que nous avons, on a évoqué les questions politiques, mais c'est le sentiment des jeunes qui sont, par exemple, dans des locaux qui sont déplorables.
12:21
On disait tout à l'heure la question évidemment d'adaptation au dérèglement climatique, mais je vous assure, dans les grandes universités publiques, il faut aller dans les toilettes, par exemple.
12:29
Vous dites : Mais c'est incroyable, on est où ? Et nous, on le vit en tant qu'enseignant.
12:34
Et les jeunes, évidemment, vivent aussi l'absence de profs, le fait que vous allez avoir des emplois du temps qui sont tout d'un coup avec des trous, etc.
12:41
C'est ça que vivent les jeunes.
12:43
Donc, vous avez cette idée qu'on se demande quel avenir nous attend, mais le présent est un présent dans lequel on a le sentiment qu'il y a quelque chose qui ne va pas.

44 MINS LATER

56:32
Qu'est-ce qui vous marque, Philippe de Sertinne, dans ce reportage ?
0:20
Probablement.
0:20
Comment dire, raffinés, moyennement raffinés, raffinés, euh, comment dire, difficilement parce que ce sont des produits qu'on importait.
0:27
C'est très simple, en fait hein.
0:28
Pourquoi est-ce qu'on ne fait plus de diesel ou de fioul raffiné en France ? C'est parce que ça pollue.
0:33
Qui a envie d'avoir une énorme raffinerie qui fait pouet pouet ? Enfin, qui qui euh...
0:38
Vous voyez ce que je veux dire ? Vous voyez, ça fait du bruit, ça tache, ça pollue les sols et ça fait énormément de fumée.
0:43
Qui en a envie ? Personne.
1:36
Pourquoi n'entend-on jamais parler du pétrole norvégien ? Philippe de Sertinne.
4:22
Philippe Dessertine.
4:23
Vraiment, alors bon, les choses changent pratiquement heure après heure.
4:27
Aujourd'hui, les marchés montent plutôt parce qu'on sent qu'on va a priori peut-être sur un accord avec l'Iran.
4:32
Du coup, le prix du pétrole est repassé sous les cent dollars le baril aujourd'hui.
4:36
Euh, et donc on a là quelque chose qui va mieux et qui va dans le sens de ce que vient de dire Donald Trump.
4:41
En revanche, je crois qu'il faut vraiment insister.
4:43
On est aujourd'hui sur une crise du diesel et c'est probablement ce que la plupart de nos concitoyens constatent quand ils passent à la pompe.

28 MINS LATER

33:01
Est-ce qu'il y a d'autres voies qui sont possibles ?
0:07
Intéressante, cette question.
0:08
Les trois, enfin, ou les quatre même.
0:10
C'est-à-dire que ce qu'on disait tout à l'heure, on a du pétrole, mais on a de plus en plus de mal à l'acheminer vers l'endroit où nous consommons.
0:16
Et donc ça, ça fait monter les prix et surtout, ça conduit à avoir des concurrences accrues entre clients.
0:22
Euh.
0:22
Et donc ça, évidemment, c'est un espèce d'une combinaison.
0:25
Euh.
1:41
Allez, Daniel, en Charente-Maritime, doit-on s'attendre à un rationnement du gasoil en France ?
6:43
À l'inverse.
6:44
Sûrement pas.
6:44
Mais sauf que ça veut dire aussi que ça va pas s'arrêter en quinze jours quoi.
6:48
C'est-à-dire que ça fait un bon moment que ça a commencé et que, en effet, là, on est avec l'épicentre d'un conflit entre, au Yémen, on va dire une minorité entre guillemets chiite, donc, qui se rattache à l'Iran et l'Arabie saoudite qui contrôle aujourd'hui véritablement le pouvoir.
7:03
Et là, ce qu'on voit bien, la stratégie de l'Iran, est de dire en fait, ceux, ceux qu'on va asphyxier dans ce conflit, ce sont les Saoudiens qui produisent énormément, mais qui ont un vrai problème pour écouler leur pétrole, puisque la, la carte le montre bien, ils n'ont que deux issues.
7:17
Ce qui est important pour nous, européens, c'est que Ormuz, à la limite, la France, effectivement, on voit l'augmentation des prix, mais on n'étaient pas vraiment concernés.
7:24
Alors que là, en revanche, Bab el-Mandeb, c'est très important parce que le détroit, ça permet de sortir de la mer Rouge, mais ça permet surtout d'y rentrer, notamment quand vous avez des méthaniers qataris.

