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Alain Bauer

Alain Bauer

French criminologist

Sep 30, 2026

2:54
On est au début du scandale du périscolaire.
2:57
Oui.
2:58
D'abord, il n'est pas que parisien.
2:59
Il ne l'était déjà pas puisque dans le livre, j'explique toute une série d'affaires qui existaient en province.
3:04
Et il suffit de lire la presse quotidienne régionale.
3:06
Tous les samedis, je suis en déplacement, à signer des livres, à faire une conférence, à débattre avec des gens qui me racontent ce qui leur arrive et qui veulent comprendre ce qui arrive.
3:15
Et chacun d'entre eux raconte à ce moment précis un fait qui est soit relève de l'inceste, soit, euh, de l'agression par un proche ou un enseignant, ou quelqu'un de l'aide sociale à l'enfance ou ou ou.
6:31
De la justice ? De la police ?
24:50
Ça veut dire que quand le président de la République dit qu'il se bat pour une résolution de l'ONU sur le détroit d'Ormuz, par exemple, c'est ça qui peut, parce qu'on a expliqué sur ce plateau pendant des semaines que l'ONU ne servait plus à rien, c'est ça qui pourrait au fond résoudre cette équation qui semble impossible, à la fois sur Ormuz, sur Bab el-Mandeb, passer par l'ONU.
25:07
Toujours pareil, on doit bien comprendre, il faut rappeler les forces.
25:10
On a les États-Unis, Israël quand même, parce qu'on n'en parle jamais, mais Israël, évidemment, c'est pour ça qu'on est là contre l'Iran.
25:16
Et on a l'Arabie Saoudite, qui n'est pas complètement alliée d'Israël, qui est contre l'Iran, qui est quand même alliée avec les États-Unis et qui se trouve sur les deux rives, c'est-à-dire et sur la mer Rouge et sur, on va dire, le golfe Persique.
25:28
Donc là, effectivement, les Saoudiens ne sont pas bien placés.
25:31
Ce qui est clair, c'est que l'élément économique fondamental, c'est le détroit d'Ormuz.
25:34
Le détroit d'Ormuz, c'est le poumon pour l'Asie.

20 MINS LATER

46:03
Cavalerie pétrolière.
1:13
Exactement.
1:14
Qui aujourd'hui considère qu'elle est encerclée par les États-Unis, qui ont passé un accord militaire avec tous les non chinois du quartier et qui aujourd'hui montent en gamme sur le terrain naval et militaire pour dire : Nous ne nous laisserons pas enfermer.
1:27
Et c'est pour eux plus important que Taïwan.
2:05
Existe-t-il un mouvement similaire aux gilets jaunes aux États-Unis ?
2:09
Pas vraiment, pas structuré de cette manière-là, pas fédéralement.
2:12
Il y a des micros situations, euh, locales qui sont en général plutôt extrêmement extrémisées politiquement et beaucoup moins socialement.
2:22
Il n'y a pas de mouvement d'une telle ampleur ni d'une telle cohérence.
2:27
Il y a eu Black Lives Matter, mais ça n'avait absolument rien à voir.
16:42
Pourquoi l'Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis n'interviennent-ils pas militairement aujourd'hui au Yémen ?
16:49
Ils ont essayé et ça n'a pas...
16:51
Alors, le Qatar n'a pas d'armée, donc c'est facile.
16:54
C'est les Américains, l'armée du Qatar, et ce qu'il en reste, a évacué le Qatar pour éviter de prendre des missiles iraniens, de la même manière qu'on découvre de manière officielle.
17:03
Alors, on le savait et alors c'était démenti tous les matins par le secrétaire d'État à la guerre, monsieur Hexet, que les destructions iraniennes sur les équipements, les installations américaines, notamment à Bahreïn, ont été d'une ampleur invraisemblable.
17:19
Le nombre de morts est beaucoup plus élevé, le nombre de blessés est beaucoup plus élevé.
17:23
Les destructions d'équipements lourds et permanents, de radars, de bases militaires dépassent l'entendement.

