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Audrey Goutard

French director

Sep 29, 2026

9:27
Mais cet effort qu'on peut demander aux Français là arrive comme quelque chose qui peut ressembler à, à un effort insupportable.
9:34
Un effort insupportable et on le voit sur le terrain.
9:36
Lorsque nous nous intervenons, là, par exemple, dans cette manifestation, les fonctionnaires, lorsqu'on entend les pompiers, il y a, et je voudrais rebondir un peu sur ce que vous disiez, il y a cette espèce d'impression d'être face à un mur.
9:47
C'est-à-dire que le ciel nous tombe sur la tête et personne n'y peut rien.
9:51
Et je, moi, j'ai l'impression, pour d'expérience, de ce que j'ai pu voir dans différentes manifestations, à chaque fois, il y a les partis, les syndicats, les gens sont avec un objectif, ont un objectif en tête.
10:04
Là, ils demandent juste à vivre normalement.
10:07
Ils parlent de leur pouvoir d'achat tout en ne pensant pas une seconde qu'on puisse leur donner quelque chose, leur offrir quelque chose, à moins de renverser la table.

33 MINS LATER

43:22
Donc, on va continuer à avoir Fabien Roussel.
15:44
Il y a eu des dysfonctionnements, certainement.
15:46
Mais à la mort de de Monsieur Ciad, effectivement, il y a eu un communiqué de presse du parquet, là que j'ai là.
15:52
Donc parquet de Paris, c'est ce sont les enquêteurs et ceux qui représentent les enquêteurs et le la procureure, donc Laure Bécaud dit Mais en fait, on travaille, on a travaillé.
16:03
Notre idée, c'était de faire le tour de cet énorme travail que représentent les fameux dossiers Epstein.
16:10
On voulait entendre toutes les victimes, soit avant d'entendre Daniel Ciad, soit.
16:15
Mais ce qui est étonnant, c'est qu'il y a des victimes qui accusent Daniel Ciad par exemple, de viol.
16:20
Donc ça le concerne, lui.

18 MINS LATER

speaker_12UNKNOWN
34:20
À l'inverse, les complices...
Salia BracchiaHOST
2:16
Quid de tous les animaux qui peuplaient ces bois ? La question de Daniel.
2:20
Ouais, ça, c'est terrible parce qu'on a vu...
2:23
Moi, j'ai des témoignages de pompiers qui me parlent de, de chevreuils qui voyaient enflammés en fait, qui traversaient la forêt enflammée, qui, par ailleurs, redéclenchaient des incendies en courant.
2:34
Et ces animaux vont mourir.
2:35
Et c'est sans compter, euh, tous les petits animaux, les insectes, des, des oiseaux qui nidifient, donc qui peuvent pas...
Salia BracchiaHOST
2:43
Toute la faune qui effectivement...
2:44
Toute la faune, toute la flore aussi, euh, qui va être, qui va être décimée.
2:47
On l'a vu à Fontainebleau, ça va être...
Salia BracchiaHOST
30:03
Audrey ?
30:03
Nous, on a, on a assisté, on a assisté aux comparutions immédiates à Fontainebleau, justement pour voir un peu quel était le profil des uns et des autres.
30:10
Euh, en ce qui concerne ceux qui ont été pris en flagrant délit, euh, avec du papier, avec vraiment la volonté de mettre le feu, il y avait, je trouve, deux, deux types de profils.
30:20
Il y avait ceux qui expliquaient qu'ils avaient une pulsion et qu'ils avaient un besoin, envie de voir du feu.
30:26
Et puis il y avait d'autres qui, euh, parlaient plutôt de leur position dans la société en disant : Ben nous, on, je viens de divorcer, ma femme m'aime pas, mon, mes copains me regardent pas, je, je suis au chômage.
30:39
On sentait plutôt un, un, un, un problème social.
30:42
Et puis il y a un truc quand même, c'est que depuis le début que je suis les incendies et que je vois des incendiaires, ça n'est jamais des femmes.
32:24
C'est que ça marche.
1:31
Elle est très technique.
1:32
Oui, c'est hyper technique, effectivement.
1:34
Mais de toute façon, je pense qu'on va de plus en plus aller vers des systèmes D, parce que comme vous le disiez, malheureusement, on n'arrive pas à affronter avec les moyens que nous avons toutes les crises qui se profilent.
1:48
Donc, on va essayer d'adapter des matériels comme là, comme c'est le cas pour l'avion qui a été adapté en France.
1:56
On va trouver d'autres solutions, évidemment.
1:58
Et cette adaptation, on parle d'adaptation au dérèglement climatique.
2:03
Le mot adaptation, il a son importance.
2:41
Remarque de Victorien Mozet.
19:23
Comment on fait pour éviter la panique ?
19:26
On gère, justement, comme on sait gérer en France.
19:29
Et c'est vrai que d'où l'importance aussi d'avoir le secours de l'armée, parce que l'armée, ça va être son boulot, en fait.
19:35
Ça va être aussi de participer aux évacuations.
19:38
Il y a plusieurs centaines de gendarmes déjà qui participent et l'armée va... enfin les militaires hors gendarmes vont continuer à participer à ça.
19:45
Il faut savoir qu'on discutait justement avec des gendarmes sur place qui disaient qu'une évacuation, ce n'est pas comme ça, deux minutes, sortez.
19:52
Sauf quand il y a une urgence extrême.