15 MINS LATER

22:14
Mais quelles peuvent être, Philippe Dessertine, les conséquences ? On parle de l'Arabie Saoudite en termes d'exportation de pétrole, c'est quoi ?
0:19
Euh trois euros le litre, il a raison d'y croire.
0:22
On n'a pas de boule de cristal parce que peut-être que la crise avec l'Iran peut s'arrêter d'un seul coup, qu'il y a les élections de midterm qui va faire que Trump rappelle tous ses soldats, c'est possible.
0:31
Il faudra du temps, c'est-à-dire ça va pas être--, on était quand la crise avait été courte, c'est-à-dire deux mois, on disait, il faut au moins sept, huit mois pour que le marché commence à revenir.
0:40
Donc on est vraiment sur une, sur quelque chose, si vraiment ça rentrait, revenait dans la normale, on se voit refaire plein d'investissements qui ont été bombardés.
0:48
Il y a plein de choses qu'il faut remettre en route.
0:50
Donc on est au minimum sur huit mois, mais sans doute à peu près sur un an avant que--, mais je répète hein, le porte-avions, y est toujours hein donc.
0:57
Mais il faudrait vraiment qu'il y ait tout d'un coup un arrêt.
2:18
Oui.
19:52
Est-ce qu'à un moment donné, quand on est le gouvernement, on n'a pas de levier pour dire : Collectivement, certaines professions, vous avez parlé des agriculteurs, il y en a d'autres, on ne pourra pas assumer ça, donc on bloque les prix.
20:03
Non, mais là, vous voyez, vous bloquez les étiquettes, vous bloquez pas les cours.
20:07
Le problème, c'est que c'est...
20:09
La question, c'est de dire : Vous êtes obligé de vous approvisionner sur les marchés mondiaux.
20:13
Donc, grosso modo, sur les deux euros vingt, deux euros trente, il y a à peu près un euro de taxes.
20:18
Donc là, effectivement, vous pourriez dire : En fait, on va bloquer en diminuant les taxes pour que ça reste au même niveau.
20:23
Mais rappelons-le, nous sommes dans une situation de finances publiques où on est en train de chercher partout les milliards et on chiffre ça en besoin de dizaines, de centaines de milliards.
24:13
Donc peut-être qu'il va y avoir quelques ajustements, mais c'est ça le frein.
21:35
Euh, il parle de soixante-cinq milliards de barils et il dit ceci, il dit : Cela permettra de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains.
21:44
Oui, alors soixante-cinq milliards de barils, c'est énorme.
21:46
C'est un quart des réserves, pas— un quart, même un peu moins d'un quart des réserves vénézuéliennes qui sont les premières réserves du monde.
21:53
Mais c'est du pétrole très compliqué, très difficile à raffiner.
21:57
Et on est très très loin aujourd'hui de traduire ces soixante-cinq milliards dans des réserves qui seraient disponibles pour les Américains.
22:03
Pourquoi Donald Trump dit ça ? Parce qu'on a commencé aussi à avoir des alertes.
22:07
On a parlé, on va parler tout à l'heure des problèmes d'armement.