11 MINS LATER

28:17
Est-ce que ce qui se passe à Bab el-Mandeb renforce la position de l'Iran vis-à-vis des États-Unis ?
0:11
La question de Jean-Philippe Danlevare : pourquoi s'étonner de la trahison de collaborateurs que Trump passe son temps à humilier et à faire sauter comme des fusibles ? Alain Bauer.
0:20
Alors, je pense pas qu'ils trahissent contra-contrairement à ce qu'on a essayé de faire passer cette idée, y a pas de, y a pas de taupe, c'est le sentiment du moment et on n'est pas encore dans la partie liquidation et, et règlement de comptes.
0:32
Ça va venir, mais plus tard.
2:22
Ça sera pas adopté.
2:22
Mais il est en train de faire quelque chose de différent.
2:24
Le Postmaster General vient de dire que pour les votes par correspondance qui comptent énormément aux États-Unis, il n'enverrait plus de correspondance à des gens qui ne seraient pas sur la liste électorale initiale avec garantie de leur identité.
2:36
Donc, il essaye de passer par la fenêtre ce qui n'arrive pas à passer par la porte.
21:40
Qu'est-ce que ça raconte du système Trump là, on a l'impression qu'il a de l'emprise sur elle.
21:44
Alors en fait Nathalie Harp, elle est là pour lui donner des bonnes nouvelles.
21:47
C'est la télé des bonnes nouvelles.
21:48
Vous savez, vous prenez, il y a une chaîne de télévision qui existe aux États-Unis, vous n'avez que des bonnes nouvelles.
21:53
Il y a une chaîne météo qui nous annonce que des bonnes nouvelles.
21:55
C'est une télé pour voilà.
21:56
Et Nathalie Harp, elle a ce rôle feel good.

27 MINS LATER

49:16
La réponse, c'est oui, c'est possible, mais ça nécessite un dispositif très sophistiqué.
Salia BracchiaHOST
1:43
Est-ce que ça peut à un moment provoquer la chute ?
1:45
Non, parce que ça n'arrivera pas d'ici la fin de son mandat.
1:48
Vous avez vu le temps qu'il a fallu pour mettre en avant-- et alors les démocrates ont une lourde responsabilité dans la procédure qu'ils ont prise pour mettre en avant la tentative de coup d'État, d'occupation du Capitole, l'incitation à l'émeute, l'insurrection.
2:00
Il y a tout ça dans le Code pénal américain.
2:02
Et ils y sont pas arrivés parce qu'ils ont mis un temps infini, euh, qu'ils se sont pris les pieds dans le tapis et que in fine, la Cour suprême a dit : Faut arrêter de rigoler.
2:11
Mais sur le fond, cette affaire est en train de faire le sparadrap des Dupont en version XXL, euh, d'une manière qui pose des problèmes à tout le monde.
2:19
Euh, quand euh, Melania Trump interrompt brutalement, arrive en plein milieu de la salle de presse de la Maison Blanche sans rien dire à personne, euh, convoque les journalistes pour les sortir de la salle de presse, pour aller dans le hall de la Maison Blanche, pour dire : Alors, j'ai des choses à dire.
Salia BracchiaHOST
3:07
Et c'était une amie de Melania Trump.
8:04
Vous pensez quoi de ces deux pistes, Vincent Jullien ?
8:07
Je suis par principe réfractaire à la théorie du complot.
8:11
Donc, euh, je m'en tiens à ce stade et sous bénéfice d'inventaire, à ce scénario, je dirais, de l'amateurisme top niveau, si vous me permettez ce pauvre mot d'esprit.
8:21
J'ai été frappé par une déclaration, d'ailleurs, qui figure dans les extraits qui ont déjà été diffusés par le New York Times du bouquin en question.
8:28
C'est le fameux Dan Bongino, ancien podcasteur qui a été propulsé à la surprise générale dans le fauteuil numéro deux du FBI, fauteuil qu'il n'occupe plus aujourd'hui, et qui dit : Cette affaire, c'est notre affaire Iran-Contra.
8:43
Je le cite parce que c'est un peu abscons pour les téléspectateurs français, mais c'est une affaire énorme et ça nous ramène à l'Iran.
8:48
C'est aussi pour ça, c'est une sorte de clin d'œil de l'histoire, puisqu'on est dans les années 80, deuxième mandat de Ronald Reagan, et vous avez un coup tordu magnifique qui est mené notamment par un colonel, Oliver North, qui consiste à livrer des armes à l'Iran, à l'Iran, hein, et, en contrepartie, à obtenir la libération de sept otages du Hezbollah et financer les Contras d'extrême droite nicaraguayens.

