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Anthony Bellanger

Anthony Bellanger

Journalist

Sep 26, 2026

0:17
Clovis.
0:18
Non, non, ça s'est, ça s'est, ça s'est battu au cours de l'histoire, mais c'est finalement assez récent.
0:23
Euh, je peux vous dire pour que, que la France a, a, a bâti cette, cette, cette, comment dire, cette spécificité au cours de l'histoire et notamment à l'é-, à l'époque, euh, où, où, où il a fallu choisir entre être très chrétien ou très catholique.
0:37
Les, les, les rois espagnols sont devenus très catholiques et les rois français sont devenus très chrétiens.
0:41
Et à cette occasion, je pense que c'est préciser l'idée de la fille ainée de-
2:18
Ce qui est pas banal dans notre société de la performance.
2:21
La dernière fois, où l'Église catholique a été, a été populaire, c'est justement quand elle a reconnu ces apparitions mariales aussi bien à Fatima qu'à Lourdes ou qu'à Borise dans, en, en Croatie.
2:29
Et c'est un moment important pour l'Église.
5:40
Et vous, qu'est-ce qui vous a marqué ? Est-ce que la puissance de ce moment raconte aussi à quel point on va mal collectivement ?
5:46
Oui, alors ça, je suis absolument d'accord.
5:48
Je pense effectivement qu'une porte doit être ouverte ou fermée et que le pape ferme d'une certaine manière une époque absolument difficile entre 2019, le fait que la cathédrale Notre-Dame ait brûlé et 2026, le fait où, même si je pense que l'époque n'est pas totalement terminée et que ça reflète aussi le fait que les Français voient cette époque avec inquiétude et gravement et qu'effectivement, un peu d'espoir et un peu de spiritualité est nécessaire.
6:14
Mais moi, ce n'est pas ça que j'ai retenu.
6:16
Moi, j'ai retenu une visite qui m'a beaucoup ému, qui est une visite dans mon quartier, figurez-vous, dans le dix-huitième, à la place de la Chapelle, là où tant de migrants débarquent quand ils débarquent à Paris, là où un quartier entier essaye de faire ce qu'il peut pour aider, pour assister.
6:33
J'ai trouvé très émouvant qu'il aille donc voir la maison Bakhita, qui est une maison catholique.
6:37
Vous avez aussi des associations protestantes, vous avez des associations laïques, vous avez des dizaines d'associations tout autour de cette église Saint-Bernard où je prends mon café le matin, où gravitent mes amis, ceux que je vois et qui est un café qui s'est habitué à regarder les autres un peu différemment.

21 MINS LATER

28:08
Ils les imitaient comment ?
3:19
Comment est-ce qu'on pourrait basculer en logique de pénurie ?
3:21
C'est si vraiment vous avez, par exemple, des fermetures à certains endroits, c'est-à-dire le pétrole passe plus.
3:27
Il vous manque vingt pour cent du pétrole mondial.
3:29
Là, on serait dans une logique de pénurie.
3:31
Donc là, ce n'est pas le cas, ce qu'on disait tout à l'heure.
3:33
Le pétrole passe, mais il passe de plus en plus cher et il coûte de plus en plus cher.
3:37
Avec les questions de raffinerie diesel, on peut avoir une logique de pénurie là, pour le coup.
4:42
Et on voit bien où ça conduit l'industrie et l'économie allemande aujourd'hui.
12:23
Voilà, c'est ça.
12:23
Moi, je crois que ça, c'est vraiment capital.
12:25
Alors malheureusement, l'ONU, il faut le dire, parce que l'ONU, c'est un vraiment quelque chose de formidable, mais qui est complètement étranglé aujourd'hui par le fait que les Américains ne financent plus, il faut le dire.
12:32
Les Nations unies aujourd'hui sont en ruine.
12:35
Vous avez la réunion annuelle, mais la façon dont vivent les gens de l'ONU, dont aujourd'hui, vous avez des gens qui sont sur territoire qui en fait travaillent en distanciel, ce qui est insensé.
12:44
Je crois qu'il faut le rappeler, la politique américaine de ce point de vue est tragique.
12:48
Mais d'autre part, effectivement, ce que les Américains constatent, et sur le diesel, ils ne sont pas autosuffisants.