28 MINS LATER

50:00
Euh, bon, du coup, ça commence à peser sur l'économie américaine si des partenaires comme les Allemands disent : On va investir, mais peut-être moins aux États-Unis.
6:30
Est-ce que l'oie peut vraiment l'emporter sur le pygargue ? Je pensais pas vous poser cette question un jour, mais je vous laisse répondre.
6:37
Bah, peut-être j'utilise votre métaphore, David, qui est tout petit contre Goliath, le géant, bah il dispose d'une fronde.
6:44
C'est-à-dire, il a la possibilité, oui, de peut-être, évidemment, ne pas vaincre Goliath, là n'exagérons pas, mais peut-être faire que finalement, l'épreuve qu'imposent les États-Unis au Canada vont leur coûter trop cher pour que véritablement, ils poursuivent.
6:59
Et je crois que de ce point de vue, Mark Carney est le premier ministre canadien aujourd'hui, probablement, euh, je dirais, le chef d'État au monde le plus adapté à ce type de défi.
7:10
C'est un homme absolument exceptionnel et on voit actuellement dans la crise qui a commencé depuis le vingt-deux août, depuis la rupture des négociations, euh, qu'il fonctionne avec sang-froid, euh, je dirais, en allant jusqu'où il pense devoir aller, mais sans, on va dire, discours excessif.
7:25
Et vous avez évoqué, par exemple, la problématique de rebaptiser le lac Ontario.
7:30
Il a dit : Le lac Ontario s'appelle ainsi depuis beaucoup plus longtemps que l'existence des États-Unis et il s'appellera toujours ainsi.
8:13
Mais ça peut aller jusqu'où, cet affrontement ?
0:16
Qu'en est-il réellement ? Les Français sont perdus.
0:19
Non, mais oui, là, je crois, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
0:21
Les Français sont perdus depuis longtemps parce qu'ils ont le sentiment vraiment qu'on fait un peu n'importe quoi en termes de création de monnaie, de création de dette depuis des années.
0:30
Euh, la dette, aujourd'hui, nous la devons.
0:32
Elle nous coûte de plus en plus cher.
0:34
C'est probablement l'augmentation d'impôts la plus forte qu'ait eu la France.
0:37
Concrètement, c'est aujourd'hui des conséquences très lourdes sur les finances publiques que nous ne pouvons plus consacrer à la santé, à l'achat de canadairs ou, euh, au recrutement ou à l'augmentation des salaires des infirmiers.
2:33
Quand elle parle de la réforme à soixante ans, même si c'est plus trop clair, oui, elle est aussi dans l'incantation.
23:50
Partie de la dette, la dette Covid qui est détenue par la Banque de France.
23:56
Non, alors oui, c'est, c'est...
23:57
Et d'ailleurs, c'est intéressant de faire ce, ce, ce, cette allusion au Covid parce qu'en réalité, pour l'électorat, pour le citoyen, il y a quelque chose qu'on ne comprend plus depuis notamment le Covid.
24:08
C'est-à-dire en disant au moment où il a fallu créer de l'argent, on a vu qu'on avait réussi et que donc quand les puissants décident, ça marche.
24:15
Donc, euh, ce petit refrain-là, beaucoup beaucoup de citoyens, y compris les jeunes, l'entendent en disant : Oui, mais vous nous dites la dette, la dette, mais en réalité, on a bien vu que quand il y a un problème, on trouve la solution.
24:26
Donc, il fait ce rappel Covid qui n'est pas nécessairement, je dirais, le montant qui correspond.
24:30
Ce qui, euh, est important ici, c'est qu'effectivement, une partie de la dette française, c'est les, ce sont les accords, euh, je dirais, autour de l-, de l'euro, les accords de Maastricht, est détenue par les banques centrales.

11 MINS LATER

35:18
C'est quoi la différence ? Comment ça bascule ?
30:58
Ce sont des gisements d'économies ou pas ?
31:01
Vraiment, on est très très loin à chaque fois.
31:03
C'est-à-dire qu'on dit voilà, on va faire quelque chose.
31:05
On est très très loin des cent vingt milliards qui sont vraiment le minimum.
31:09
On a eu d'autres rapports, même disant, c'est deux cents milliards.
31:11
C'est beaucoup plus structurel que ça.
31:13
Alors, vous allez avoir des éléments et qui probablement seront décevants par rapport à ce que, puisqu'on a vu d'autres pays européens, qu'on dit vous allez voir ce que vous allez voir.