13 MINS LATER

21:46
La semaine où on se demande s'il n'est pas le grand perdant de l'accord avec l'Iran, on apprend donc grâce aux interviews menées par ces deux journalistes du New York Times qu'il se compare à Attila, Staline, Mao et Hitler pour dire qu'il est plus puissant qu'eux.
Salia BracchiaHOST
0:44
Pourquoi le criminologue que vous êtes a voulu s'emparer à nouveau de cette affaire tentaculaire ?
0:50
D'abord parce qu'on a très peu d'éléments de tout ce qui a été écrit avant janvier deux mille vingt-six.
0:55
Avant janvier deux mille vingt-six, il y a eu une enquête journalistique et une seule qui est allée de manière très approfondie sur les victimes initiales de l'affaire Epstein, Epstein, on le dira comme on veut.
1:05
Ensuite, on a eu une deuxième enquête après son suicide supposé, présumé, discuté ou disputé.
1:12
Et là, on a eu beaucoup d'enquêtes sur comment est-il mort.
1:16
Puis ensuite, on a eu les complotistes du monde entier qui ont réussi à en faire une gigantesque affaire reliant tous les complots précédents avec Epstein au milieu comme fédérateur de tous les complots du monde.
1:28
Mais en fait, tout ça sont des visions microscopiques.
Salia BracchiaHOST
2:07
La pyramide de Ponzi.
22:08
Militairement, il est dans une situation qui appelle un mouvement de sa part, une réaction de sa part ?
22:13
Non, mais son problème, c'est pas le terrain, c'est pas la guerre, c'est le terrain politique interne.
22:17
Sa fragilisation, elle est au Kremlin, dans l'entourage du Kremlin.
22:21
Et d'ailleurs une partie importante de l'entourage et des jusqu'au-poutistes sont les plus critiques de la conduite de la guerre et même de la personnalité de Vladimir Poutine.
22:32
Vous rajoutez à ça l'interdiction à l'accès à Internet et des difficultés absolument invraisemblables dans la vie quotidienne des Russes, l'effondrement réel cette fois-ci de l'économie et surtout des finances russes.
22:44
Parce que si madame Nabioulla, la présidente de la Banque centrale, mériterait sans doute le prix Nobel des finances pour avoir sauvé l'économie russe dans cette période de guerre, elle-même, le communiqué de la Banque centrale montre l'effondrement des réserves financières, des réserves pour le fonds de retraite, des réserves pour le fonds de santé.
23:01
Bref, quand le Premier ministre Mikostin explique qu'on ne peut même pas financer le budget de la guerre, le budget de la guerre, le budget de la guerre.

5 MINS LATER

28:09
Eux, ils veulent aller au bout parce qu'ils parient sur l'effondrement.
speaker_1HOST
0:12
Comment expliquer que l'assaillant ait pu franchir aussi facilement le dispositif de sécurité en courant ?
0:16
Parce qu'il y avait quatre gardes qui regardaient ailleurs, parce que la cérémonie avait commencé, parce que tout le monde était entré, parce qu'il pensait que c'était fini, ce qu'on appelle un relapse.
0:25
On cesse de regarder.
0:26
Le premier qui tourne le dos euh à la porte d'entrée et les trois autres qui papotent en se racontant des histoires, je suppose, d'anciens combattants.
0:34
Par contre, celui qui gardait la porte, lui, a parfaitement réagi.
0:37
Il a bloqué euh l'assaillant.
0:40
Euh et d'ailleurs, il est probable qu'il ait été blessé par les propres tirs euh de des agents qui ont réagi, ont tiré, ont raté l'assaillant, mais ont probablement percuté le l'agent qui lui-même a bloqué l'assaillant et a empêché-
speaker_1HOST
1:27
Que faut-il en penser ?
18:19
Pourquoi Donald Trump a-t-il qualifié son agresseur d'anti-chrétien aussi vite ?
18:22
Il a lu trop vite un papier du New York Post qui a cité des tout petits morceaux du manifeste qui venait d'être découvert et dans la chambre et chez le frère, par, euh, là, en Californie.
18:33
Et donc il a lu trop vite parce qu'il se pose des questions pendant toute une première partie du manifeste.
18:40
Je vais tuer, mais c'est contraire à mes valeurs.
18:42
Est-ce que j'ai le droit de tuer ? Est-ce qu'il faut que je tue ? Est-ce que j'ai des raisons de tuer ? Oui, mais moi, je n'ai pas été agressé, je n'ai pas été violé, je n'ai pas été enfermé par l'immigration, je n'ai pas subi, subi, subi.
18:52
Et donc, est-ce que je peux quand même, malgré tout cela, euh, décider de mettre fin à ce régime de terreur, etc.
18:58
Je précise que pas une fois, il ne cite Donald Trump dans le manifeste.Il cite l'administration Trump, il cite à peu près tous les dirigeants sauf Kash Patel, le patron du FBI.

7 MINS LATER

26:27
On rentre dans cet hôtel, on présente à peine sa pièce d'identité.
3:23
– Voilà,
3:23
mais pendant ce temps-là, il y a un autre Trump qui lui, pendant que vous regardez sa main gauche, la main droite vous pique votre portefeuille.
3:29
Et donc ce que je voulais expliquer pour connaître Donald Trump quand il était démocrate, promoteur immobilier, et à New York… – Vous l'avez rencontré ? – Oui, je l'ai rencontré.
3:37
– 2003, je crois.
3:38
– Il m'a offert des cravats, 2002-2003, oui.
3:42
puisque j'ai été appelé par la police de New York quand elle a voulu mettre en place son service antiterroriste après les attentats de 2001.
3:49
Et Donald Trump était très intéressé à ce sujet, donc j'ai eu droit à une visite de la Trump Tower, en tout cas des activités de Donald Trump, et c'était extrêmement intéressant.

42 MINS LATER

45:33
guerre,

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