18 MINS LATER

31:10
Structure.
1:31
Si j'ai bien compris, Donald Trump aide Benyamin Netanyahou, mais pas Mohammed ben Salmane.
1:36
Alors, c'est compliqué parce qu'en fait, il rêverait de pouvoir aider Mohammed ben Salmane.
1:40
Il rêverait de devenir le meilleur allié de l'Arabie Saoudite.
1:43
Sauf que l'Arabie Saoudite le bat froid, bat froid Israël depuis quelque temps, notamment à cause de l'affaire de Gaza.
1:48
Donc euh, les Israéliens sont toujours absolument, seraient toujours absolument d'accord pour fournir l'aide qui serait par exemple fournie aux Émirats arabes unis.
1:57
Mais l'Arabie Saoudite, c'est une autre paire de manches.
4:59
Si Vladimir Poutine est sans limite, a-t-on une idée de son but ultime ?
5:03
Son but ultime, c'est de finir cette guerre en deux mille vingt-sept. Il pense qu'il y a une fenêtre d'opportunité absolument merveilleuse pour lui.
8:22
Juste, on peut revenir sur l'épisode parce que vu d'ici, ça paraît assez dingue, pardon de le dire comme ça, que des membres de l'État-Major, que des militaires soient passés au détecteur de mensonges pour savoir si c'est son— si les fuites viennent de chez eux.
8:37
Non, mais c'est du jamais vu depuis le maccarthysme, depuis les années cinquante, où on passait tout le monde au détecteur de mensonges pour savoir s'ils étaient ou non communistes ou s'ils mentaient ou non, ou s'ils avaient des accointances avec le Parti communiste.
8:47
Ça s'est d'ailleurs très très mal terminé pour le maccarthysme.
8:49
Ça s'est terminé avec les années Eisenhower, qui a évidemment, les avait évidemment enterrés.
8:53
On n'avait jamais vu ça.
8:54
C'était cin- c'est pas seulement cinquante militaires, c'est cinquante hauts gradés, y compris des généraux quatre étoiles qui se retrouvaient convoqués dans une petite boîte pour avec – oui, c'est ça, avec des capteurs aux doigts et sur la poitrine pour savoir si oui ou non, ils transpiraient au moment où ils répondaient aux questions qu'on leur posait quatre fois.
9:11
En fait, cette, cet épisode de l'administration Trump, obligé d'avouer que les articles avaient raison.