14 MINS LATER

45:31
Mais quand on regarde par secteur, évidemment, il y a l'essence, les fruits et légumes, treize pourcents de plus.
0:12
Reconstruire à l'identique dans une zone à risque, est-ce que c'est bien raisonnable ?
0:18
C'était tout à l'heure.
0:19
Je crois que vraiment ce que nous devons apprendre avec ces grands événements climatiques, c'est qu'il va falloir changer.
0:24
Et changer, c'est d'ailleurs déjà dès le départ savoir où nous construisons, comment nous construisons l'endroit où nous habitons, pas forcément uniquement les villes et comment on va avoir justement des zones.
0:34
Ça a été évoqué, je répète, dans l'entretien que vous avez eu tout à l'heure juste avant l'émission, mais ça, ce sont des grandes questions sur la résilience.
0:41
L'agriculture est très importante parce qu'elle sert dans la résilience.
0:45
C'est-à-dire, elle a un rôle très important par exemple pour arrêter les feux, c'est-à-dire qu'elle a une valeur économique en dehors de ce qu'elle produit.
2:33
L'attaque Zucman, c'est vingt milliards.
7:41
Il y a un trauma psychologique réel.
7:42
Ah mais, mais vraiment.
7:43
Enfin, et je vous avoue que pour avoir suivi les événements, je ne m'en rendais pas suffisamment compte.
7:48
Mais quand vous repassez après, c'est quelque chose évidemment qui explique l'intensité de l'émotion.
7:53
Je crois qu'il faut bien comprendre par rapport aux personnes.
7:55
C'est pas uniquement une réaction d'humeur, c'est quelque chose parce que vous avez le sentiment qu'il vous est arrivé un événement comparable à, je répète, un bombardement.
8:03
Et ensuite surtout, la région dit, et là, le, le président de région le disait aujourd'hui dans le, dans le journal Sud Ouest en disant : On n'a pas tenu, on n'a pas tiré les leçons de 2022.

42 MINS LATER

50:34
Oui, mais l'attaque sur les marchés financiers, une sorte d'effet boule de neige, de perte de crédibilité budgétaire, c'est possible ?
Salia BracchiaHOST
2:03
C'est une question importante du voisin.
2:04
Il faut se méfier, juste pour dire, il faut toujours se méfier avec ce qui nous vient de Chine.
2:08
Je rappelle quand même que c'est un régime communiste et un régime qui donc a la propagande chevillée au corps.
2:13
C'est quand même comme ça, c'est au cœur même de la...
2:15
Il n'y a pas un mot, pas un chiffre qui sort de Chine qui ne soit révisé par le Parti communiste chinois et pas un fonctionnaire chinois qui demande sur ses propres statistiques, premièrement.
2:23
Et puis deuxièmement, vous disiez que la marine chinoise n'avait pas testé depuis 1903.
2:27
Jamais, ils ne se sont battus depuis 1903.
Salia BracchiaHOST
3:13
Comment acheter français quand on sait que les patrons français font tout fabriquer en Chine ?
Salia BracchiaHOST
18:45
Philippe ?
18:45
Euh, je crois qu'il faut vraiment avoir conscience, quand on est en train de dire qu'on change d'époque, que le pilier principal, de très loin, de l'économie américaine, aujourd'hui, c'est la tech.
18:54
Que le pilier principal de l'économie mondiale, c'est la tech.
18:57
Qu'aujourd'hui, la croissance, l'investissement, tout se fait dans la tech, dans l'IA, qui d'ailleurs doit nous interpeller en Europe, même si la première entreprise européen, européenne de très loin aujourd'hui en valeur, c'est ASML, qu'on a vu tout à l'heure à l'écran, c'est-à-dire une société néerlandaise que je pense la plupart des Français ne connaissent pas.
19:13
Donc c'est de très loin devenu-- ASML, quarante milliards il y a dix ans.
19:17
Ils ont pesé, ils ont pesé jusqu'à six cent cinquante milliards cette année.
19:23
Et ils ont perdu beaucoup du fait justement de l'arrivée de la Chine dans, donc la technologie qu'on appelle la lithographie par immersion, qui est détenue à quatre-vingt-dix pour cent, quatre-vingt-dix-neuf pour cent du point de vue mondial par ASML, qui explique ce, cette valeur, mais qui, comme vous le dites, est très loin de Nvidia.