41 MINS LATER

61:05
Remarque de Victoria, Mazelles.
0:41
Robin : faut-il dénoncer les automobilistes qui jettent leur mégot par la fenêtre ?
0:46
Bien sûr, oui.
0:47
Il faut surtout leur dire que c'est, que c'est complètement inconscient.
0:50
Et euh et quand on a quelqu'un qui jette son mégot, toujours pareil, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, il se dit pas : Tiens, je vais mettre le feu à la forêt.
4:56
C'est très, très technique hein.
4:58
Quand on voit le, la taille des flammes, et ce qu'on évoquait tout à l'heure, ce que le lieutenant-colonel évoquait, c'est-à-dire des projections de feu, euh là même, si vous faites un contre-feu, ça va très très loin de l'autre côté.
5:07
C'est ce qui est passé d'ailleurs en 2022 hein, c'est-à-dire, on avait des, des grands coupe-feu qui ont été complètement effacés par le feu hein donc euh.
Salia BracchiaHOST
9:50
Mais du coup, la question que j'ai envie de vous poser, c'est : est-ce que ces feux étaient anticipables ? Est-ce qu'on pouvait les anticiper ?
9:57
Ce qui est intéressant, c'est que oui, ils étaient anticipés, d'autant plus qu'on s'était préparé.
10:03
Et c'est ce qui est terrible.
10:04
Je vois les feux en Gironde.
10:06
En Gironde, depuis des années, parce qu'il y a déjà eu de grands incendies, depuis des années, il y a un travail forestier énorme qui est fait de débroussaillage.
10:14
Parce qu'il y avait eu des scandales, je me souviens, dans les années quatre-vingt-dix, sur des communes qui débroussaillaient pas, etc.
10:19
Ça, c'est terminé.

44 MINS LATER

Salia BracchiaHOST
53:58
Et Malo pose la question : quel est le coût financier de ces feux pour les assurances ? On l'a vu pour les inondations que c'était compliqué, mais pour les feux.
Salia BracchiaHOST
1:00
Vous voulez ajouter quelque chose ?
1:01
Non, j'allais dire que c'est très étonnant parce qu'on a supprimé les cendriers, notamment parce qu'il fallait ne pas inciter les gens à fumer pour les raisons que l'on connaît, Manon.
1:09
Et c'est exactement, c'est exactement comme l'histoire des bouilleurs thermiques et des, et des, et des appartements super isolés pour, pour ne, pour supporter le froid.
1:18
Donc, on dit, il faut isoler et en même temps, ça devient des bouilleurs thermiques, etc.
1:22
On parlait des mers tout à l'heure.
1:23
Quelle difficulté de trouver les bonnes solutions.
Salia BracchiaHOST
5:47
Vous me disiez combien de départements ?
5:48
Quatre-vingt-dix-neuf départements sont en restriction.
3:07
On, on a effectivement des reprises parce que, il faut peut-être préciser aux gens qui nous regardent, il y a ce qu'on appelle, paraît-il, des feux zombies, c'est-à-dire euh, on voit pas les flammes, mais au fond, la forêt se consume par le biais de la tourbe, par les sols.
3:22
Oui, effectivement, et ça monte à une température très pé-- très élevée.
3:26
On, en fait, il faut comprendre que cette tourbe, elle date de trente millions d'années.
3:29
À l'époque où cette forêt de Fontainebleau était euh, était sous l'eau, finalement.
3:34
Et donc vous avez une, un sol qui est très particulier, qui est chargé de carbone.
3:39
Et ce carbone, effectivement, lorsque le feu est là, elle-- le feu s'enfonce dans la terre, si on voulait une image, et reste là.
3:46
On sait que, par exemple, dans les Landes où il y a eu d'autres incendies les années précédentes, ça pouvait couver-- ça a pu couver pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, et rejaillir d'un coup à différents endroits.