9 MINS LATER

18:34
S'entraîner dans une nouvelle galère ?
0:04
La Russie a-t-elle vraiment les moyens d'entrer en guerre contre l'Union européenne ?
0:08
L'histoire doit nous déjà apprendre comment agit Vladimir Poutine.
0:12
Donc il a déjà menacé, rappelez-vous, à l'Ukraine, et il est passé à l'acte.
0:16
Donc est-ce que cette fois-ci, est-ce qu'il faut avoir une situation quand l'Europe n'est pas prête à un tel scénario ? On dit pas que ça va se passer à cent pour cent, mais ce scénario, il est probable d'ores et déjà que Poutine est rentré dans cette logique de confrontation, de guerre et surtout, il veut sortir vainqueur à tout prix.
23:01
D'ailleurs, c'est pour ça que la Russie menace de déferler son arme nucléaire contre la Lituanie.
23:06
Ce qui est riche, parce que je rappelle qu'à la frontière de la Lituanie, vous avez la Kaliningrad et qu'à Kaliningrad, vous avez une bonne floppée de missiles nucléaires russes qui menent, qui pointaient sur l'Allemagne, sur la Pologne, sur la Lituanie voisine.
23:21
Et que donc, en fait, ce que demande la Lituanie, c'est être traitée à égal avec la Russie qui a à ses portes des missiles nucléaires de moyenne et courte portée qui peuvent la raser en quelques secondes.
23:31
Donc c'est une gesticulation.
23:34
Euh, je, j'essaie— ce que j'essaie de dire, c'est que grosso modo, plus on s'approche de la Russie, plus le problème ne se pose pas.
23:40
Plus la Pologne se réarme et constitue une armée de, une des armées terrestres les principales d'Europe, en ce moment, et particulièrement moderne.
23:48
Plus la Lituanie demande le soutien de l'Europe, plus la Grande-Bretagne, par exemple, envoie des hommes.
27:52
Euh, la victoire de l'AFD, si on ajoute cela, notre présidentielle à nous, qui sera évidemment importante pour lui, est-ce qu'il est au moment où peut-être tout va s'arranger pour lui ?
0:12
En bref, les émissaires américains sont-ils aussi les émissaires de Vladimir Poutine ?
0:16
En tout cas, ils n'ont pas le contrarié beaucoup.
0:18
C'est vrai quand on la photo, vous l'avez passée à plusieurs reprises, mais quand on voit Dimitriev, qui a une main dans le dos de chacun pour les conduire vers Poutine, il ne va rien en sortir qui amène la fin de la guerre, disons-le simplement.
1:38
Je vous vois carrément vous mettre les mains sur les yeux.
1:41
Je panique vraiment parce que l'œuvre de Dieu et si ça amène la fin des temps, c'est-à-dire si la planète saute, ça veut dire quoi ? Est-ce qu'il est réellement illuminé sur le plan religieux puisqu'il vient de sortir un livre pour dire qu'il avait trouvé la foi, la foi catholique et qu'il agissait pour Dieu ? Ou quelle est sa conception de la fin des temps puisqu'elle lui est catholique, mais chez les évangéliques, donc protestants les plus fervents, disons, la fin des temps viendra quand tous les Juifs seront rassemblés en terre d'Israël, etc.
2:17
Donc qu'est-ce qu'il appelle la fin des temps ?
9:34
Est-ce que ça nous montre qu'il est dépassé par la situation ?
9:36
Alors, dépassé, il l'est, clairement, à tout, de tous les points de vue.
9:40
Je pense qu'il il était sincère quand il avait dit aux Américains en février dernier que cette guerre allait durer trois à quatre semaines.
9:46
C'est ce que l'on lui avait prédit et c'est ce qu'il pensait grosso modo.
9:49
C'était plus en tout cas que ce que lui avait raconté Benyamin Netanyahou, mais en tout, mais moins que ce qu'on constate aujourd'hui où vous avez six mois de, vous avez six mois de guerre.
9:57
D'autant qu'en plus, la partie la plus réussie de la guerre en Iran, c'est pas lui qui l'a mis en place, c'est plutôt ce que c'est plutôt Monsieur, par excellence, monsieur Bessent, qui est le ministre de la Défense, c'est-à-dire c'est le blocus économique de l'Iran.
10:10
Ça, ça peut donner des résultats à long terme.