28 MINS LATER

47:28
Voilà.
Salia BracchiaHOST
0:22
Philippe.
0:22
C'est ça.
0:22
Non, c'est-à-dire, là, je comprends la question comme on a pu avoir, par exemple, quand vous avez des inondations brutales, euh, et on dit : En fait, on a construit dans des zones qui étaient des zones à risque.
0:32
Là, quand vous êtes sur un incendie de ce type, euh, on va dire oui, alors, est-ce que c'est trop près de la forêt ? Mais on est avec quelque chose qui est tellement incroyable que c'est compliqué pour une commune de dire : Cet endroit-là, maintenant, ne doit plus être construit.
0:45
Ça peut se produire.
0:46
Et là, évidemment, je parle sous le contrôle du colonel, on peut avoir des endroits, on va dire maintenant, on va faire un coupe-feu, il ne faut pas qu'on reconstruise à cet endroit-là.
0:53
Et pour beaucoup de cas qu'on a vus tout à l'heure à la télévision, c'est des maisons qui étaient le long de routes, qui étaient là depuis des années, voire même des siècles.
3:44
Ils n'ont pas de salaire, effectivement.
Salia BracchiaHOST
5:50
En fait, c'est que le début.
5:50
début.On va dire, on est dans une situation, et là vraiment toujours sous le, le contrôle du colonel, mais on est se, on est sur une situation cet été qui est une situation, on va dire, extrêmement extrêmement compliquée.
6:02
On le savait depuis longtemps, c'est-à-dire une sécheresse qui a commencé depuis le mois de mai, euh donc qui signifie qu'on est avec des températures très très hautes et une végétation qui plus est euh importante parce que nous avions eu un hiver très pluvieux.
6:16
Donc une végétation qui s'est beaucoup développée, qui est toute sèche.
6:19
Euh on a ce problème dans les forêts, on a ce problème dans le secteur que je connais bien qui est l'agriculture où d'ailleurs entre parenthèses, on a en plus des tout petits rendements donc plein d'endroits dans lesquels on sait qu'on n'a pas moissonné.
6:29
Donc on a vraiment quelque chose qui est effectivement un cocktail explosif.
6:33
Et comme on l'avait déjà dit et qu'il faut le répéter sans cesse, le, les modèles de dérèglement climatique depuis des années et des années, je disais le rapport de 2012 du GIEC, les rapports de 2022 euh sont tout à fait précis là de ce point de vue.

11 MINS LATER

Salia BracchiaHOST
17:41
C'était même nécessaire.
Salia BracchiaHOST
11:28
On peut se dire donc que c'est évident que cette sécheresse agit comme un combustible pour ces incendies.
11:35
Oui, ça aide pas.
11:36
Après euh, comment dirais-je ? Tout ce qu'on voit là était prévisible, sauf à Lège-Cap-Ferret.
11:41
Pour le coup, ce n'était pas prévisible du tout parce que même dans le plan communal de sauvegarde de la mairie, c'est-à-dire avec la sœur que le maire a derrière lui, qu'il feuillette dès lors qu'il y a un problème, il n'y a pas de risque incendie, j'ai vérifié.
11:50
Pourquoi ? Parce que dans l'arrêté national du 26 avril qui définit les forêts soumises à un risque incendie, Lège-Cap-Ferret, pour le coup, n'y était pas.
11:59
Donc là, c'était imprévisible.
12:00
Mais à l'échelle de la France, même la remontée dans le nord, j'ai coutume de dire que chez moi, dans le nord, la forêt de Mormal, qui est une forêt, une chênaie charmée humide, bah il y a aujourd'hui des pompiers prépositionnés au cas où.