19 MINS LATER

23:05
La connerie, allons-y.
3:01
Pourquoi est-ce si compliqué d'annuler un jugement ? Les magistrats, est-ce que les magistrats n'aiment pas que leur jugement soit remis en cause ?
3:07
Clairement, clairement, bien sûr que les magistrats n'aiment pas que...
3:11
Et heureusement, finalement.
3:12
Parce qu'un jugement, c'est aussi ne pas condamner quelqu'un ou c'est, en condamnant quelqu'un, permettre à une famille, peut-être, de faire son deuil.
3:23
Le jugement, c'est solennel, c'est quelque chose d'extrêmement important.
3:26
Donc, si euh, alors on a la possibilité de faire appel, on a la possibilité, on a des recours, on peut se pourvoir en cassation.
3:32
Donc c'est, il y a un long cheminement.
5:18
Pourquoi la France est-elle si frileuse ? On éccoutait tout à l'heure, c'est une question de...
13:38
Ça rajoute du mystère en tout cas.
13:39
C'est deux ans après, effectivement, la, Martine, donc l'épouse de Danny Leprince, reconnaît avoir, euh, avoir, être rentrée dans la maison avec tous les cadavres, avoir enjambé les cadavres, dit raconte-t-elle.
13:52
En tout cas, avoir récupéré cette petite fille, Solène, l'avoir mise au bain et l'avoir ramenée au milieu des cadavres parce que, dit-elle, elle avait peur de, ben du scandale et elle était ensuite rentrée chez elle.
14:03
Donc bon, ça, c'est-- Tout ça va être discuté au procès, on imagine bien, parce que ce n'est pas-- c'est plutôt un élément à charge aujourd'hui contre cette femme.
14:11
Mais c'est vrai que je me souviens très bien que, euh, on, on faisait la comparaison avec l'affaire Grégory.
14:18
C'est-à-dire que vous aviez cette même, je dirais, sociologie familiale, avec des gens extrêmement bien implantés, des familles qui se connaissent.
14:28
Euh, on parlait d'une-- à l'époque, d'une jalousie familiale.

27 MINS LATER

41:40
Oui, Audrey Goullard.
20:16
Avec cette idée sur l'école et sur les épreuves du bac hein, qui sont aussi décalées.
20:20
Justement, vous avez mille trois cent cinquante-huit établissements scolaires qui ont été fermés aujourd'hui, euh, plus de quatre mille établissements scolaires qui ont été aménagés.
20:26
Ça veut dire aménagés, ça veut dire, euh, on vous renvoie chez vous, euh, mais à mi-temps quoi.
20:30
Donc, vous imaginez pour les parents qui ont des petits appartements, euh, qui vont se retrouver...
20:35
C'est-à-dire que ces enfants, on les, on les sort de l'établissement scolaire qui ressemble à une fournaise pour les renvoyer chez eux en disant : C'est la responsabilité des parents, finalement, de, de, ben de laisser leurs enfants dans une fournaise à nouveau, puisque tout le monde n'a pas la chance.
20:49
Et c'est la, la grande injustice sociale face au dérèglement climatique.
20:51
Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un appartement climatisé.

8 MINS LATER

28:56
Quel levier, de quel levier dispose le gouvernement ?
Salia BracchiaHOST
1:47
Qui ressemblaient à ce qu'on a vécu là ?
1:49
Alors qui, non.
1:50
Parce que c'est vrai qu'il y a cette spécificité française, elle n'est pas dans l'émeute en général, elle n'est pas dans l'affrontement, elle n'est pas dans le Patrick Hooligan qui est l'Irlandais qui a donné son nom au phénomène.
2:01
Elle est dans cet affrontement avec les policiers.
Salia BracchiaHOST
3:40
Ne pourrait-on pas impliquer financièrement les clubs de foot qui brassent des millions dans la préparation, dans la réparation des dégradations ? Faire payer le PSG ?
3:49
Alors ça, ils ont déjà, ils se sont déjà très, très impliqués dans la lutte contre les hooligans, donc contre les ultras.
3:55
Ça, le PSG a fait le boulot pour chasser la politique de leur tribune.
16:52
Non ?
16:52
Très honnêtement, non.
16:53
Parce que là, il y avait le maximum de policiers.
16:56
En plus, avec des techniques et une technologie qui est de plus en plus fiable et, euh, et en principe, qui devrait être convaincante.
17:04
Mais vous avez affaire en fait à des bandes, parce que là, on est vraiment dans un phénomène de bandes qui se déplacent extrêmement vite, qui su- utilisent les réseaux sociaux, les boucles Telegram, etc.
17:15
Donc, elles ont-- ils ont les moyens, si vous voulez, de se parler, euh, de se donner rendez-vous, de se déplacer et les policiers courent derrière.
17:21
Finalement, la vérité, elle est là, hein.