34 MINS LATER

44:06
Est-ce que c'est une menace sérieuse, Anthony Bellanger, ces cyberattaques que les Iraniens pourraient mener sur le sol américain alors que, je le rappelle, on est à deux mois des midterms ?
Salia BracchiaHOST
3:26
Y a-t-il eu des doutes sur les causes de la mort de Virginia Giuffre, victime de ce réseau et plaignante contre le prince Andrew ?
3:32
Non, là, pour le coup, absolument pas.
3:34
Aucun doute.
3:34
Elle s'est vraiment suicidée.
3:36
J'allais presque dire, c'est presque le parachèvement de son témoignage de victime.
3:42
Elle a même publié un livre, elle a fait...
3:45
The Body Girl.
3:46
Voilà.
20:19
Norvège.
20:20
Oui.
20:20
Alors, on va revenir sur la Norvège.
20:22
La partie britannique, où là, c'est carrément l'âme damnée de Tony Blair.
20:25
Peter Mandelson, qui a été, qu'on appelait le Dark Knight, c'est-à-dire le chevalier noir de la politique britannique qui se fait prendre ridiculement en slip et qui est livré en slip sur des photos livrées en pâture à la, à la, et qui, à mon avis, a fait quasiment tomber, même carrément tomber l'ancien premier ministre britannique qui a été remplacé il y a quelques quelques jours.
20:48
L'affaire norvégienne est beaucoup plus intéressante parce que l'affaire norvégienne, on peut parler d'instrumentalisation de l'affaire Epstein par la Maison-Blanche.
20:56
Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que donc la Maison-Blanche ne reçoit pas, ou plutôt Donald Trump ne reçoit pas le prix Nobel de la Norvège.

35 MINS LATER

56:20
plusMarc Luc a une question depuis le Baran, l'affaire Epstein pourrait-elle faire tomber Donald Trump et son administration ?
1:28
Donc, il y a un moment aussi, il faut regarder les chiffres tels qu'ils sont.
1:30
Et sur le plan militaire, il faut quand même voir que l'armée américaine est non seulement de très loin encore plus grosse que l'armée chinoise, mais surtout, l'armée américaine a été opérationnelle.
1:40
En fait, le sujet de l'armée chinoise, c'est que personne ne l'a jamais vue sur le terrain.
1:44
Je veux dire, on ne sait pas exactement ce qu'elle vaut.
Salia BracchiaHOST
4:32
Et la dernière question : Pékin veut s'emparer de la mer de Chine au détriment des pays riverains et le reste du monde regarde ailleurs.
4:38
Non, le reste du monde ne regarde pas ailleurs.
4:40
Les porte-avions américains, ils croisent régulièrement dans la zone, les porte-avions français aussi.
4:46
On ne regarde pas du tout ailleurs.
Salia BracchiaHOST
21:26
C'est dans le monde entier.
21:27
C'est dans le monde entier.
21:28
Il y a par exemple un pays dont on oublie toujours, mais qui en ce moment est justement dans cette distillation, commence à prendre une place très importante.
21:33
C'est tout simplement la, l'Inde, à cause de sa population énorme, neuf milliards et cinq cents millions d'habitants, du nombre de ses diplômés et de sa capacité, à peu de frais, à fournir justement ces, ces énormes masses de données.
21:44
C'est en Inde qu'on fab-, qu'on commence à entraîner avec des systèmes de, de, de, de, de, je veux dire, de caméras, les, les, les, les robots humanoïdes.
21:53
Les robots humanoïdes, c'est vraiment rien, parce que ça ne sert pas à grand-chose de faire danser des robots.
21:56
Ce qui est important, c'est ce qui vient après, c'est-à-dire la possibilité pour des robots, ensuite, de fabriquer des choses dans des usines et donc de gagner de la valeur, de la valeur ajoutée à partir de là.