14 MINS LATER

Salia BracchiaHOST
26:27
Comment ça se passe concrètement Parce que on sait bien qu'il y a une cellule de crise à Beauvau, au ministère de l'intérieur, mais comment ça se passe Qui décide Qui va où quand surtout quand on n'a pas suffisamment de matériel et d'hommes pour agir
Salia BracchiaHOST
2:46
Et finalement, qui se retrouvent aujourd'hui peut-être dans des situations difficiles.
2:49
Non, ça, c'est vraiment des éléments sur lesquels on doit beaucoup travailler par rapport à cette question de déni.
2:54
Et cette question aussi, puisqu'on l'a évoqué tout à l'heure, de récupération par le débat politique.
2:59
C'est-à-dire à un certain moment, on doit sortir du politique.
3:02
On est dans le technique, on est dans des choses qui doivent être...
3:05
On doit regarder ce que font les autres pays, comment ça fonctionne, comment...
3:09
Quand vous avez une action, effectivement, qui a des externalités négatives, c'est-à-dire qui va avoir un certain nombre de conséquences négatives, il faut regarder comment on les compense, comment on peut évoluer de ce point de vue, mais en disant la climatisation des écoles, c'est capital pour nos enfants.
7:16
Euh, et je sais plus lequel d'entre vous le disait, c'est pas comme si c'était pas prévisible.
7:21
Oui, c'est-à-dire, c'est ça qui est intéressant.
7:23
On le gère entre guillemets dans l'urgence parce qu'on gère pas en fait.
7:26
Il faut rappeler, là, quand on dit 2003, on a l'impression que ça faisait treize ans qu'on n'avait pas eu de canicule, vingt-trois ans, je veux dire.
7:33
Euh, au mois de mai, on a eu, je dirais, une canicule extrêmement violente et extrêmement forte.
7:39
Au mois de mai de cette année, l'année dernière, 2025, on peut en reparler.
7:41
D'ailleurs, l'INSEE a publié, je dirais, l'analyse économique de ce qui se passe sur une canicule en 2025.

54 MINS LATER

61:25
Et finalement, qui se retrouvent aujourd'hui peut-être dans des situations difficiles.
44:50
Est-ce que Donald Trump a fait un bouger, comme on dit ? Est-ce qu'il est en train de se raviser ? On sait qu'ils se sont parlé avec Vladimir Poutine à la veille de, de ce, de ce G7.
45:00
Je pense qu'il a toujours envie de, d'être du côté de celui qu'il considère le plus fort.
45:04
Donc, il n'y a pas forcément quelque chose de très solide là-dessus.
45:07
Mais je tiens à dire quand même qu'effectivement, l'enjeu, ce n'est pas tellement qui est le médiateur, parce que je pense que ce qui a fait le plus mal aux négociations l'année dernière, c'est la bilatérale Russie-États-Unis en Alaska.
45:19
Donc, on parlait de multilatérale versus bilatérale.
45:23
Cette bilatérale a été catastrophique.
45:25
Pourquoi ? Parce que là, on pense que c'est le moment où Trump a promis à Poutine : Oui, je forcerai les Ukrainiens à te donner les territoires de Donetsk que tu n'as pas réussi à prendre.

9 MINS LATER

54:36
Il a bombé le torse, mais est-ce que ça a été suivi d'effet ?
2:44
Philippe Dessertine, sur les valeurs, sur ce qu'on a très bien vu dans ce documentaire, sur les valeurs, sur l'argent qui est mis sur la table à la fois en Chine et aux États-Unis.
2:54
Donc si on complète ce qu'on a, on a de l'argent.
2:56
En Europe, on a aussi une capacité d'investissement absolument énorme, qui est prête à s'investir.
3:01
Donc là, la vraie question, c'est de dire est-ce qu'on va décider d'y aller réellement, totalement et mettre véritablement le paquet dans les mois qui viennent ? Parce que ce qui est important à bien voir, ce qu'on voit dans le documentaire, c'est en fait l'accélération incroyable de ce qui se passe aujourd'hui dans l'IA.
3:17
Et vous évoquez les chiffres de l'année dernière en termes d'investissement.
3:22
Morgan Stanley, la grande banque d'affaires, disait d'ici 2028, on va être à deux mille six cent, trois mille milliards d'investissements nécessaires.
3:28
On est dans un investissement dans l'histoire économique qu'on n'a jamais vu aussi forte par rapport à l'économie mondiale et on va dire aussi concentré.

29 MINS LATER

33:04
Ça ne vous fait pas peur, cette idée ?
speaker_0HOST
0:18
Est-ce normal ?
0:19
Non, ce n'est pas normal.
0:20
Et on est bien dans le basculement.
0:22
La classe moyenne fragile bascule dans la pauvreté.
0:26
Parce que c'est ça que ça veut dire au bout d'un certain temps.
0:28
Ce qu'on disait tout à l'heure, la pauvreté, c'est le fait que vous avez plus d'argent, mais c'est le fait que vous commencez en fait à rogner sur, on le disait tout à l'heure, sur les dépenses de santé.
0:36
Ça, c'est vraiment l'élément qui est primordial.
3:48
La hausse des prix du pétrole est récessif pour l'économie française.

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