13 MINS LATER

30:07
Ou autre marque.
21:22
Evelyne Ciarmara, vous parlez de Patrick Bruel.
21:23
La défense de Patrick Bruel, vous savez, c'est une défense extrêmement banale devant les juridictions.
21:29
Euh le problème, c'est que la plupart des personnes accusées de viol disent que il y a eu des relations sexuelles, mais qu'il n'y avait pas de problème de consentement.
21:41
C'est ça le la la plupart des affaires.
21:44
Et c'est pour ça que beaucoup d'avocats et certains magistrats sont tout à fait contre cette procédure qui va être créée des crimes reconnus.
21:52
Bon, on lui plaide des coupables criminels, notamment pour les, pour les viols.
21:55
Parce que devant les tribunaux, ce qu'on se pose quand on est magistrat hein euh, bon, comme président de cour d'assises par exemple, c'est que oui, il reconnaît, mais il reconnaît quoi ? Il reconnaît les relations sexuelles.

26 MINS LATER

47:43
Non, mais c'est un faisceau d'indices, c'est-à-dire qu'on ne dit pas que la personne est coupable parce qu'il y a beaucoup de victimes, mais ça compte énormément pour
0:13
Les vingt-deux cas contacts français ont-ils tous été mis en quarantaine dans un isolement total ?
0:17
Eh ben non.
0:18
Ben non.
0:19
Ils n'ont pas tous été tracés hein.
0:21
En fait, il y en a— c'est, c'est sur deux vols.
0:23
Il y en a eu huit sur un vol qui ont été identifiés et qui sont à l'isolement et il y en a quatorze sur un autre vol, le vol Johannesburg Amsterdam.
0:32
Et ceux-là, la ministre de la Santé, hier soir, leur demandait de se manifester.
0:37
Alors là aussi, ça crée un espèce de flou parce qu'on se dit pourquoi est-ce qu'on demande à ces gens-là de se manifester ? Pourquoi est-ce qu'on ne va pas les chercher ? Puisque a priori, lorsqu'on prend un billet d'avion, on laisse son nom.
33:05
Comme les anciens ministres.
33:06
Il y a plus d'un milliard aujourd'hui dans le stock de masques, donc ça, c'est pas mal, mais il y en a sept cent mille qui arrivent en bout de péremption, si vous voulez.
33:16
Bon après, c'est un peu comme les paquets de pâtes.
33:18
Même quand on a dépassé la date limite, on peut encore les utiliser.
33:21
Mais néanmoins, c'est effectivement un sujet, même s'il y en a actuellement à disposition.
33:27
Et puis, vous avez très bien parlé de l'évolution du discours public aujourd'hui.
33:33
Et on voit bien que les mesures qui sont prises sont des mesures entre guillemets coercitives, même si on masque un peu, on entoure, on enrobe un peu le discours, c'est quand même coercitif.

14 MINS LATER

47:19
C'est vrai que dans ce contexte-là, après ce qu'on a vécu, quand ça se passe aux États-Unis, c'est un brin inquiétant.
21:43
Trente-huit cas et onze décès.
21:45
Et ce qui est intéressant dans cette, dans ce, dans cette enquête, qui-- parce que, ah, c'est le, c'est, c'est le seul épisode d'infection qui a fait l'objet d'une, d'une énorme enquête, hein, comme vous le disiez très justement, madame.
21:56
Euh c'est-- et cette enquête qui a eu lieu en deux mille vingt, elle fait apparaître quand même un point que vous donniez, c'est-à-dire qu'un malade contaminait environ deux virgule douze personnes, deux personnes, disons.
22:05
Et moi, journalistiquement, ce que j'ai retenu, c'est que c'était un taux de reproduction supérieur à celui de la grippe.
22:12
Donc quand on dit ça, c'est vrai qu'on se dit, euh, l'incubation, elle est de jusqu'à huit semaines.
22:19
Le taux de, de contamination, il est supérieur à celui de la grippe.
22:23
J'ai bien compris qu'effectivement, si on isolait, si on prenait des, des mesures sérieuses, eh bien on évitait le drame.
24:46
Merci beaucoup d'avoir été, euh, en direct avec nous.

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