22 MINS LATER

44:33
Oui, mais ça se renforce.
Salia BracchiaHOST
0:12
Question de Sylvie en Vendée : Pourquoi Giorgia Meloni était-elle absente ?
0:15
Mais d'abord parce qu'elle a envoyé mieux qu'elle.
0:17
Elle a envoyé monsieur Mattarella, son président de la République, quatre-vingt-quatre ans, et qui donc n'est pas un petit personnage, c'est un personnage consensuel.
0:23
Et ensuite parce que je pense que dans une posture trop anti-Trump, pas anti-Trump, et le fait qu'il n'était pas là, le fait que les États-Unis n'étaient pas représentés.
0:31
L'Italie fait partie des des euh, on pense toujours que c'est l'Europe de l'Est qui est la plus otanienne ou la plus atlantiste, mais l'Italie fait partie des des des des alliés les plus solides de l'OTAN et elle n'a pas envie, surtout après la polémique qu'elle a eue avec Donald Trump, de se montrer à Paris avec une euh, puis après, il y a peut-être d'autres problèmes d'agenda, mais enfin, je n'y crois pas trop.
Salia BracchiaHOST
3:33
Il pourrait y avoir un poste, pardon, il pourrait concrètement y avoir un poste à l'échelle européenne pour Emmanuel Macron et lequel ?
3:39
À l'échelle internationale.
3:40
Il y a quand même le, bon il va pas devenir le prochain secrétaire général de l'ONU parce qu'il a, c'est en train de se décider, mais il a, il il veut jouer.
35:36
Qu'en pensez-vous ? Euh qu'est-ce qu'il a obtenu à part à part cette belle image et ce soutien ?
35:43
Six milliards tout de suite, soixante-dix milliards plus tard, euh le soutien des Européens et surtout des des enfin voir, je sais que c'est ça paraît presque enfantin, mais voir des soldats de son pays défiler sur les défilés mise à l'honneur sur le les Champs-Élysées, ça doit être pour lui très émouvant.
35:57
Lui qui quand même, je le rappelle, est le chef et enfin et le leader d'un pays en guerre le plus le plus qui a qui a qui a dont la guerre est la plus longue depuis les guerres napoléoniennes.
36:08
Jamais un leader, j'ai regardé, jamais un leader européen n'a eu à affronter quatre ans et demi de guerre, la Première Guerre mondiale, c'est au-delà des chiffres de la Première Guerre mondiale, depuis les guerres napoléoniennes.
36:18
Ça fait de lui quand même une sorte de de de héros.
36:21
Et quand je, tout à l'heure, je disais effectivement que les les les Européens, vous disiez que les Européens euh rega- regardaient l'Ukraine et et pouvaient avoir des doutes sur la sur face à la Russie à à avoir une guerre de haute intensité, mais c'est justement en regardant l'Ukraine que d'une de sa manière aussi, on se rassure.
36:35
On se dit qu'un pays de trente-cinq millions d'habitants est capable de tenir tête à la Russie.

11 MINS LATER

47:45
Mais est-ce qu'il a raison ? Est-ce que c'est un péril pour les Européens, cette poussée des nationalismes ?
1:15
Euh, question de Jean-Luc, d'Ollain : les États-Unis et leurs alliés ont-ils encore la possibilité de renverser le régime iranien ?
1:21
Non, mais c'est pas d'actualité, euh.
1:23
Alors c'est vrai que c'était le projet déclaré de, d'Israël, le renversement du régime par— qui va au-delà du changement de régime qui est une mutation.
1:33
Euh, mais ce n'est pas du tout l'option qui a été validée par Donald Trump pour toutes sortes de raisons, euh, probablement justifiées pour éviter un éclatement avec des risques chaotiques au niveau régional.
1:45
En revanche, euh, la question, elle est posée de savoir qui gouverne de la prise de déci-- Ça, c'est une vraie question, notamment pour les négociations, parce qu'on n'est pas dans la situation anté où il y avait le guide qui décidait en dernier ressort.
1:58
Et donc, il y avait malgré tout, il y avait des négociateurs, mais qui en référaient au guide.
2:02
Là, c'est beaucoup plus compliqué.
4:38
En général, ce sont des textes qui sont lus.
38:27
Il estime qu'au fond, les alliés ne sont pas là quand on a besoin d'eux.
38:30
C'est parce qu'il a mal lu la charte.
38:31
En fait, l'Iran, l'Iran ne fait pas partie du domaine, du domaine.
38:35
On veut bien étendre comme ça le domaine de l'OTAN ad æternam, mais enfin c'est pas son domaine, c'est pas ça qu'il a. L'OTAN est une, est une, une alliance de défense qui doit défendre l'Europe et l'Europe et l'Atlantique nord contre des menaces extérieures.
38:50
Pas alors évidemment, elle a plusieurs fois dérogé, je rappelle les opérations au Kosovo, en Afghanistan ou ailleurs, mais les circonstances étaient différentes et je crois que tout le monde est revenu aux acquêts.
38:58
C'est-à-dire à, d'une part, décider que l'Europe devait, et ça sur la demande des États-Unis, mais pas seulement de Donald Trump, augmenter ses dépenses militaires conventionnelles pour pouvoir ne plus dépendre totalement conventionnellement des États-Unis et d'autre part, se reposer sur les États-Unis pour la, le parapluie nucléaire.
39:14
Et ce que nous fait payer Donald Trump, c'est le parapluie nucléaire.

8 MINS LATER

47:36
De quel droit Donald Trump critique-t-il de manière aussi virulente ses partenaires de l'OTAN ?
0:11
Question d'Arnaud dans le Rhône : Le Qatar regrette-t-il avoir offert cet avion après avoir été visé par des bombardements au début de la guerre contre l'Iran ? Anthony Veran.
0:19
Tous les pays du Moyen-Orient se retrouvent gros gens comme devant et à se faire insulter par Trump qui, il y a trois jours de ça, a mis la main sur Mohamed Ben Zayed, c'est-à-dire le président des Émirats arabes unis, en disant : Mais maintenant que vous êtes si riches, vous allez pouvoir dépenser.
0:34
C'est une insulte euh une insulte évidente à des gens qui ont dépensé des dizaines de milliards de dollars, voire des centaines de milliards de dollars tous ensemble pour s'acheter de l'armement américain et qui se retrouvent à se revoir des bombes et des... et puis quelques milliards de plus pour faire plaisir à Trump et qui se retrouvent avec des bombes, des missiles et des drones iraniens sur la tête.
1:38
Donc, il ne s'enrichit par tous les moyens qui sont disponibles, de la guitare à l'hôtel, en passant par la crypto.
1:44
Et par ailleurs, c'est un homme d'affaires assez avisé parce qu'effectivement, on a dit qu'il a gagné un milliard de cash avec ses cryptomonnaies.
1:51
La première chose qu'il a faite, c'est investir en bourse.
1:53
Il a acheté un milliard pour un milliard quatre cents millions d'actions.
1:55
Pas folle, la guêpe.
46:14
Et pas le patron de la Fed.
46:15
Mais pas le patron de la Fed.
46:16
Et puis, eux, ils se sont préservés eux-mêmes puisque eux sont nommés à vie hein.
46:19
[rires] Par exemple, ils ont expliqu-, ils ont décidé qu'il n'y avait plus de contraintes à avoir, quelles qu'elles soient.
46:24
Il en restait quelques-unes.
46:26
Depuis 2010, elles ont toutes été enlevées, mais celles-là, la décision a été prise hier et elle, elle enlève toutes les contraintes à la financiation des campagnes électorales.
46:34
Là, maintenant, ça va être la foire absolue.

11 MINS LATER

57:12
L'étranglement, il est terrible, mais est-ce que finalement, il ne produit pas plus d'effet que les décennies auparavant, Anthony Bellanger ? Parce que Cuba est en train d'ouvrir son économie.
1:55
Question de Karine dans l'Aisne : qu'est-ce qui pourrait être l'outrance de trop, celle qui pousserait l'opinion publique américaine à bout, y compris la base MAGA ? Parce que chaque fois, on le disait.
2:06
C'est vrai que vous disiez que tout passe.
2:07
C'est vrai que c'est difficile de se dire qu'est-ce qui pourrait être le coup de trop.
2:12
Je pense que le billet de deux cent cinquante dollars, c'est un coup de trop qui n'est pas du tout populaire, mais en même temps qui n'est pas non plus, qui ne va pas changer la phase du monde.
2:19
Euh c'est peut-être pas forcément justement un acte, mais vous voyez cette histoire de piscine dont on a parlé, de bassin de...
2:26
Et bien parfois, souvenez-vous, Imelda Marcos, elle est restée dans l'histoire uniquement pour sa collection de chaussures.
2:32
C'était la dictatrice des Philippines.
3:59
Il n'y a pas de photo.
5:45
Écoutez, d'abord, ce n'est pas la première fois qu'on nous fait le coup
5:48
coupParce que George Bush, George W. Bush, quand il est entré quelques semaines après être entré en Irak, était ensuite apparu devant les télévisions du monde entier sur un porte-avions américain avec écrit derrière Mission accomplished.
5:58
C'est-à-dire que c'était terminé.
5:59
Il fallait, il fallait maintenant que les boys rentrent à la maison.
6:01
Puis dix ans après, ils y étaient encore.
6:03
C'est Barack Obama, son successeur, qui a finalement euh, retiré non pas le dernier soldat américain, enfin le dernier soldat américain d'active de Irak.
6:11
C'est vous dire que le coup, on nous l'a déjà fait.

16 MINS LATER

22:02
Alors, il est peut-être, je ne dis pas qu'il est en train de paniquer, mais on sent que ça se tend dans les camps républicains aux États-Unis.
0:42
Il y a forcément en persan et en, et en-
0:44
Alors, ce qui est très intéressant, c'est comme, comme les Iraniens aiment, comment dire, soigner la forme.
0:49
Je vous rappelle que les Iraniens avaient fourni un texte en quatorze points il y a un mois et demi et que les Américains avaient répondu par un texte en dix points.
0:55
Si aujourd'hui le texte fait quatorze points, c'est bien pour marquer dans la forme ceux qui ont véritablement remporté la partie.
Salia BracchiaHOST
4:46
Vous dites qu'en gros, ça amoindrit la valeur de cet accord.
4:49
C'est-à-dire, c'est là où il faut être un tout petit peu prudent et qu'il faut retenir nos chevaux.
4:53
C'est-à-dire, nous avons tous envie et nous commentons tous le fait que Donald Trump ait globalement perdu la partie.
4:58
On le voit très très bien.
26:48
Comment Donald Trump va-t-il vendre sa prétendue victoire aux Américains quand même Fox News dénonce une défaite ? Anthony.
26:55
Alors, euh, tout-tout, les critiques viennent de partout, des démocrates, des durs, des néo-conservateurs, de ceux qui pensent qu'il ne fallait pas lâcher l'Iran, de, d'Israël et les durs en Israël, de partout.
27:06
C'est pour ça que moi, j'ai un regard un peu plus bienveillant sur cet accord, pour une raison très simple, c'est que avant l'accord, en fait, l'option militaire était encore sur la table.
27:15
Ce que j'essaie de dire par là, c'est que les Amé-, les présidents américains avaient tout essayé face à l'Iran, les négociations longues, les sanctions, ça depuis quarante ans, sauf le, de-de grosso modo de faire la guerre à l'Iran.
27:26
Ce que, d'une certaine façon, Donald Trump a montré par l'absurde, c'est qu'une guerre avec l'Iran était impossible.
27:31
Impossible dans les conditions actuelles, y compris quand on est l'hyperpuissance américaine.
27:35
Et qu'au fond, il a— parce que c'est ça un accord, c'est quand, c'est reconnaître la réalité des rapports de force.

17 MINS LATER

44:32
L'inquiétude que ce soit Benjamin Netanyahou qui décide de la suite des événements.
1:29
Chaotique, non, mais très troublée, oui, effectivement.
1:32
On a tendance à oublier quand même.
1:35
Je trouve qu'on a tendance à oublier combien, effectivement, le dernier mandat de Bill Clinton a été heurté de plein fouet par l'affaire Monica Lewinsky.
1:44
Je me souviens être arrivé aux États-Unis le jour même où il devait faire cette fameuse interview en 1998.
1:51
Ça ne nous rajeunit pas.
1:54
Et la mairie entière s'était arrêtée pour regarder cette interview incroyable.
1:59
Et c'était absolument épouvantable, l'ambiance qu'il y avait à l'époque.
3:34
Oui, ceux qui votent en plus.

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